‹ La Mission Champlain aux États-Unis et au Canada, avril-mai 1912Chapitre 17 sur 66 · HO MM A GE A L'INDUSTRIE AMÉRICAINE · texte numérisé non relu

HO MM A GE A L'INDUSTRIE AMÉRICAINE

PAR M. Louis Blériot

Je m'excuse de prendre la parole après les éminents orateurs que vous venez d'entendre.

Ils vous ont transporté sur les ailes de leur éloquence à des hauteurs où il est imprudent pour un aviateur de se risquer. Aussi vous dirai-jetrès simplement, mais avec une profonde sincérité, au nom de l'industrie française, toute Tadmiration que nous, industriels de la vieille Europe, ressentons pour vos magnifiques et audacieux efforts.

Sur cette terre où tant de grandes choses ont été accomplies, que d'enseignements nous pouvons recueillir!

Sous nos yeux c'est une grandiose leçon de progrès, d'activité, de volonté ! Et dans le passé, nous garderons le souvenir de vos glorieux précurseurs.

Si nous admirons Edison, nous n'oublions pas Fulton, comme nous nous souvenons de tous ceux qui ont contribué par leurs découvertes ou leur initiative à agrandir leur champ d'action de l'humanité.

Si leur œuvre rapproche les hommes, elle unit tout d'abord les citoyens de la grande Amérique et de la douce France, déjà frères par tant de liens anciens.

Grâce à la science et à l'industrie les distances diminuent; nous venons chaque jour plus vite les uns vers les autres.

Pourquoi ne pasespérer quel'aviationferalaroute moinslongue? Sur l'invisible chemin de l'Atlantique, ils voleront peut-être un jour

(i) Discours prononcé à la Chambre de commerce de New-York le 2 mai 1912.

lesoiseauxd'AmériqueetlesoiseauxdeFrance. Si voussaviez comme il est facile de survoler les mers!

Espérons et travaillons!

A vous et à nous de faire les plus nobles et les plus audacieux efforts pour l'humanité tout entière.

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