V. — La rivière des Prairies
« La rivière des Prairies fut ainsi appelée, pour ce qu'un certain (1) Œuvres de Champlain, p. 74.
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nommé des Prairies, conduisant une barque, et venant à cet àffoiir ou rencontre de ces trois fleuves, s'égara dans les iles qu'on y rencontre, tirant à cette rivière, qu'on nomma puis après de son nom, au lieu de monter dans le fleuve de Saint-Laurent où on l'attendait (1). »
« Ce lieu surpasse tous les autres en beauté : car les iles qui se rencontrent dans l'embouchure de ces deux fleuves sont autant de grandes et de belles prairies, les unes en long, les autres en rond, ou autant de jardins faits à plaisir, tant pour les fruits qui s'y rencontrent, que pour la forme et l'artilice dont la nature les a préparées, avec tous les agréments que les peintres peuvent représenter dans leur paysage. Les oiseaux et les bêtes sauvages y sont sans nombre, la pêche admirable. C'était un abord général de toutes les nations de ce pays, auparavant que les Iroquois eussent infesté toutes ces contrées, et par conséquent ce sera un jour un pays très propre pour être la situation d'une grande et grosse ville (2). »