‹ La mission du comte de Saint-VallierChapitre 106 sur 161 · CHAPITRE XIII · texte numérisé non relu

CHAPITRE XIII

A TRAVEP.S LA POLITIQUE BISMARCKIENKE

Au mois de mai 1881, Barthélémy Saiiit- Hilaire étant ministre des Affaires étrangères, la question tunisienne, qui d'ailleurs n'allait pas tarder à être définitivement réglée à l'avantage de la France grâce au traité imposé au bey de Tunis, menaçait de soulever encore quelques difficultés et de troubler la politique internationale du gouvernement français. Il importait à celui-ci de savoir quelle serait, le cas échéant, l'attitude du chancelier d'Allemagne et si nous le trouverions toujours, comme par le passé, disposé à nous aider

dans notre entreprise coloniale. Saint- Vallier fut donc invité à provoquer à cet égfard une explication et il entendit une fois de plus dans la bouche du chancelier les paroles significatives que depuis son arrivée à Berlin, il avait maintes fois entendues. Mais jamais elles n'avaient été aussi énergiques :

« Veuillez répéter à votre gouvernement, lui fut-il dit, que je demeure et demeurerai fidèle aux assurances qu'il y a trois ans, j'ai données à M. Waddington et à vous, et que, depuis lors, je vous ai renouvelées souvent au sujet de votre politique, de vos vues, de l'extension de votre influence et de votre action en Tunisie, au Maroc, dans le bassin africain de la Méditerranée. Loin d'y rien changer, je veux y insister aujourd'hui où votre entreprise commencée rend utiles et opportunes mes déclarations. Soyez certain que dans cette question nous garderons envers vous l'atti-

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