‹ La mission du comte de Saint-VallierChapitre 116 sur 161 · CHAPITRE XIV · texte numérisé non relu

CHAPITRE XIV

site grosse de menaces, voulue et provoquée par le chancelier.

« Elle ne peut surprendre, m écrivait-il confidentiellement, ceux qui ont comme moi une expérience de quelques années passées dans ce pays. Depuis trois ans, c'est la quatrième fois que je vois pareille campagne se produire et toujours dans les mêmes circonstances et en vue des mêmes intérêts, c'est-a-dire chaque fois que le Reichstag ou le Landtag vont se réunir et qu'on veut leur arracher des sacrifices qu'ils sont peu disposés à accorder. H y a deux ans, il s'agissait de la réforme économique, lan passé des augmentations d'effectifs et des lourdes charges qu'elles entraînaient. Il y eut alors une campagne plus vive encore, plus forte et surtout plus soutenue que celle de cette année. Vous devez vous souvenir de l'émotion qu'elle causa à Paris où l'on en rapprochait à la fois une récente démission et les racontars

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du Times sur le prochain départ du prince de Hobenlohe qu'on nous montrait à la veille de quitter son ambassade. On jouait alors du spectre de l'alliance russo-française et l'on avait imaginé toute une histoire de propositions apportées en France parles généraux russes venus pour assister aux grandes manœuvres. Le chancelier obtint au Reichstag les votes qu'il voulait et le lendemain il n'était plus question des projets belliqueux qu'on nous avait attribués ; les accusations étaient brusquement remplacées par les assurances les plus satisfaisantes. Il en sera de même cette année quand on aura obtenu le vote des impôts dont on a besoin et l'achat dans des conditions avantageuses de deux lignes de chemins de fer ayant une importance stratégique l'une sur la frontière russe, l'autre sur la frontière française.

« Du reste, cette année, la campagne delà Gazette de i Allemagne du XoidnA

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