‹ La mission du comte de Saint-VallierChapitre 14 sur 161 · CHAPITRE PREMIER · texte numérisé non relu

CHAPITRE PREMIER

deur de France. Mais les témoignages de sympathie et de regret dont celui-ci fut l'objet au moment de son départ infligent à ce langage un éclatant démenti. Gontaut était sacrifié à la haine de Bismarck.

Il a raconté que lorsqu'il alla prendre congé de l'empereur, celui-ci se lamenta de le voir partir et même versa des larmes. Il ne convient pas de douter de leur sincérité, mais il est permis de faire remarquer que lorsque quelques années plus tard.

Saint- Vallier qui avait succédé à Gontaut, donna sa démission pour des motifs tirés uniquement des changements survenus dans la politique intérieure de la France, la peine que son départ causait à l'empereur se traduisit par des propos analo gués à ceux qui, quatre ans avant, avaient été tenus au vicomte de Gontaut. Il y a souvent dans le langage des souverains, sans qu'on puisse toujours mettre en doute leur sincérité, une part de protocole et de

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convention qui prouve tout au moins que s'ils sont affligés de voir s'éloigner un ambassacleur anii:, ils se consoleront bientôt si le siiiccesseui? est a^sez habile pour gagner leur eoniîance.

Nous ignorons si Bismarck, en cette circonstance, eneounit les reproches de son souverain et si celui-ci se plaignit que le chancelier se fût attaché à éloigner de lui un homme qu'il affectionnait. On voudrait, comme preuve de la sincérité de Guillaume !"■, que cette scène ait eu lieu ; en ce cas,, il siérait logique de supposer que Bismarck put répondre qu'avec le comte de Saamt-Vallier, les relations entre la France et l'Allemagne seraient plus faciles qu'elles ne l'avaient été pendant Tambassade de son prédécesseur.

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