‹ La mission du comte de Saint-VallierChapitre 15 sur 161 · UN BE.T0UR VERS · texte numérisé non relu

UN BE.T0UR VERS

Le comte de Saint- Valider, qui venait d'être désignié par le gouvernement français pour remplacer Gontaut,. appaii'tenait depuis vingt-six ans à la carrière diplomatique. Né enil83â, il y était entré en' 1852. Attaché d'abord à la Légation de France àLiisbonnev il avait conquis tous ses grades dans divers poistes, soit à l'extérieur, soit à. Paris. On peut le suivre à Munich, à Vienne, à Constantinople, puiâ à Paris aui ministère d'État comme chef du cabinet de BoLiher, à l'administi'ation ceiiti'ale du ministère des Affaires étrangères et enfin

2V MISSION DU C^f- DE S A INT-V A LLIER

à Stuttgard où, en 18G8, il est envoyé comme ministre de France,

Durant les deux années de sa mission auprès du gouvernement wurtembergeois,il fut le confident des récriminations qu'arrachaient aux cabinets des Etats du sud de l'Allemagne les visées que trahissait l'attitude de la Prusse. Leurs inquiétudes dataient de la guerre de 186G et du traité de Prague. Ils redoutaient que la Prusse ne s'efforçât de les englober dans le groupe qui formait la confédération du Nord.

La diplomatie française accréditée dans ces royaumes tirait de l'attitude des gouvernants cette conclusion que si un conflit éclatait entre la France et la Prusse, ceux-ci n'y participeraient pas et observeraient une neutralité rigoureuse. Telle était en effet l'intention qu'ils exprimaient, mais Berlin répondait qu'en cette affaire, la décision appartenait à la Prusse et non aux

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