‹ La mission du comte de Saint-VallierChapitre 148 sur 161 · CHAPITRE XVIII · texte numérisé non relu

CHAPITRE XVIII

l'utilité d'un accord entre lui et moi. Quant à nos résolutions futures, je dois vous dire cependant qu'à moins d'un changement récent dans ses vues, il n'avait aucune pensée de retraite lors de ses dernières lettres assez récentes et qu'il me désapprouvait formellement d'en avoir ; mais cela a pu changer dans ces derniers jours. » De ce qui se passa entre les deux ambassadeurs lorsque le lendemain ils se rencontrèrent, nous ne savons rien si ce n'est qu'après avoir examiné en commun la situation qui leur était faite, ils furent d'avis que si Saint-VaUier se retirait, Ghanzy devait suivre son exemple. Nous ignorons les motifs qui modifièrent l'opinion antérieure de celui-ci. De même, nous ne saurions affirmer que la résolution des deux ambassadeurs eut ce jour-là un caractère définitif. Ce qui permet d'en douter, c'est que quelques jours plus tard, étant retourné à Paris, tandis que son collègue regagnait

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Saint-Pétersbourg, Saint- Vallier évita de répondre aux questions qui lui furent posées par les gens qu'il rencontrait ; il semble donc évident que ses intentions restaient subordonnées à l'entretien qu'il devait avoir avec Gambetta aussitôt que le ministère serait officiellement constitué.

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