‹ La mission du comte de Saint-VallierChapitre 155 sur 161 · CHAPITRE XIX · texte numérisé non relu

CHAPITRE XIX

l'Allemagne un caractère de durée et de stabilité et qu'en fait, il y avait réussi. Les dernières paroles furent pour affirmer à l'empereur que sa retraite n'était nullement motivée par la crainte d'un changement dans la politique extérieure du gouvernement français, qu'il était, au contraire, assuré des vues pacifiques de celuici et de sa volonté de maintenir de bons rapports avec l'empire. " Cette assurance, Sire, sera répétée par mon successeur à Votre Majesté ", dit-il en terminant. Quelques instants après, un messager de la cour lui apporta le grand cordon de l'xligle- Noir et le buste de l'empereur qui avait voulu le lui offrir comme un souvenii* de son séjour à Berlin. Enfin, le 27 décembre, il rentrait en France, en laissant, selon l'usage, à l'ambassade, un chargé d'affaires qui devait la gérer jusqu'à l'arrivée du nouvel ambassadeur.

Quinze jours plus tard, le général

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Chanzy, qui rentrait en France, traversa Berlin et dîna chez le prince de Bismarck. On parla du baron de Courcel, et le général ne manqua pas de faire son éloge : " Qu'il sache bien, répondit le chancelier, que j'ai le désir de nouer avec lui les mêmes excellents rapports que j'entretenais avec son prédécesseur. » Ce témoignage anticipé d'intentions bienveillantes se renouvela, le 13 février, lorsque le nouvel ambassadeur présenta à Guillaume I" ses lettres de créance :

" Veuillez croire, monsieur l'Ambassadeur, lui fut-il déclaré, que mon concours ne vous fera jamais défaut lorsqu'il s'agira de maintenir et de développer les relations de concorde et de bonne intelligence qui répondent aux besoins des deux peuples et à l'intérêt de la paix qui me tient à cœur. »

On mettait ainsi en confiance le baron de Courcel dès le début de sa mission, et il pouvait croire que 1 âge d'or, dont par-

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