CHAPITRE II
prassieniaes, nous n'avoms plus le mot à dire. On a maintenant une idée très nette <;hez les Allemands de ce qu'est une politique à la Bâsmai'ck. »
■Ge laBgag^e trahit la colère, mais aussi la résignation. Il est confirmé par celui du gouvernement hessois, qui gémit et redoute le moment où le grand-^duclié sera obligé de prendre part à une action de guem^e contre la France, car ses sympathies sont toujoTirs les mêmes ; il est sous le canon de Mayence, et, par la conveTition militaire, son armée est dans les mains des généraux du Nord. Le 17 juiltet, leixai'on deDalwig, ctef du gouveniement, dicte au comte d'Astorg, ministre de France, la note sui- T:ante qu'il le prie de transmettre au gouvemasement français r.
« Le gouvernement bessois regretterait pltus que personne le moment où le grandducbé serait obligé de prendre part à une action de guerre contre la France et nos
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sympathies sont toujours les mêmes. Mais notre position nous rend la neutralité non seulement plus difficile qu'aux autres Etats du Sud, mais à peu près impossible, vu que nous sommes sous le canon de Mayence et que, par la convention militaire, notre troupe est dans l'armée paissienne et même dans les mains de généraux et de colonels du Nord. Ainsi la Hesse espère que l'empereur ne jugera pas sa manière d'agir autrement que découlant de la nécessité, mais que Votre Excellence sait que le grand -duc se réserverait la liberté de ses résolutions du moment où les événements lui auraient rendu l'indépendance de ses actes. "
En Bavière et dans le Wurtemberg, on est d'abord plus résistant. Mais le 19 juillet, la Prusse exige l'exécution du casus fœderis, et on se décide à en admettre l'application aux circonstances actuelles. Comme il faut un prétexte, on le trouve dans la