‹ La mission du comte de Saint-VallierChapitre 19 sur 161 · CHAPITRE II · texte numérisé non relu

CHAPITRE II

prétention du gouvernement français d'obtenir du roi de Prusse qu'il garantisse pour l'avenir la renonciation du prince de HohenzoUern à la couronne d'Espagne .

On s'exprime à cet égard en des termes irrités, qu'on ne pouvait prévoir quelques jours plus tôt; le sort en est jeté, et tous les Etats allemands emboîteront le pas derrière la Prusse.

Ce fut pour le ministre de France une très cruelle déception et, comme ses collègues accrédités dans les capitales allemandes, il dut quitter son poste pour ne pas se trouver plus longtemps en pays ennemi. Du moins, il avait appris à connaître rx\llemagne et les Allemands,

Cette circonstance, en 1871, après la conclusion de la paix, le désigna au choix du gouvernement français lorsque celui-ci eut à se donner un représentant auprès du maréchal de Manteuffel, commandant du corps d'occupation, afin de résoudre d'ac-

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coi'd avec lui les difficultés qui éclataient à toute heure entre les troupes allemandes et les populations des pays qu'elles occupaient. Dans ces fonctions délicates, Saint- Vallier rendit de très importants services au cabinet de Versailles, dont il était le délégué, et sut gagner à ce point l'estime et la confiance des chefs allemands qu'à plusieurs reprises, le vieux maréchal chanta ses louanges à Berlin et prépara de cette manière la faveur dont le jeune diplomate, quand il fut désigné pour aller y représenter la France, fut l'objet dès son arrivée. Lorsqu'il prenait possession de son nouveau poste, la situation en Allemagne, comme d'ailleurs dans toute l'Europe, restait si troublée et si grosse de périls qu'il était difficile d'en prévoir l'issue. La guerre russo-turque venait de se terminer par les victoires de la Russie sur les Ottomans, le Congrès de Berlin, imposé au cabinet de Saint-Pétersbourg par l'Angle-

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