CHAPITRE III
tentifs aux symptômes qui nous annoncent cette tentative d'union entre le fils de Napoléon III et une famille régnante que des alliances antérieures rattachent étroitement aux plus grandes monarchies de l'Europe. Nous pouvons d'autant moins nous montrer indifférents que ce projet nous est représenté comme rencontrant de hautes approbations et même un appui à la cour d'Angleterre. « Après ce préambule, le ministre des Affaires étrangères racontait ce qui s'était passé à Berlin entre lui et lord Beaconsfield, et la promesse d'intervenir faite par ce dernier à qui le marquis d'Harcourt était prié de la rappeler. Waddington invitait en même temps son représentant à Copenhague à faire comprendre au gouvernement royal « qu'une telle union serait peu conforme au caractère amical des relations du Danemark avec la F'rance " .
♦< Mais il n'en a jamais été question, »
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répliquait le premier ministre danois, ien réponse à cette communication.
A Londres, lord Beaconsfield parlait dans le même sens et n'était pas moins affirmatil. Après information » auprès de la plus haute autorité du royaume ", il affirmait que « les bruits recueillis par le chargé d'affaires de France étaient sans fondement et qu'il était notamment inexact que le prince impérial dût venir à l'ile de Wight" . Il semble bien que c'était la vérité et que le diplomate français accrédité en Danemark s'était laissé tromper par les apparences. Cependant, on ne saurait l'affirmer, bien que, pour démontrer l'invraisemblance des rumeurs dont notre représentant s'était fait l'écho, ou puisse rappeler qu'à cette même époque, les familiers du prince impérial laissaient entendre que, s'il avait été libre d'obéir à ses sympathies et aux impulsions de son cœur, c'estsurune princesse d'Angleterre,