CHAPITRE VII
sible et qui témoignait de dispositions bienveillantes à l'égard du nouveau Président de la République. L'élection de Versailles avait rassuré Guillaume et sa tranquillité, troublée un moment lorsqu'il avait appris la démission du maréchal, lui avait été rendue grâce au retour de Saint-Vallier.
Il ne le lui cacha pas :
« Vous voilà donc enfin de retour parmi nous, monsieur l'ambassadeur, lui dit-il; nous avions regretté votre absence tout en la comprenant. Soyez doublement le bienvenu et pour le plaisir que j'ai à vous revoir et parce que votre présence me donne un gage de confiance et de sécurité. »
Il s'engagea ensuite dans une dissertation technique de laquelle il résultait que selon lui le maréchal était dans son droit en se refusant à laisser les partis lui imposer leur volonté en ce qui touchait les
questions militaires. Il parlait avec autant de vivacité que de conviction, tandis que l'ambassadeur écoutait sans répondre.
Revenant ensuite à ce qui touchait celui-ci il continua :
— Je sais par les rapports du prince de Hohenlohe, mon ambassadeur à Paris, que vous avez lié votre sort politique à celui de M. Waddington et que vous êtes décidés l'un et l'autre à quitter immédiatement les affaires si elles prenaient une couleur dont nous pourrions avoir à nous inquiéter. Je ne puis que vous approuver. Mais dites-moi si Hohenlohe nous a exactement renseignés.
— Oui, sire, telle est bien notre intention.
— Je vous en félicite; M. Waddington nous inspire une grande confiance; c'est même un regret pour moi de n'avoir pas été en état de le recevoir quand il est venu ici ; nous avons apprécié la droiture et la