CHAPITRE VII
ner cette assurance à son interlocuteur. Les instructions qu'il avait reçues en quittant Paris étaient de nature à le rendre, sur ce terrain, éloquent et persuasif. Cette soirée mémorable eut encore un autre résultat : les journaux de Berlin, ayant laissé entendre que le gouvernement impérial se montrait défavorable aux changements survenus à Paris, reçurent et durent publier un démenti formel. Dans la note qu'ils insérèrent, on constatait que des assurances amicales avaient été échangées entre les deux gouvernements et que le prince de Hohenlohe avait offert une soirée au nouveau Président de la Répubhque française.
La confiance paraissait donc complètement rétablie ; elle s'accentua lorsque l'on connut à Berlin les choix qu'avait faits le gouvernement français pour remplacer à l'étranger les ambassadeurs démissionnaires; on se montra particulièrement ras-
sure en apprenant que le général Chanzy était nommé à Saint-Pétersbourg en remplacement du général Le Flô. Celui-ci à peine averti répondait que non seulement il approuvait ce choix, mais qu'il s'en réjouissait : « Chanzy peut compter sur mes bons offices pour faciliter sa réception et son établissement à Saint-Pétersbourg ; je me suis empressé d'aller dire à l'empereur tout ce que j'en pense. »