‹ La mission du comte de Saint-VallierChapitre 63 sur 161 · CHAPITRE IX · texte numérisé non relu

CHAPITRE IX

thies pour faire accepter le projet auquel ils s'étaient ralliés. Cherchant à détacher les annexés de leur ancienne patrie, ils espéraient en trouver le moyen en leurrant les populations d'un masque trompeur d'autonomie par la constitution de l' Alsace-Lorraine en apanage pour le prince impérial, qui résiderait fréquemment à Strasbourg et y tiendrait une cour. Ce projet ayant été soumis au kronprinz et à sa femme, ils y avaient donné leur consentement. L'empereur, l'impératrice et Bismarck s'y montraient hostiles, mais rien ne faisait encore prévoir ce que serait la décision du souverain.

L'attentat dont il fut victime au mois de février, la nécessité en laquelle il se trouva de désigner son fils comme régent de l'empire, et enfin les préparatifs du Congrès de Berlin obligèrent les autonomistes à renoncer provisoirement à leurs tentatives ; mais au début de l'année 1879, ils

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les recommençaient et cette fois, ils trouvalent dans les réfjions gouvernementales un accueil plus favorable; loin de les décourager, on les écoutait avec complaisance. A cette époque, le prince de Bismarck cherchait à éloigner de la cour le kronprinz Frédéric, dont Thostilité contre lui s'accusait chaque jour davantage; si le projet des autonomistes était adopté et le prince héritier nommé lieutenant de l'empereur à Strasbourg, le désir du chancelier se réaliserait.

Au mois de mars, la proposition qui devait être présentée au Reichstag était rédigée et l'assemblée priée « d'inviter la chancellerie de l'empire à faire en sorte que l'Alsace-Lorraine fût pourvue d'un gouvernement autonome résidant dans le pays " . Le terrain était ainsi préparé pour la discussion du projet constitutif de l'autonomie formulé en quatre propositions.

Elles avaient pour but, la première, d'of-

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