CHAPITRE PREMIER
Toreille du représentant de la France, mais ses veux ne sont pas plus épargnés. Le retour de la garde impériale à Berlin donne lieu à des manifestations qui retentissent cruellement dans son cœur de patriote. A Cologne, àCassel, à Francfort, à Hanovre, à Dresde, se déroule le même spectacle. Le kronprinz Frédéric revient exprès d'Angleterre pour célébrer à Munich le triomphe des armées allemandes. A la tête des officiers bavarois qui ont été ses auxiliaires pendant la campagne, il défile devant le roi Louis IL
D'autre part, un rapprochement s'opère entre l'Autriche et l'Allemagne. Guillaume I" et François-Joseph, après une rencontre à Ischl, se retrouvent à Gas'tein et le comte de Beust, chancelier austrohongrois, assiste avec le prince de Bismarck aux divers entretiens qu'ont entre eux les deux empereurs. Il s'agit pour le vieux Guillaume de ramener entre son
neveu Alexandre II et le souverain d'Autriche une confiance détruite par leurs rivalités en Turquie. François-Joseph, par son attitude, seconde cette tentative pour plaire à l'Allemagne. Il donnera ainsi satisfaction aux quelques millions d'Allemands qu'il compte parmi ses sujets et s'assurera une base protectrice contre la dissolution des nationalités qui menace son empire depuis ses déboires en Italie. Redoutant un rapprochement entre la Russie et la Turquie qui affaiblirait sa situation en Orient, il cherche à le conjurer pour contenter à la fois ses sujets slaves et ses sujets allemands sans altérer ses rapports avec ses sujets hongrois. Il veut enfin se faire pardonner ses svmpathies françaises d'avant la guerre. Tel sera pour l'Autriche le résultat de l'entrevue de Oastein .
Ce résultat n'est pas moins avantageux pour l'Allemagne, puisque l'entrevue des