CHAPITRE XI
document et de l'analyser, parce qu'en fait, il énumèrç les difficultés que le Congrès de Berlin, qui se flattait de les avoir résolues, léguait à la diplomatie de tous les pays.
Aupremierrang, se plaçaient les affaires roumaines. Aux termes des décisions du Congrès, le cabinet de Bucarest était tenu d'établir l'égalité civile et politique entre tous les sujets de la principauté sans distinction de confession religieuse. Israélites et musulmans devaient être traités comme les chrétiens. Mais en Roumanie, cette décision avait rencontré la plus vive résistance, le gouvernement alléguant qu'il ne pouvait comprendre dans cette mesure les Israélites émigrés des pays voisins, qui, d'ailleurs, étaient en petit nombre. Il avait à la vérité abrogé l'article de la Constitution qui excluait de l'égalité des droits en matière politique les adhérents d'un culte non chrétien. Mais le principe admis, la
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nouvelle loi imposait aux israélites roumains la nécessité de naturalisations individuelles, subordonnées pour chaque cas particulier à un vote des pouvoirs législatifs. Ce système, susceptible de conduire dans l'avenir au résultat souhaité par l'Europe, ne pouvait être accepté comme lui donnant dès maintenant satisfaction complète.
Néanmoins le gouvernement roumain ayant affirmé la volonté de se conformer le plus tôt qu'il pourrait au vœu des puissances et ayant admis au bénéfice intégral des droits de citoyen plusieurs groupements d'israélites, la question s'était posée pour elles de savoir si, quant à présent, il n'y avait pas lieu de se contenter de ce qu'il avait fait. La Russie, l'Autriche et l'Itahe l'ayant résolue afiirmativement, l'Angleterre et l'Allemagne, et la France avec elles, avaient suivi cet exemple : ' En prolongeant sans profit nos instances, écrivait