‹ La mission du comte de Saint-VallierChapitre 99 sur 161 · CHAPITRE XI · texte numérisé non relu

CHAPITRE XI

« Assurément, un complot pour détruire un gouvernement, pour détrôner un monarque, pour renverser un président de République, est un crime politique. Mais il n'est pas admissible qu'un assassin puisse frapper impunément un empereur Guillaume ou un président Lincoln. »

En proclamant ces principes conformes à ceux de son maître et de tous les bommes du gouvernement, le cbancelier demeurait fidèle à lui-même. Il n'en reste pas moins qu'il avait apporté à la France, dans une circonstance critique, un secours efficace. Il le lui continua jusqu'à la fin de l'incident Hartmann et notamment par le langage qu'il tint au prince Orlof, ambassadeur de Russie à Paris, lorsque ce diplomate, mandé par son gouvernement, traversa Berlin en rentrant à Saint-Pétersbourg. Rappelons en passant qu'au mois de mai suivant, Orlof reprit possession de son poste et que s'étant arrêté de nouveau

dans la capitale allemande, il alla déclarer à Saint- V allier « que la mauvaise impression causée d'abord par cette affaire était maintenant effacée. » Bismarck se flattait alors de n'avoir pas été étranger à ce dénouement.

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