‹ La mission française du sud de l'AfriqueChapitre 11 sur 33 · CHAPITRE V · texte numérisé non relu

CHAPITRE V

UNE ANNEXE. — SILOÉ. — THABAN A-MORÈNA.

Je passe un col et j’arrive de l’autre côté de la montagne, à l’habitation d’un magistrat du district, M. Austen, qui a eu la bonté de m’inviter à venir chez lui. Promenade ravissante, air délicieux. Le repos qu’il m’est permis de prendre dans la maison de M. et Mme Austen est une vraie jouissance.

Comme je me suis engagé à prêcher dans une annexe sur la route de Siloé, force m’est de continuer mon voyage, malgré la pluie qui a fait déborder la rivière (Cornet Spruit).

Un bateau se trouve là, fort heureusement, pour transporter les gens de l’autre côté ; les bêtes passent à la nage. J’annonce l’Évangile à nos bateliers hottentots en leur disant : « Mes amis, je donne volontiers six pence à chacun de vous pour nous avoir amenés de ce côté de la rivière ; mais souvenez-vous que lorsque l’homme atteint le fleuve de la mort, notre Seigneur Jésus est le seul batelier capable de le débarquer en sûreté sur la rive céleste, et que le passage est gratuit. »

Au bout de trois heures de cheval, nous atteignons l’annexe. J’y trouve M. Maeder, l’un des missionnaires français, et sa femme, qui sont venus à ma rencontre, à cheval, de Siloé. En approchant de l’endroit, des chants se font entendre ; ce sont ceux des enfants des écoles qui s’en vont en bandes, escortés d’hommes et de femmes, jusqu’à la maison du chef. Bientôt nous y sommes nous-mêmes accueillis avec empressement par le chef et par les indigènes.

Un grand nombre de personnes sont déjà assemblées, et c’est là que je prêche sur le don que le Seigneur Jésus nous a fait de la vie éternelle. M. Maeder, qui est le doyen des missionnaires en activité, traduit mes paroles. Je choisis pour texte le Don de la Vie Éternelle, et je parle de Celui qui s’est révélé à moi comme la vérité et la vie.

Après la réunion, nous allons à un magasin qui appartient à un officier en retraite. Il y a là un vieux soldat et je demande la permission de lui parler, car j’ai à cœur de le faire. J’insiste sur l’exhortation qui nous est faite, de combattre le bon combat de la foi, et je lui fais remarquer que la foi repose sur la parole de Dieu. « Dieu n'a pas deux manières de faire,

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