TÉMOIGNAGE DUN ENFANT
« Pour moi, écrit le père, cette mort triomphante de notre bien-aimée Marie est comme une magnifique illustration de la gratuité du salut. Qu’avait-elle fait, cette chère petite, pour quitter la terre avec tant de joie ? Rien. Elle s’était tout simplement jetée dans les bras de Jésus et avait accepté son pardon, son amour, toutes ses grâces, avec une foi enfantine, sans se demander si elle en était digne ; et, à l’heure de l’angoisse, le Seigneur ne lui a pas fait défaut. C’est de la bouche des petits enfants que l’Éternel tire sa louange, et c’est à eux qu’il révèle ce qu’il cache aux sages et aux intelligents. »
21 Décembre. — Je fais monter Mlle Keck sur un très-bon poney, à moi, et nous nous mettons en route pour son home de Mabouléla. Nous avions à passer le Calédon ; les chevaux le traversent à la nage, Mlle Keck et moi nous trouvons un bateau. Tandis que nos montures se reposent, nous appelons le batelier et sa femme et leur lisons la parole de Dieu, puis nous continuons notre route. Une voiture nous atteint au moment où ma compagne de voyage commence à se plaindre de la fatigue. Je l’arrête au passage et demande au monsieur qui la
conduit s’il va dans la direction de la maison de M. Keck. Il me répond affirmativement, et j’ai le plaisir de voir Mlle Keck confortablement installée dans une bonne voiture à deux chevaux, pour tout le reste de la route.
Je fus doublement bien reçu par M. et Mme Keck, puisque je leur ramenais leur fille. Les enfants de l’école vinrent me souhaiter la bienvenue et me chanter des cantiques, et, le soir, je me joignis à la réunion de prières. Après le souper, M. et Mme Keck me donnèrent d’intéressants détails sur la partie du Lessouto qu'ils habitent.