‹ La Moabite: drameChapitre 13 sur 97 · ACTE PREMIER · texte numérisé non relu

ACTE PREMIER

JOËL

C'est bien près de Sichem.

PHAREG.

Moins près que ta le crois.

Il n*est plus un Hébreu qui passe par ces bois. Ces chemins mal frayés en sont le témoignage. C'était jadis un lieu de saint pèlerinage, Mais depuis qu'Israël a perdu sa ferveur, Ce n'est plus qu'un endroit suspect dont on a peur.

ENOCH

Ah I Joël l'incertain, il faut toujours qu'il doute !

JOËL

Que je m'éclaire, au moins. Où conduit cette route?

PHAREG.

Du côté de Sidon.

JOËL

Et la rivière, là ?

PHAREG.

Au pays de Moab, en passant par Ercla.

JOËL

l^ais, dis>moi, j'aperçois là-bas une chaumièrOr

PHAREG.

Je sais à quel renard elle sert de tanière.

Son hôte n'est rien moins qu'un défenseur des lois : C'est un joyeux pêeheur, bon à tous les emplois, Prêt à servir quiconque a besoin qu'on le serve, Vénal avec excès, mais discret sans réserve ;

11 vit là, seul, fuyant les regards curieux, Et son appui pourra nous être précieux.

(Il se dirige vers la porte de la cabane où il frappe.)

Hé I Zabulon ?

(Après un silence.)

Le vieux coquin dort d'un bon somme.

(Il heurte de nouveau â la porte.

Hé 1 Zabulon ?

ZABULON, de rintërieur de la cabane.

Qui frappe?

PHAREG.

Un ami.

Qui se nomme ?

PHAREG.

Phareg, fils de Jaïr, de la tribu d^Azer.

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