PRÉFACE. III
M. le Ministre des Beaux-Arts et où il aurait été question de la Moahite, Mais comment croire que le libéral M. Ferry interdirait ma pièce ?
Aussi bien Ta-t-il autorisée. Mais, par une vertu étonnante de ce sauf-conduit , c'est précisément aussitôt après l'avoir obtenu que M. Perrin ne laissait plus passer ma pièce. La difficulté sera grande d'expliquer jamais, sans une double intervention de M. le ministre, cette complète contradiction de M. l'administrateur. Pour moi je ne vois là qu'une première application de cet admirable procédé dont j'ai dit que M. Ferry était l'inventeur : oui tout haut ; non tout bas. Quoi qu'il en soit, je me refusai à suivre M. Perrin dans cette promenade à travers les âges; je le sommai d'avoir à tenir les engagements pris; il déclara qu'il n'en pouvait rien faire ; je déclarai moi que je retirais ma pièce du Théâtre-Français. Le tour était joué.
Seulement ma brusquerie a quelque peu brouillé les cartes. La réussite de M. le Ministre n'eût été vraiment complète que si je m'étais résigné, — comme il devait le croire, — à cette attente illimitée, ou que si encore j'avais intenté, — comme c*était mon droit,— un procès purement