VIII PRÉFACE
jamais... jamais. N'est-ce pas, monsieur le Ministre?
Maintenant, que dit M. Perrin dans cette seconde lettre si naïvement obtenue ? Y assume-t-il toutes les responsabilités, conmae me l'annonçait M . Turquet ? Je le crois sans peine. Autrement, M. l'administrateur ne continuerait pas à, plaire à Son Excellence, et il a si bien commencé 1
Je suis même sûr que son dévouement s'ingéniera et qu'il finira par trouver quelqu'une de ces bonnes réponses bien nettes dont il a le secret à ces deux questions qui sont les seules que je pose :
Pourquoi M. Perrin a-t-il ajourné tout à coup la Moabite alors qu'il s'était formellement engagé à la jouer à une date fixe? Pourquoi M. le Blinistre n'a-t-il pas interdit ma pièce, alors que M. Perrin la lui dénonçait comme dangereuse ?
Ma réponse à moi, la voici :
M. Perrin a ajourné la Moabite pour obéir à M. le Ministre ; M. le Ministre n'a pas eu à interdire la Moabite parce qu'il se savait obéi par M. Perrin.
Cette démonstration me paraît si convaincante