‹ La Moabite: drameChapitre 65 sur 97 · ACTE TROISIÈME · texte numérisé non relu

ACTE TROISIÈME

ENOCH

Ton refus de marcher est une trahison.

Ils ont tort et pourtant ils ont un peu raison : Jamais plus sûr moyen ne s'est offert encore Pour r^ormer par toi cette loi qu'on abhorre ; Prends tel quel l'instrument pour rompre un dernier nœud , Laisse là ce qu'il vaut et pense à ce qu'il peut.

HÉLIAS.

Tu subis aussi, toi, cette ivresse mortelle ?

PHAREG.

La liberté me tente I

HÉLIAS.

Hélas, si c'était elle 1

PHAREG,

Nous la dégagerons des mains des scélérats, C'est, même en les servant, nous que tu serviras.

HéLIAS.

Tu veux me voir signer une telle alliance ?

PHAREG.

Je veux ne pas te voir perdre ton influences Crois-tu les arrêter en ne les suivant pas ?

HISAEL.

C'est assez discuter et consulter tout bas.

98 tA MOABITE.

Écoute ! Nos amis, tu n'as plus à l'apprendre, Sont réunis au bois où nous allons nous rendre; La plupart, j'en suis sûr, me suivront.

Dis donc tous.

MISAEL.

Mais j'y consens encor, viens et sois avec nous.

PHAREG.

Toi l'âme du complot, sois l'âme de la lutte.

MISAEL.

Mais une fois là-bas ni conflit, ni dispute ; Un seul mot contre nous, je dis que tu trahis.

ENOCH

Et si tu veux rester notre chef, obéis !

HÉLIAS.

honte 1 en être là qu'il faudra que je cède!

Que, pour que le fléau ne soit pas sans remède, Je dois le déchaîner de ces mains que voilà ! . . .

MISAEL.

Eh bien?

HÉLIAS.

Va ! je te suis. honte I en être là !

PHAREG.

Allons, libérateur, ton œuvre est attendue 1

HÉLIAS.

liberté, iais*moi mourir, si je te tue I

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