‹ La Moabite: drameChapitre 94 sur 97 · UN HOHHB DU PEUPLE · texte numérisé non relu

UN HOHHB DU PEUPLE

Misérable 1 oses-tu te défendre I

Oses-tu démentir tout ce qu*on rient d'entendre?

MISAEL.

Oui peuple, oui je suis, on ne t'a pas menti, ^

Le meurtrier d'Hélias et l'amant de Kozby.

Mais que regardez-vous, la route ou l'arrivée? Le triomphe est-il sûr, la chance bien prouvée?

Commencez donc par voir où mènent mes chemins, Et vous verrez après si j'ai du sang aux mains. D'ailleurs il s'agit bien de crime ou d'innocence ! Moi châtié, c'est Dieu qui reprend sa puissance, Et c'est Dieu sans pouvoir si c'est moi triomphant.

ENOCH

Misaël a raison, pas de craintes d'enfant!

Tant mieux qu'il ait connu des passions humaines,

Assouvi des désirs et satisfait des haines.

Un chef coupable est bien le vrai chef souhaité :

Car moins il peut punir, plus c^est la liberté!

UNE VOIX, dans la foule.

Sauve Israël, Sammgar!

HISAEL.

Quel est ce cri de traître ?

Quel est cet homme-là qui redemande un prêtre ?

PHAREG.

Cet homme-là , c'est, nous, c'est tout le peuple Hébreu. Sauve Israël, Sammgar ! Un Dieu, rends-nous un Dieu !

(Le peuple se tourne vers Sammgar d'un geste suppliant.)

SAMMGAR.

Est-ce vraiment le jour? et vraiment la lumière?

HISAEL, qui n'a plus autour de lui qn*un petit groupe de partisans.

foule absurde! foule ignorante et grossière.

Page 1