‹ La modalité du jugementChapitre 41 sur 92 · I. — Le jugement de pure extériorité · texte numérisé non relu

I. — Le jugement de pure extériorité

Si ce que nous avons appelé forme d'extériorité est une raison simple et immédiate d'affirmer l'être dans le jugement, il est à présumer que cette forme d'extériorité constitue, à elle seule, un jugement qui serait lui-même simple et immédiat; ce jugement serait une affirmation primitive de l'être qui, ne donnant aucune prise à l'analyse, n'en fournirait aucune non plus à la critique; incontestablement, et par soi-même, elle s'attribuerait une valeur absolue de réalité. Existe-t-il de tels jugements? A vrai dire, aucune expérience ne nous permet de constater directement leur existence. Mais peut-être le raisonnement l'établira-t-il indirectement. Supposons, en effet, qu'il n'en existe pas, alors la forme de l'extériorité ne serait pas liée immédiatement à l'affirmation de l'être, il y aurait entre elles un intermédiaire, la réflexion, et

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