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TOILETTES

Fig. 4. — Composition de F. Fournery.

DOBE de caracul garnie de guipure bise , manv chou en chèvre du Thibet. Capote de velours brodé de jais ; aigrette et têtes de plumes noires.

Figure i. — La toque se porte beaucoup cet hiver, et ce modèle est un des plus jolis que nous ayons vus. Il était en velours miroir rouge-tison artistement drapé sur un fond de mousseline raide ; les nuances bleu Japon, bleu-ramier, vert-émeraude, glycine, rose-ibis, améthyste, jonquille, banane, etc. conviendront aussi suivant que l’on voudra avoir un chapeau plus ou moins habillé, que l'on portera soit pour visites, soit au théâtre.

Il faudra seulement avoir soin de toujours prendre un velours miroir (sorte de velours à poil court, à reflets satinés). — Le pompon de plumes d'autruche pourrait être remplacé par les aigrettes-cheveux décrites dans la Mode du numéro 42, ou par une fantaisie de même genre.

Matériaux : i mètre de velours, deux grosses épingles de jais, 50 centimètres de mousseline raide, une aigrette semblable au modèle.

Figure 2. — Les abonnées aux patrons découpés recevront le patron de ce modèle pour l’âge de six ans. — On pourra exécuter le pardessus en drap de livrée, en melton, en taupeline, etc., selon que l'on voudra un vêtement habillé ou pour toujours mettre ; on le doublera de satin de Chine ou de flanelle tartan. — Le col pourra être en velours ou en même étoffe que le pardessus, les boutons en coroso ou en nacre. — Si l'on emploie une étoffe unie, on fera des coutures plates h piqûres doubles ; si l’on emploie une étoffe bouclée on fera des coutures ordinaires que l'on repassera ouvertes.

Matériaux pour l’âge de huit ans : 1 m. 80 de drap en 1 m. 30, 1 m. 80 de satin de Chine en 1 m. 30.

Figure 3. — Ce joli modèle a été créé par un de nos grands couturiers, pour une des w. listes du Vaudeville.

Il était en soie à grosses côtes, sorte d’ottoman de nuances changeantes, héliotrope à reflets rosés. La veloutine, l'ondine, la moire, le satin Liberty, certains velours anglais unis ou

mode j’en c

terai pour preuve les toilettes de Mlle Darlaud dans Pension de Famille , toutes à jupes amples, ondulées, évasées, mais tout à fait souples; si souples qu’elles ne doivent pas être soutenues par la classique bande de mousseline ferme, posée d’ordinaire entre la doublure et l’étoffe; si souples que l’on se demande même si elles sont doublées.

La jupe dite Anne d’Autriche, dont l’apparition date, comme nous le disions tout à l’heure, de deux ans, comportait déjà des godets sur le côté, c’est dire que cette forme n’est pas une nouveauté, cependant comme il était assez difficile de confectionner une jupe ainsi taillée, d’obtenir que les godets tombent gracieusement sans revenir en avant, beaucoup de personnes supprimaient un peu de l’ampleur demandée parla mode, biaisaient moins les coutures de côté et arrivaient aussi à n’avoir des godets que derrière : c’était la jupe Anne d’Autriche dite modérée*, beaucoup d’élégantes même l’avaient adoptée car les

Fig. 3 .

J^ANTEAU pour sortie de bal ou de théâtre en soie fantaisie changeante; garniture de dentelle crème formai**, empiècement , plissé double , l'un en mousseline de soie crème , Vautre assorti au ton de /’ étoffe. (Notre planche en couleur reproduit l’autre aspect de ce manteau.)

Fig. 6.

MANTEAU long en lainage uni ou bouclé doublé 1 1 de polonaise, garni de skungs ou de vison viatka ; col ondule. Chapeau composé d'ailes noires.

fJle vim de la - Samille

côtelés, le drap, etc. conviendraient également comme tissu ; on doublerait d une ouatine et de soie (ou de simili-taffetas).

L'empiècement est recouvert avec un volant de dentelle haut de 20 à 25 centimètres, appliqué à plat derrière, disposé en épaulettes, puis posé A plat devant.

La grosse collerette Watteau est formée de deux plissés de mousseline de soie prise en double ; en outre, chacun de ces

plissés est froncé ; %,

celui de dessus est en mousseline de soie crème ; celui de dessous en mousseline de soie assortie au vêtement ; on pourrait aussi avoir un ^ ^

collier en plumes d’autruche, en chèvre de Mongolie, en ours, etc.

Le manteau même se compose de cinq hauteurs de soie, deux pour les devants, trois pour le dos, biaisées sur les côtés et montées en fronces sur un empiècement carré.

Les manches, aussi larges du bas que du haut, sont terminées par un poignet dissimulé sous un plissé de mousseline de soie ; la doublure de ces manches est aussi large que le dessus.

Si l'on veut un vêtement A la fois élégant, pratique et durable, nous conseillons de faire le manteau en drap satin ou en velours anglais, de nuance moyenne, rouge-tison, vert-moujik, mordoré, aubergine ou bleuacier ; l’empiècement en dentelle irlandaise, en guipure bise, ou en guipure crème rebrodée de soies de couleurs claires, et le tour de cou en fourrure ou en plumes d'autruche.

Matériaux : 1 2

mètres de soie, 4 m. 50 d’ouatine, 12 mètres de doublure de soie,

1 m. 50 de dentelle,

2 m. 50 de mousseline desoie touteplissée sur 14 centimètres de haut.

Figure 4. — Ce modèle est un des plus heureux mélanges de guipure et de fourrure. — La robe était tout en caracul ; on pourra employer, au lieu de fourrure, soit un velours du Nord, soit une des zibelines astrakinées ou mosaïques décrites dans le numéro 40 ; la garniture de guipure est faite d’après patron ; il sera possible aussi d’utiliser une dentelle à longues pointes, ou encore des dents de guipure séparées, de hauteurs différentes. — Dans tous les cas, la jupe, ample de 4 m. 50, formera des godets derrière ; le corsage, tendu A plat devant et dans le dos, fermera sur l’épaule et sous le bras gauche.

— Les manches, très volumineuses dans le haut, sont serrées et bien ajustées sur l’avant-bras.

Matériaux : 5 mètres de tissu bouclé ou astrakiné en 1 m. 40,

12 mètres de doublure de soie ou de simili, 6 m. 50 de laize de guipure haute de 30 centimètres.

Figure 5. —

Cette petite robe se compose de cinq hauteurs de bengaline montées en larges plis creux sur un empiècement carré, doublé ; chaque pli creux devra être profond et bien formé ; on en fera trois devant et

trois dans le dos ; les plis de côté sont plus étroits que celui du milieu. — La robe fermera derrière, au moyen de brides et d’agrafes ou de brides rondes et de petits boutons recouverts d'étoffe, posés sur l’empiècement ; elle pourra être doublée ou non.

L’ondine, le taffetas moiré, le velours anglais, le drap, et les lainages souples conviendront pour son exécution.

Les choux qui ornent la tête de chaque pli creux seront faits avec un rond de satin ou de velours, ou avec du ni ban n° 12.

Matériaux pour fige de 6ix ans : 8 mètres de bengaline, 2 mètres de

Fig.

j^OBE de soie à cotes , nuance capucine , garnie de nœuds en ruban de velours noir. Grande berthe et

quilles de guipure

derrière venant se terminer sous les quilles de guipure. Ruban de velours entourant la berthe et se prolongeant

doublure pour l’empiècement et les manches, 2 mètres de ruban de satin n ° 5 *

Figure 6. — La façon de ce modèle conviendra aussi bien pour une jeune femme que pour une personne d’Age moyen, pour un manteau long que pour

un collet ; dans ce dernier cas, on arrêtera les revers parallèlement au bas de la pèlerine.

Un col Médicis sera plus chaud que le col ondulé du modèle.

Le manteau se compose d’un corps de redingote sans manches, droit devant, ajusté derrière et sur les côtés ; la pèlerine, mi-longue, est taillée en

rond ; les revers, droit fil sur le côté non orné de fourrure, sont fixés sur le bord de la pèlerine et tombent ensuite en pans d’étole sur le manteau, où ils sont fixés par des points devant faits sur le bord garni de fourrure.

Le drap, le molleton du Tréport, la zibeline pèlerin et les lainages anglais conviendront pour l’exécution de ce vêtement qui sera très pratique pour les personnes habitant la campagne, pour le voyage, la voiture, etc. — On pourra doubler de po!onaisc, de satin de Chine ou de flanelletartan.

Matériaux :

8 m. 50 de lainage en 1 m. 20, 16 mètres de polonaise, 1 mètre de dépassant de fourrure large de 4 centimètres.

Figure 7. —

Cette façon conviendra surtout pour clame d’Age moyen, ou encore pour une élégante toilette d’intérieur ; elle permettra aussi de renouveler presque complètement l’aspect d’une ancienne robe de soie.

Dans tous les cas, la basque ondulée qui s’arrête un peu en avant de la hanche, sera absolument facultative ; il en sera de même des quilles de guipure qui encadrent le tablier de la jupe ; nous conseillons par contre de ne pas renoncer aux torsades et aux nœuds de ruban soit qu’on les prolonge jusqu’au bas des coutures du tablier, soit qu’on fasse partir le nœud du bas de la jupe *et qu’on arrête la torsade à hauteur du genou.

La grande berthe de guipure sera mobile, c’est-A-dire qu’on froncera un volant de dentelle haut de 30 centimètres environ sous un ruban n° 9 ou n° 12, et qu’on disposera ensuite le tout sur différents corsages, en le fixant par quelques points ou avec des épingles de sûreté ; les épaulettes de cette berthe seront formées en fronçant 25 à 30 centimètres de dentelle et en fixant ensuite cette partie froncée, tête contre tête, par de fins points de surjet ; le surjet se trouvera dissimulé par les coques du chou posé sur l’épaule.

La jupe de notre modèle se composait de neuf lés de soie doublés de petite faille.

Le dos du corsage était ajusté h cause de la basque qui le prolonge ; si on supprime cette basque, on fera un dos tendu A plat, c’est-Adire sans coutures.

Le devant est fait avec une hauteur de soie tendue en biais sur la personne ou, A la rigueur, sur un mannequin de taille équivalente: il agrafe sur le côté gauche.

— Les manches sont formées par un double bouffant rapporté sur un poignet ajusté.

Matériaux :

15 m. 50 de soie,

2 mètres de guipure pour la berthe, 5 mètres de ruban n® 9 ou n° 12, en velours ou en satin.

noire , basque ondulée en bretelles derrière.

1. Collet en mousseline de soie vert-d'eau, bordé d'une ruche blanche; choux en ruban de velours noir (toilette portée par Mlle Cheirel, i cr acte). — II. Robe en soie mauve ornée de motifs pailletés; empiècement de guipure crème (toilette portée par Mlle Cheirel, 3 e acte). — III. Robe en soie quadrillée jaune de deux tons ; corsage recouvert de guipure crème; ceinture de velours vert-d eau (toilette portée par Mlle Cheirel, 2° acte). — IV. Robe en soie verte garnie d'un empiècement de velours noir pailleté, bordé de dentelle crème; pattes de velours noir bordées de dentelle; ceinture drapée en velours noir (toilette portée par Mme Magnier, i cr et 2 e actes).

— V. Jupe et manches de soie bleue; corsage de velours noir semé de cabochons de jais, épaulettes de velours bordées de guipure crème (toilette portée par Mme Magnier, 3 e acte).

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