Celle de Sion, où s'élève le Temple
Jéhova en qui nous avions espéré. Soyons dans rallégresseY réjouissons-nous de son secours ; car la main de Jéhova repose sur celte montagne (6-10). »
« La haute citadelle, avec ses murailles, on Tabat, on la renverse, on la jelle à terre dans la poussière. En ce jour, on chante un cantique dans la terre de Juda : nous aussi nous avons une place forte ; c'est celui qui nous donne son secours en guise de mur et de fossé. Ouvrez les portes pour faire entrer ici un peuple saint et fidèle (xxv, 1 2 ; xxvi, 1,2).»
« Il a abaissé ceux qui résidaient si haut.
La ville élevée, il l'a renversée, il l'a jetée dans la poussière. Elle est foulée sous les pieds, sous les pieds des faibles, sous les pas des opprimés (xxvi, 5). »
a Jéhova, notre dieu, d'autres maîtres que toi ont dominé sur nous; mais nous ne voulons invoquer que toi et ton nom. Les morts ne ressuscitent pas, les ombres ne
reviennent pas à la vie. Tu as regardé, et tu les as exterminés, et effacé jusqu'à leur mémoire (43-14). »
« A l'avenir, Jacob poussera des racines, Israël fleurira et s'épanouira, et le pays en lier sera rempli de ses fruits (xxvii, 6). »
« Oui, elle est détruite, la ville forte, séjour délaissé, lente solitaire. Le bœuf y va paître quelques tiges, les tiges mêmes se dessèchent, et les femmes y mettent le feu. Car ce peuple n'a pas été un peuple sage ; aussi son créateur n'a pas pitié de lui et ne lui fait pas grâce. Mais en ce temps Jéhova fait sa récolte, depuis le cours du grand fleuve jusqu'au ruisseau d'Egypte *, et vous êtes recueillis tous tant que vous êtes, enfants d'Israël. En ce jour, une grande trompette sonne, et ils reviennent, ceux qui étaient perdus au pays d'Assur, ceux qui
1. Depuis rCuphrate jusqu'au ruisseau qui fait la séparation de l'Egypte et de la Terre sainte.
étaient dispersés sur la terre d'Egypte, et ils adorent Jéhova sur sa sainte montagne de Jérusalem (10-13). » C'est-à-dire que l'indépendance d'Israël étant enfin assurée, tous ceux qui avaient été exilés en Egypte et en Syrie, ou qui s'étaient exilés euxmêmes, ne pouvant supporter la domination macédonienne, rentrent de tous côtés dans leur pays.
Il faut donc reconnaître, comme l'avait senti Vilringa au xvu® siècle, qu'en effet nous entendons dans ces pages si chaudes le cri de délivrance d'Israël, lorsqu'avec Vacra^ la domination, des rois de Syrie a disparu pourtoujours, et que les opprimés se croient sûrs de n'avoir plus que leur dieu pour maître; car qui pensait alors aux Romains?
Les six premiers versets du chapitre xxviii disent la chute d'Éphraïm, châtiée dans son orgueiL Elle tombe sous les coups d'un puissant, envoyé du Seigneur, tandis que
Jéhova couvre son peuple de gloire et donne à son prince la justice et la force. Ici encore il n'y a qu'une date à laquelle on puisse penser; c'est celle des victoires de Jean ouHyrcan, fils de Simon, qui, en 129, prit Sichem, détruisit le temple samaritain de Garizim, et enfin, après un siège d'une année, emporta Samarie elle-même, Téterndle rivale de Juda, et la détruisit {Antig.j 13, 10, 2).
A ces versets succède une invective contre ceux qui dans Juda même ne valaient pas mieux qu'Éphraïm et avaient attiré la colère de Jéhova, qui est enfin apaisée.
Le chapitre xxix décrit encore un siège de Jérusalem, désignée sous le nom d'Ariel, qui parait signifier foyer de Dieu^ du nom de l'autel des holocaustes ^ Ce siège a été terrible, et tous désespèrent, car ils ne savent pas les secrels de leur dieu. Maid