‹ La moelle épinière et l'encéphale [electronic resource]Chapitre 15 sur 57 · I. — Configuration extérieure · texte numérisé non relu

I. — Configuration extérieure

La surface extérieure de la moelle épinière peut être étudiée malgré la présence de la pie-mère qui l'engaine et lui adhère intimement. Elle présente à considérer deux .niions médians longitudinaux, l'un antérieur, l'autre postérieur, qui régnent le long de la moelle et la divisent en deux moitiés le plus ordinairement parfaitement symétriques, et ]es origines des nerfs rachidiens situés de chaque côté sur deux lignes longitudinales parallèles.

(1) Desmoulins a établi que le volume de la moelle chez les animau.x est en rapport avec l'énergie du mouvement et de la sensibilité tactile.

Le sillon médian antérieur (1, lig. 40) divise la face antérieure de la moelle en deux parties parfaitement égales. Il s'étend de l'entre-croisement des pyramides (collet du bulbe) à l'extrémité caudale de la moelle, et occupe, en profondeur, à peu près le tiers de l'épaisseur do cet organe. Dans ce sillon, s'enfonce un repli de la pie-mère, et dans son fond on aperçoit une lame blanche qui passe d'une moitié de la moelle à l'autre, la commissure blanche ou commissure antérieure (7, fig. 46).

Le sillon médian postérieur (2, fig. 40), plus étroit et plus profond que l'antérieur, s'étend du bec du calamus scriptorius à la terminaison de la moelle dont il partage la face postérieure en deux moitiés parfaitement semblables. Dans ce sillon, la pie-mère n'envoie qu!une simple cloison, mais celle-ci est très-adhérente aux parois du sillon, dont il est très difficile d'écarter les deux lèvres (1). Son fond est limité par une commissure analogue à celle qui garnit la profondeur du sillon médian antériéur, mais de couleur grisâtre, la commissui-e grise ou commissure postérieure (8, fig. 46).

Fig. 40. '— Coupes transversales de la moelle épinière.

. sillon médian antérieur; 2. sillon médian postérieur; 3, sillon collatéral antérieur; 4, sillon collatéral postérieur; entre 1 et 3, cordon antérieur; entre 3 et 4. cordon latéral; entre 2 et 4, cordon postérieur ; 5, racine antérieure, et 6, racine postérieure des nerfs rach'idiens 6' ganglion ractiidien ; 7, nerf racliidien (nerf mixte).

Sur les parties latérales de la moelle, on observe deux sillons latéraux représentés par les lignes d'implantation des racines antérieures et postérieures des nerfs rachidiens.

Le sillon collatéral postérieur ou sillon des racines postérieures et très apparent lorsqu'on a enlevé la pie-mère et arraché les racines postérieures des nerfs spinaux (4, lig. 40). Il se présente alors sous la forme d'une ligne lon-

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CENTRES NERVEUX

gitudinale ponctuée, donl les points sont représentés par l'insertion des racines sur la substance grise centrale de la moelle.

Le sillon collatéral antérieur (3, fig. 40) correspond à la ligne d'insertion des racines antérieures des nerfs rachidiens. Mais ce sillon n'est nullement comparable au sillon collatéral postérieur, car l'arrachement des racines antérieures montre que ces racines s'implantent d'une façon irrégulière sur les parties antéro-latérales de la moelle et non pas comme les racines postérieures, suivant une ligne longitudinale régulière. — Les sillons latéraux, au reste, on le conçoit, sont purement artillciels.

Les sillons naturels médians et les sillons artificiels collatéraux de la moelle, s'étendent d'un bout à l'autre de cet organe et le divisent en faisceaux ou cordons pairs et symétriques.

La portion de la moelle comprise entre le sillon médian antérieur et le sillon collatéral antérieur porte le nom de cordon antérieur. — La portion comprise entre le sillon collatéral antérieur et le sillon collatéral postérieur est appelée cordon latéral. La portion intermédiaire au sillcn collatéral postérieur et au sillon médian postérieur porte le nom de cordon postérieur. L'anatomie et la physiologie démontrant que la séparation du cordon antérieur d'avec le cordon latéral n'est pas complète, on a coutume de réunir ces deux cordons sous la dénomination de cordon antéro-latéral.

Enfin, les cordons antérieur et postérieur sont dédoublés dans une certaine partie de leur trajet par 2 petits sillons que l'on a appelés sillons intermédiaires, et que l'on distingue en antérieur et postérieur.

Le sillon intermédiaire antérieur, bien étudié par Dante Bertelli (I) sur 23 moelles d'enfanis âgés de plus d'un an, à l'Institut anatomique de Pise, n'est pas constant ; — il existe le plus souvent d'un seul côté. — Lorsqu'il existe, il est presque toujours la continuation du sillon qui sépare les pyramides des olives. — Il n'atteint pas la limite inférieure de la région cervicale et la pie-mère s'y insinue.

Le sillon intermédiaire post/' rieur, bien visible chez le fœtus, effacé chez l'adulte, chez lequel on ne le retrouve plus que dans les régions supérieures de la moelle, s'étend entre le sillon longitudinal postérieur de la moelle et le sillon collatéral postérieur, divisant ainsi le cordon postérieur en 2 cordons secondaires , l'un interne l'autre externe, que nous étudierons bientôt sous les noms respectifs de cordon de GoU et de cordon de Burdach.

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