VI. — Connexions dans la moelle
Maintenant que nous connaissons la substance blanche et la substance o-rise de la moelle, nous est-il possible d'esquisser le trajet général des filets radiculaires des nerfs et leur relation avec les centres nerveux ? - Nous sommes encore assez peu avancés sur ce sujet ; -- néanmoins, voici ce que l'on peut admettre de plus général et en schématisant a description, que nous baserons sur les données physiologiques et en grande partie hypothétiques encore.
Les cellules ganglionnaires des cornes antérieures sont les noyaux des nerfs moteurs - Les muscles d'un même groupe ayant une action synergique (les fléchisseurs du bras par exemple), sans que la volonté puisse faire agir isolément l'un ou l'autre (le biceps ou inversement le brachial antérieur dans l'exemple choisi), nous avons besoin d admettre ''u r phénomène, que ces muscles sont actionnés par le même
groupe de cellules motrices. - Or, ces cellules sont reliées à l'encéphale (organe de a volonté) par un certain nombre de conducteurs qui leur transmettenUes ordres d„ ce veau; - de plus, ces noyaux moteurs sont reliés par d'autres fils conducteurs à des groupes voisins, plus ou moins éloignés, qui peuvent être excités subsidiairemei pa îo
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Relativement aux racines antérieures, on peut admettre l'existence: !« de fibres oui d nfavec^Lr '""T ^''"S'-"-"- cornes antérieures en e confon-
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Debierre. — 6.
CENTRES NERVEUX
et le cordon latéral de la moitié opposée de la moelle en traversant la commissure antérieure (lig. 50) (1).
Le trajet des flbres i-adiculaires postérieures est le suivant : les fibres des racines postérieures se divisent en deux faisceaux : l'un externe, fibi'es radiculaires externes, traversent la substance gélatineuse de Rolando et vont se terminer dans les cellules de la colonne de Clarke, après avoir formé dans la base de la corne postérieure en pleine substance grise un grêle faisceaix qui apparaît sous la forme d'un petit croissant dans une coupe transversale, le faisceau longitudinal de la substance grise (f, fig. 51) ; l'autre faisceau, /i&res radiculaires internes, traversent la substance gélatineuse, puis le faisceau de Burdach, et vont aboutir : les unes à la colonne de Clarke, les autres à la corne antérieure du môme côté, ou aux cornes postérieure et antérieure du côté opposé, après avoir traversé la commissure grise. Cette dernière catégorie de libres sont des fibres excito-motrices qui permettent d'expliquer le mouvement réflexe.
Fig. SO. — Connexions dans la moelle épinlère. 1, faisceau pyramidal dii-ect; 2, f. de Gowers, avec 3, une de ses flbres; i. f. cérébelleux de Flechsig avec une de ses fibres ; 5. f. restant du cordon latéral; 6. f. pyramidal croisé avec une de ses fibres; 7. f. latéral profond ou ascendant avec deux de ses fibres ; 8 9 z^^^^^^^ Lissauer ; 10. f. de GoU; 11. f. de Burdach ; 12. f. semi-ollvaire : 13. zone de Wcstphal 1. colonne de Clarke; 18, substance grise ; 16, prolongement de la pie-mere pénétrant dans la moelle.
Selon BECtiTEREVv les fibres radiculaires internes seraient des fibres grosses qui se recouvrent de myéline au 5' mois de la vie utérine, tandis que les flbres rad^culair . externes seraient'des fibres fines qui se développent plus ^'^^^^'"^^''^^'^^J'''duiraient l'impression réflexe et joueraient un rôle important dans l'équilibre du co ps.
D'après cTexposé. on voit aussi que les colonnes de Clarke peuvent être considérées comme les véritables ganglions sensitifs de la moelle.
(1) Il existe fatalement une communication -/f du côté opposé par l'intermédiaire des cellules des co nés an u ^.^^.^
dont la moelle est sectionnée à sa partie f PtfZltiérdu cô ïs ("o" K produit des mouvements réflexes dans les deux moltics du coi ps i^ioi « j
MOELLE lîPINIÈRE
§ VII. — Vaisseaux de la moelle.
Lès artères de la moelle épinière sont les artères spinales. On peut les diviser en deux grouses : les artères péri-médullaîres et les artères intra-médullaires. - La spinale antérieure (l.flg. 51) provient des vertébrales par deux racines qui s'unissent aii-devant du bulbe pour former un tronc médian, tronc spinal antérieur, qui descend verticalement au-devant du sillon médian antérieur jusqu'à l'extrémité du ligament coccygien. - Les spi/iales postérieures (2 et 3, fig. 31) viennent des vertébrales ou des cérébelleuses et descendent en serpentant en arrière des cordons postérieurs jusqu'à la fin du ligament coccygien. — Un peu au-dessous de leur origine, ces artères dgnnent une branche longue et grêle, qui descend isolément le long de la moelle entre
Fis
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radiculaire
CENTRES NERVEUX
autour des racines postérieures. Toutes ces artères s'anastomosent en réseau autour de la moelle de façon à constituer le réseau périmédullaire (7, flg. ol). — Du réseau artériel que forment ces artères à la surlace de la moelle, proviennent les artères qui s'enfonçent dans la moelle, artères inlra-mddullaires . — Duret en distingue trois variétés : a, les artères médianes (4, 8, ûg. ^51), qui pénètrent dans les sillons médians antérieur et postérieur, se rendent aux commissures et aux cordons qui limitent les sillons médians; — b, les artères radiculaires (2, 3, 6, fig. 31) qui suivent les racines des nerls et pénètrent avec elles dans la substance grise, ^où elles se terminent en un réseau capillaire ; — c, les artères périphériques, qui pénètrent par tous les points de la moelle ; elles sont surtout abondantes au niveau des cordons latéraux et au niveau du sillon qui sépare le cordon de Burdach du cordon de Coll. — A ces artères, Adamkiewicz a ajouté deux nouveaux groupes : l'un pour la colonne de Clarke, et l'autre qui comprend les artères longitudinales anastomotiques.
La spinale antérieure se Jette soit à droite, soit à gauche dans la corne antérieure, mais pas dans les deux à la même hauteur, par une bifurcation en V (Kadji). Ceci explique que les lésions de la paralysie infantile (myélite aiguë), soient presque toujours unilatérales (Pierre-Marie).
Le réseau capillaire est beaucoup plus riche dans la substance grise que dans les cordons blancs.
Les veines suivent un trajet à peu près parallèle à celui des artères. On peut les grouper en veines médianes antérieures (9, flg. 51) et postérieures (12, flg. 51), et en veines collatérales antérieures (10, flg. 51) et postérieures (11, flg. 51). — Elles se jettent dans les deux veines centrales, et de celles-ci partent des veines qui vont s'anastomoser en plexus à la surface de la moelle. De ce plexus émanent des troncs qui suivent les racines postérieures des nerfs pour aller se jeter dans les plexus veineux intra-rachidiens.
Les vaisseaux de la moelle, comme ceux du cerveau, sont pourvus d'une gaine lymphatique (Ch. Robin, His).