‹ La moelle épinière et l'encéphale [electronic resource]Chapitre 22 sur 57 · QUATRIÈME VENTRICULE · texte numérisé non relu

QUATRIÈME VENTRICULE

pas non plus qu'ils soient dus à de simples troubles moteurs réflexes consécutifs à des excitations venues des canaux demi-circulaires (Lowesidero), ou du nerf acoustique luimôme (HnowN-SÉQUAno). En fin de compte on les attribue à la lésion des canaux semi-circulaires de l'oreille interne qui seraient des centres d'équilibration, donnant à l'animal la notion de la position de sa tête dans l'espace (Sens de l'espace, Cvon).

La coordination des mouvements est aussi dévolue aux centres encéphaliques inférieurs, puisqu'elle se maintient chez l'animal qu'on a privé de ses hémisphères cérébraux, aussi bien que chez l'homme qui occupe son cerveau à tout autre chose, alors que ses mouvements continuent avec une précision parfaite. Celte fonction se confond en partie avec celle de l'équilibration, mais on peut théoriquement les séparer. Pour que cette fonction puisse s'exécuter, il lui faut comme pour tout mouvement réflexe, un système conducteur centripète ou sensilif, un centre récepteur et réflecteur, et un système conducteur centrifuge ou moteur. Les impressions sensitives semblent passer en grande partie à travers le cervelet, d'où la perte de l'équilibre et de la coordination des mouvements dans les lésions de cet organe; le centre réflexe n'est pas unique, mais se compose d'une foule de centres, les uns purement réflexes, les autres conscients, qui agissent synergiquement. Ce qui explique que la coordination motrice peut être troublée par des lésions du cervelet, de la protubérance, du bulbe, des tubercules quadrijumeaux, des couches optiques.

Mathias Duval et Laborde ont observé que les lésions du vermis du cervelet donnent lieu à des déviations dissociées des yeux. Ces phénomènes oculaires par excitation cérébelleuse avaient été déjà notés parLcvEN, Olivier et Ferrier.

La phrénologie enfin, avait considéré le cervelet comme l'organe de l'amour, et plus récemment Courmont l'a regardé comme un organe de sensibilité psychique, comme le centre des sentiments et de l'émotivité, qui réagirait sur les centres moteurs cérébraux par mécanisme réflexe (Courmont, Le Cervelet, Paris 1891;. Que le cervelet n'est pas l'organe du sens génital, l'organe de l'amour et de la passion érotique, les Batraciens anoures le prouvent, eux qui ont un cervelet si rudimentaire qu'il est presque introuvable, et qui cependant se livrent à la copulation avec une ardeur incomparable, jusqu'à devenir insensibles et étrangers à la douleur physique la plus vive ! Combette n'a-t-il pas, de son côté, rapporté l'observation d'une jeune fille tout à fait privée de cervelet, et qui cependant, pendant sa vie, se livrait avec passion à la masturbation. — Laborde a conservé des coqs auxquels il avait enlevé le cervelet et qui malgré cela essayaient de cocher les poules. S'ils n'y arrivaient pas, c'est qu'ils avaient perdu l'équilibre de leurs mouvements ; et il y a longtemps que Leuret a faiWoir que la castration ne fait pas diminuer le cervelet. Enfin, les statistiques de Ladame sur les tumeurs de cet organe infirment également l'opinion des phrénologues.

Art. V. — QUATRIÈME VENTRICULE

Nous connaissons les organes qui contribuent à former le quatrième ventricule, bulbe, protubérance et cervelet; c'est le moment d'étudier ce ventricule.

Le quatrième ventricule, ventricule du cervelet (IV, lig. 84), est une cavité rhouiboidale (sinus rbomboïdal), intermédiaire au bulbe ot à la protubérance qui constituent sa paroi inférieure ou antérieure, et d'autre part au cervelet qui contribue à former sa paroi supérieure ou postérieure

Aplati de haut en bas, il présente à considérer, une paroi inférieure ou

CENTRES NERVEUX

plancher, une paroi supérieure ou voûte, quatre bords, dont deux supérieurs et deux inférieurs, et quatre angles, deux latéraux, un inférieur et un supérieur.

Fig. 83. - Plancher du 4e-*fentricule vu de face. (Le côté gauche de la figure représente les noyaux bulbo-protuhérantiels comme sensément vus par transparence).

1 ventricule moyen du cerveau; 2, 5. racine ascendante du trijumeau -, 3. noyau deroculo-moteur commun ; 4, noyau du pathélique ; 6', noyau masticateur du trijumeau ; 6". racine ascendante du trijumeau; 6, noyau de l'oculo-raoteur externe ; 7. noyau du facial; 8. noyau postérieur de l'acoustique ; 9, noyau dorsal ou sensitif du glosso-pharyngien ; 10. noyau sensUif du pneumogastrique; 11. noyau sensitif du spinal; H, noyau de l'hypoglosse: ,12 ocus cœruleus; 13. emlnentia teres ; 14. fovea anterior; 15. coupe du pédoncule cerebel eux supérieur ; 10, coupe du pédoncule cérébelleux inférieur; 17. coupe du pédoncule cérébelleux moyen; 18. sillon latéral du bulbe; 19, sillon médian postérieur du bulbe; 20. cordon latéral; 21. cordon postérieur; 22. faisceau de GoU : 23. pyramide postérieure du bulbe ; 24. corps restiforme ; 25, aile grise (fovea posterior en pointillé) ; S6, aile blanche interne (funicuhis teres en pointillé) ; 26'. tœnia cinerea ; 27. tubercules quadnjumeaux postérieurs ; 2T. tubercules quadrijumeaux antérieurs; 28. commissure blanche postérieure du cerveau ; 29 glande pinéale ; 30. freins de la glande pinéale;31, coupe du pédoncule cérébrale, VIII, 8c paire ; IX, 9e paire; X, IQo. paire ; XI, lie paire des nerfs crâniens.

a. PAnOI 1NK.CHIEURE OU PLANCHER DU 4' VENTRICULE. - Le planchCV du

quatrième ventricule, tapissé d'une couche de substance grise qui lait suite

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