r Séparés les
uns des autres par des sillons plus ou moins profonds
les rarprî^''r™'°\'^' T ^'^^ ''^ e'^t'-<^mement variable selon les espèces et ies races, et même selon les individus d'une même famille. Cependant, on peut
CERVEAU
dire d'une façon générale avec A. Desmoulins, que leur développement est en raison directe du nombre et de la perfection des facultés intellectuelles dans les espèces comme dans les races et les individus. — C'est en se basant sur l'absence, la présence et l'abondance des circonvolutions que Richard Owen répartit l'es animaux en trois groupes : les lAssencéphales qui ont le cerveau lisse les ayrencéphales, qui ont un cerveau plissé, et les Archencèphales qui ont d'abondantes circonvolutions. Mais il ne faudrait pas faire de ce groupement un caractère de classification zoologique, car si on examine a ce sujet un certain nombre d'espèces animales, on est de suite frappé de voir que dans un même groupe, telle espèce a le cerveau lisse, telle autre le cerveau
plissé. ,.
C'est ainsi que parmi les Monotrèmes l'Ornithorhynque a un cerveau lisse
et l'Echidné un cerveau plissé.
Le Dionyx parmi les Edentés, est tout à fait lissencéphale, 1 Unau est gyrencéphale (G. Pouchet). On peut remarquer de plus que les cerveaux sans plis s'observent presque toujours dans les espèces de petite taille.
Les circonvolutions sont donc formées par le plissement de l'écorce cérébrale dont l'action est proportionnelle à la surface du cerveau ; un cerveau lisse 'est donc, toutes choses égales d'ailleurs, inférieur à un cerveau plisse, puisqu'il a moins de surface. A intelligence égale et dans un même ordre zoologique, les animaux les plus grands doivent avoir les cerveaux les plus plisses Ce fait se vérifie très bien dans l'ordre des Rongeurs, des Ruminants et des Primates. Ainsi, quoique les Rongeurs en général soient lissencephales, le plus grand d'entre eux, le Cabiai, est gyrencéphale, tandis que le Chevrotain de Java le plus petit des Ruminants, est presque lissencéphale; ainsi encore, bien que le type général des Primates soit gyrencéphale, les plus petites espèces de la famille des Cébiens sont lissencéphales.
Dareste a expliqué ce fait en disant que le cerveau renferme toujours une partie fondamentale ou automate en rapport avec des fonctions Pnmitives. Ce cerveau là croît avec le corps pour ne pas rester en retard sur le reste ; son To urne augmente en même temps que la taille de l'animal. Le P^-ement de la surface du cerveau est en relation directe, au contraire, avec le volume du cerveau BA1.LARGER). Broca, d'autre part, a bien montré que ce plissement n'I pas lieu au hasard, mais qu'il est déterminé par les connexions mêmes de la partie qui s'amplifie avec les parties profondes.
U puss.™„. d„ c....au „.s. pas „n STi^':!^^:'^^^
A ce titre il est ialluencé à un haut degré par les varia Uons d la UxUe pan^i
d'une même famille, parmi les familles d'un même m-d e J "'g ia„.„s que
corps semblables les volumes croissent comme les cubes f^-J^^^^ 'l'' ^' " ; n'a
les surfaces ne croissent que comme les carrés des dmme -s (i ; ^mile
pas une surface triple de celle d'un boulet de '^','^1 ^^^^ ^^^.^^ ,utanl que
Sue le volume. Pour que la surface des ^ '-«P'^7:^;,f f^J/ ^lême Pa cet arlifice fui
\e volume du corps, il fallut donc qu'elle se phssftt sui elle mtme.
CERVEAU
rétablie l'harmonie. En d'autres termes, un cerveau qui grandit doit se plisser sous peine de déchoir (Bhoca) (1).
Si les plis du cerveau suivent la direction où la résistance est au minimum, les dolichocéphales auront plus particulièrement des plis longitudinaux d'avant en arrière, les brachycéphales des plis transversaux. C'est, paraît-il, ce que L. Mf.veh (1876) et Rûdi.ngkh (1877) auraient, en efTel, constaté; c'est ce que Tukner a démontré chez les Célacés (Narwall, etc.)
En résumé, le plissement du cerveau n'est pas en relation avec les vaisseaux comme le pensaient Boeruaave et Reichert, mais le résultat, comme l'ont admis Baer, Henle, BiscuoFF, Hyhtl, etc., de lagrandissemenl de cet organe en présence de la résistance (pas actuelle mais anteslrale), j'ajoute que lui présente la capsule osico-fibreuse qui constitue le crâne à ses débuts; au fond, sa cause est purement mécanique, et, dans lontogénie représente une transmission héréditaire d'une disposition acquise pendant l'évolution phylogénique, ainsi que l'ont soutenu avec raison assez récemment CufAuuGi et G. Valenti.
La fixité du type cérébral dans chacun des groupes de Vertébrés exclut, en effet, un chiflonnement aveugle du manteau, dans l'obligation de se plisser pour trouver place dans un espace trop étroit.
Longtemps l'abondance même des circonvolutions dans le cerveau de l'homme a été un obstacle à leur étude. 11 faut arriver à Leuret pour trouver l'ébauche des lois de leur distribution. Ces lois furent développées un peu plus tard par Gratiolet, mais elles n'ont reçu toute leur précision que depuis les recherches de P. Broca, Ecker, Pansch, Btschoff, Huxley, Rudinger. Ainsi l'on a reconnu que tout était harmoniquement ordonné là, où l'on croyait naguère que tout était variabilité et dédale inextricable. Mais pour arriver à ce résuUat on a procédé du simple au compliqué; on en a appelé à l'anatomie comparée et à l'anatomie du développement. Et, alors, le chaos a cessé, et les lois morphologiques du développement des circonvolutions du cerveau s'en sont assez vite dégagées. Dans chaque espèce, comme l'avait dit Leuret, le type circonvolutionnaire est invariable et le type de l'Homme est le même que celui du Singe.
Examinons à cet effet un Vertébré inférieur, un Ornilhorhynque, un Rat, une Taupe un Ouistiti : leur cerveau est lisse, aucun pli n'en dérange la surface polie et à ce point de vue 11 est curieux de remarquer combien le cerveau du fœtus humain de 3 à 4 mois rappelle le cerveau lisse du Ouistiti. Elevons-nous dans la série animale, envisageons , ar
(N^oYTeMh^imn^^Z^-^^ '''""f^"' ^«"«t^^fe dans une espèce, dit G. Gelgersma parT^.lSipT,,re^o"^îu^„^^,^
augmente comme le carré du rayon, et son volume comme e cube du même ra'vcn S t r portion Te' la"surhce^pi'',."''"r"'^"'^rf •^-'in-"en.ent,1l y' aurT bie, lô?\fisp?o
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202 CERVEAU
exemple le cerveau du Castor, de l'Agouti, du Lapin, nous y voyons l'indice d'une scissure que nous appellerons bientôt la scissure de Sylvius, et l'ébauche sur la convexité du cerveau de quelques sillons à direction nnléro-poslérieure qui sont comme une tendance à la formation de circonvolutions longitudinales riidinientaires. Nous avons franclii la transition entre le cerveau lisse et le cerveau à plis rudinienlaircs. Montons un pas de plus, et envisageons le cerveau de l'Aï, du Phtvscolomc cl nous trouverons ces circonvolutions mieux dessinées mais encore très simples, allant de la partie antérieure à la partie postérieure des hcinisphèrcs. Montons encore, et le Coali, le Kanguroo, nous montreront un progrès incontestable, principalement par l'existence d'iine scissure transversale, scissure cruciale, qui caractérise les groupes plus élevés et qui siège sur le bord supérieur de l'hémisphère. En outre, la scissure de Sylvius s'est développée ; elle présente maintenant, avec beaucoup plus de netteté, une branche antérieure, sillon présylvien, que nous allons retrouver sur le cerveau des Carnassiers et qui remonte vers le bord supérieur de l'hémisphère de façon à le diviser déjà avec le sillon crucial en deux lobes, l'un antérieur, l'autre postérieur. Ce sillon présylvien est important; il représente la scissure de Rolande ainsi que l'ont établi P. Broca, Giacomini et d'autres. Avec les Carnivores, le Renard, le Chien, elc, nous voyons quatre circonvolutions arquées entourant concentriquement la scissure de Sylvius, les circonvoltitions fondamenLales ou primitives de Leuuet. La plus élevée empiète sur la face interne de l'hémisphère, et se trouve séparée sur cette face de la circonvolution du corps calleux par un sillon, sillon sous-pariétal, qui se continue avec le sillon crucial, sauf chez quelques espèces (Chat, Léopard, Ours), et qui est représenté chez l'Homme par celle encoche que forme, sur le bord supérieur de l'hémisphère, la fin de la scissure sous-frontale en arrière du lobule paracentral. Chez les Félins, le Lion, le Chat, la Panthère, les sillons qui séparent ces circonvolutions peuvent être interrompues, et déjà elles peuvent s'anastomoser entre elles. Au demeurant, le cerveau des Carnassiers est divisé en deux lobes, un antérieur ou frontal, et un postérieur ou pariôlal.
Autour du sillon crucial, on voit une circonvolution en anse, le gyrus sigmoide, qui est un pli de passage entre le lobe frontal et le lobo pariélal, et qui représente la zone psycho-motrice du cerveau de l'Homme et des Singes. En bas le lobe olfactif se détache très volumineux et se continue en arrière avec un lobe de l'hippocampe considérable et le grand lobe limbique.
En nous élevant encore davantage dans la série des animaux nous rencontrons dans le cerveau des Ongulés un type à part, qui se rapproche par certains côtés du cerveau des Carnassiers, mais s'en écarte par la variété, l'irrégularité, et souvent la richesse des circonvolutions. Avec les Cétacés, les Carnassiers amphibies, les Pho(iues, Dauphins, etc., on assiste à un développement plus grand encore des circonvolulions, et a l'autonomie plus grande du lobule de l'insula qui, déjà, chez le Tapir, s'était dégage du reste de l'écorce. Jusqu'alors les circonvolutions du cerveau des animaux dont il a ete question, se dirigeaient toutes d'avant en arrière; elles traversaient le cerveau dans le sens longitudinal. C'est la disposition fondamentale commune aux Carnassiers terrestres et amphibies, aux ïapiridés, aux Ongulés. Entre ces circonvolutions plusieurs cerveaux ont des moyens d'union, des espèces de soudures, en un mot des plis d anastomose, mais tous partiels; aucun n'est placé en travers du cerveau de manière à couper les circonvolutions longitudinales on deux groupes, l'un antérieur, 1 autre postérieur.
Dans tous ces types, il est encore assez diflicile de dire quel est le sillon qui correspond à la scissure de Rolande. Les uns la voient dans le sillon crucial, l'^^/'-'r^^/^'^f'"; de raison, croyons-nous, dans le sillon présylvien. Avec le cerveau 'Elephant le doute cesse, et pour la première fois apparaît d'une façon nette, un stUon ^'""f"' sillon de Rolando, qni limite deux circonvolulions centrales que nous retrouverons chez
l'Homme et les Singes. , >r. • lo Pvnn
Le cerveau d'un Singe non Anthropoïde, d'un Pithécien, tel que le Sapajou, le Lyno-
CERVEAU
céphale, le Papion, est déjà bien difTérent des précédents. Les quatre scissures fondamentales, scissures de Sylvius, de Uolando, pariélo-occipitale interne et pariéto-occiplalc externe, ont séparé la surface de riiénilsphôre en ses départements premiers ou lobes, y compris le lobe de l'insula. Le lobe occipital présente souvent déjà deux ou trois plis; les circonvolutions du lobe ])ariélal procèdent des plis pariétaux des Carnassiers; le lobe frontal très agrandi porto deux circonvolutions séparées par les sillons courbes frontal et rostral dans lesquels il est facile de découvrir lebancbe des sillons frontaux du cerveau des Anthropoïdes et de l'Homme. Les Pitliéciens n"ont que deux circonvolutions frontales antéro-postérieures ; la 3" ou circonvolution de Broca ne fait son apparition qu'avec les Singes Anthropoïdes.
Le cerveau comprend deux hémisphères. Chaque héinisphère se compose de deux parties : une partie périphérique ou corticale, le manteau cérébral ou ècorce du cerveau; une partie profonde ou centrale, le corps de l'hémisphère. Le manteau recouvre de toutes parts le corps de l'hémisphère, sauf au milieu de sa face interne, où une région unit les deux hémisphères entre eux et chacun d'eux avec l'isthme de l'encéphale par l'intermédiaire des pédoncules cérébraux. A ce point de pénétration des pédoncules dans l'hémisphère on donne le nom de hile, et à l'ensemble des points qui unissent les deux hémisphères entre eux et avec les pédoncules, je réserve le nom de seicil de l'hémisphère, appelant enhn du nom de limbe le bord du manteau qui entoure et borde le seuil.
L'écorce du cerveau comprend à elle seule toutes les circonvolutions. Ces circonvolutions sont séparées les unes des autres par des anfracluosités. Parmi ces anfractuosités, toutes n'ont pas la même valeur, les unes sont constantes dans les espèces et dans les individus, les autres ne le sont point. Aux anfractuosités constantes on a donné le nom de scissures, aux autres le nom de sillons.
Un groupe de circonvolutions limité de toutes parts par des scissures constituera une division principale du manteau cérébral : c'est un Lobe. Les plis d'un même lobe, limités par des sillons, constituent de leur côté une division secondaire de l'écorce à laquelle on réserve le nom de CirconvohUions. D'autre part, comme l'écorce du cerveau est partout continue à elle-même, il s'ensuit que les circonvolutions d'un même lobe communiquent entre elles, et avec les circonvolutions des lobes voisins. Les parties qui mettent en communication deux circonvolutions ont reçu le nom de plis de communicalion, le nom de plis de poissaj/fi étant réservé aux plis qui unissent un lobe à un lobe voisin, et celui de plis d'anastomose aux plis qui relient ensemble les circonvolutions d'un môme lobe. Enlin, à la surface des circonvolutions elles-mêmes sont tracés de pclils sillons de moindre importance qu'on appelle des Incisures.
L'étude des circonvolutions cérébrales se ramène donc à l'étude des scissui>es puis des lobes, enlin des circonvolutions et des sillons. '
H .y a 7 scissures : celles de Sylvius, de Rolando, la sous-frontale, la sousparietale, la pariélo-occipitale externe, la pariéto-occipilale interne, et la scissure calcanne qui, quoique pas interlobaire, n'en a pas moins une grande importance, comme le prouve l analomie comparée. Ces scissures Jimilenf
tn'ÏÏrV ■ '1''' '''"'^'^ ^'""'^ '■«•'^«s de l'hémisphère; le lobe
pariétal, que Ion voit à la face externe et interne; le lobe temporal qui
CERVEAU
appartient aux laces externe et inférieure; le lobe occipital, visible sur les faces externe, interne et inférieure; le lobe de l'insula, visible au fond de la scissure de Sylvius, et le lobe du corps calleux ou lobe limbique, constitué par ce que l'on appelle ordinairement la circonvolution du corps calleux et celle du grand hippocampe.
\. Scissure de Sylvius. — Cette scissure (S. S. Gg. 101) qui porte le nom d'un anatomiste du XVP siècle, est de toutes la plus importante.
Flg. 101. — Face latérale externe du cerveau (coté gauche), scissure de Rolando; 0, scissure occipitale: S. S. scissure de Sylvius; Fi, première circonvolution frontale; F2. deuxième frontale ; F--, troisième frontale ou circonvolution de Broca; 1 lobule operculaire ; 2, lobule triangulaire; 3, lobule orbitaire de la 3e frontale; Fa. frontale ascendante ; Pa, pariétale ascendante ; Ps, circonvolution pariétale supérieure ; I, I, sillon interpariétal; m. lobule du pli courbe ; a. pli courbe; T1, première temporale; T2. deuxième temporale; Ts. troisième temporale; Oi. première circonvolution occipitale; 02. deuxième occipitale; 03, troisième occipitale.
Elle existe seule dans plusieurs espèces, les Lémuriens notamment, et paraît la première chez le fœtus humain, longtemps avant la scissure de Rolandb, vers 3 mois 1/2. Elle commence à la base du cerveau, immédiatement en dehors de la racine blanche externe du nerf olfactif, en avant de la pointe du lobe temporal, par un détroit; détroit on entrée de la scissure qui mène en dedans dans l'espace quadrilatère nu perforé antérieur, appelé vallée de SylrAus et en dehors dans une large fente, la scissure de bijlmus proprement dite, qui résulte du rapprochement des bords de la fosse du cerveau fœtal qui porte le nom de fosse de Sulvius. Elle contourne^a.ns. la pointe du lobe temporal et apparaît à la face externe de l'hémisphore ou légèrement oblique (25 à 30») en arrière et en haut, elle s'incurve tant soit peu en S italique pour se terminer vers le tiers postérieur de 1 hémisphère par une queue simple ou bifurquée. , ,
Au-dessus d'elle sont les lob.>,s frontal et pariétal ; au-dessous le lobe temporal. Sa lèvre supérieure est donc constituée en avant par une circonvolution frontale. Or, celle-ci décrit deux plis d'inflexion ou méandres, et
CERVEAU
conséquemment deux incissures continues, qui se portent vers le lobe frontal et que l'on appelle branches antérieures de la scissure, par opposition à la branche oblique à laquelle on réserve le nom de branche postérieure. La branche antérieure de la scissure de Sylvius manque chez les Cébiens et les Pithéciens; la branche horizontale apparaît chez le Gibbon et le Gorille, et chez le Chimpanzé et l'Orang, on commence à voir, selon Broca, observation contestée cependant, la branche ascendante, encore rudimen taire et manquant dans la moitié des cas.
Fig. 102. — Face externe du cerveau de l'homme.
scissure de Sylvius ; S^. sa branche antérieure bifurquée, et S2. sa branche postérieure; F , F- et F ■ circonvolutions frontales; VC. frontale ascendante; HC. pariétale ascendante; R, scissure de Rolande; t1. t3. ,es 3 premières circonvolutions temporales; pl, lobule du ph courbe ; P-:, pli courbe ; p3, pli de passage pariéto-occ.pital inférieur ; Pr, circonvolution pariétale supérieure; Cn.Cunéus; O, scissure occipitale externe.
Elle peut aussi être simplement représentée par une scissure en V ou en Y dans certains cerveaux humains peu plissés, et peut même être aussi simple que chez les Singes sur les cerveaux d imbéciles, d'idiots et de microcéphales. Quoi qu'il en soil, les deux branches antérieures de la scissure délimitent un petit lobule triangulaire que nous apprendrons bientôt à connaître sous le nom de cap de la .3" circonvolution frontale (2, lig. 101) Les bords de la scissure de Sylvius recouvrent le lobe de l'Insula de Heil que I on ne peut voir qu'en écartant ces bords au niveau de l'excavation de S Vus dans laquelle se loge l'Insula. La lèvre sylvienne fronlo-pariétale u retombe par-dessus le lobe porte pour cette raison le nom d ^^^^ sylmm, opercule de Reil ou de Burdach (1, lig. loi). aope/cwte
La scissure clo Sylvius résulte de l'allongeiuenl et de l'innexion brusque du gyrus sylvien pi'imitif.
C'est par les deux branches antérieures de la scissure de Sylvius qu'on iipprécie le mieux le pcrlcctionnement du cerveau dans les rangs les plus élevés de la série des Primates, car leur formation est due à l'allongement et au grand développement de la 3° circonvolution frontale.
C'est à tort que Mevneut croit avoir retrouvé la branche ascendante de la scissure de Sylvius chez les Carnassiers, car ce qu'il a pris pour telle, siège sur le lobe pariétal et est l'analogue de la scissure de Rolando. On sait, du reste, que le lobe frontal est rudimentairechez les Carnassiers, et il serait curieux que ces animaux possédassent ce sillon que n'ont même pas les Anthropoïdes,
Variétés. — Valenti a trouvé les branches sylviennes antérieures sous forme d'Y 25 fois sur 160; sous la forme d'un V, 71 fois, et en U, 60 fois. Une seule fols il a rencontré une sylvienne avec une seule branche antérieure, et deu.x fois il a vu les branches antérieures multiples et coupées. Giacomini, de son côté, a rencontré la communication: ■l» de la branche antérieure et verticale de la scissure de Sylvius avec le sillon prérolandique, dans plus des deux tiers des cas(?) ; 2° de la branche oblique avec la scissure de Rolando (18 fois sur 168), ce qui serait le résultat de la persistance du sillon Iransverse d'Eberslaller, avec la post-rolandique (77 fois sur 168); avec le sillon inlerpariélal (13 fois sur 168); avec le premier sillon temporal, tantôt au niveau de son extrémité, comme cela a lieu normalement chez certains singes (macaque, etc.), tantôt dans son parcours (31 fois sur 168); 3° des ramifications de la branche oblique dans les circonvolutions F» et P». Dans le cerveau de la Vénus bottentote de Gratiolet, d'ans celui de la femme Boschimane de Marshall, la branche antérieure de la scissure de Sylvius était simple et sa branche postérieure s'étendait très loin en arrière en se recourbant fortement en haut, ce qui est à la fois un caractère fœtal et simiesque.
2 Scissure de Rol.\ndo. — Découverte par Vicq-d'Azyr, celte scissure, scissure centrale (li, lig. 101 el 102), a été appelée sillon de Rolando par Leuret, encore que Rolando n'ait décrit que les circonvolutions qui la bordent. Elle apparaît à la lin du 5" mois de la vie fœtale; très reculée chez l'Homme, elle sépare les lobes frontal et pariétal à la surlace externe de l'hémisphère. Elle commence en bas, vers le milieu de la scissure de Sylvius, dont elle reste toutefois isolée par un pont, le pli de passage fronto-pariêlal mferieur, puis monte en arrière sous un angle de Gu à 70» pour se terminer sur le bord sagittal de l'hémisphère, un peu en arrière de sa partie moyenne. Avant de se terminer, elle décrit d'ordinaire un crochet qui se dinge en arrière, et ce n'est qu'exceptionnellement qu'elle empiète sur la face interne de l'hémisphère. Habituellement, elle reste séparée du bord supérieur par un pli de passage super 0 ciel, le pli de passage fronlo-pariétal supérieur. Dans son trajet, cette scissure n'est pas rectiligne, mais présente une double inflexion de façon à présenter deux genoux superposés faisant saillie en avant. Son extrémité supérieure correspond à une ligne verticale, menée par le bourrelet du corps calleux, à 550/1000 du bord sagitlal de l'hémisphère.
La situation et le degré d'obluiuilé de la scissure de Holando peuvent être nettement appréciés par les chidres suivants ([ui sont à peu près ceux (|u'onl trouvés Ch. Fkrrk, GiACO.MiNi, Passet, Ceiiauugi, CuNNiNdHAM ct niol-môme : , .., .„• Distance de son extrén.ilé supérieure à l'extrémité aiilérieure de l'hémis^^)hère 11^2 millim.
intérieure — '
CERVEAU
D'oil il résulte que le cerveau pré-rolandique occupe en haut les b3/100<> de la longueur de l'hémisphère, et en bas les 43/100».
Plus ou moins coudée, la scissure do Rolando mesure en moyenne 118 mill. de longueur cliez l'Homme, et 113 chez la femme.
La scissure de Holando, plus oblique chez le fœtus et le nouveau-né que chez l'adulte, se redresse plus tard. Tandis, en effet, que l'angle rolando-sagittal est de S2o en moyenne chez le nouveau-né, cet angle atteint 65" à lO" chez l'adulte. Ce redressement de la scissure, on l'a déjà deviné, est en relation de cause à effet avec le développement progressif du lobe frontal, et surtout avec le développement des deu.xiéme et troisième circonvolutions frontales qui repoussent en arrière, à mesure qu'elles s'allongent et grandissent, le pied de la frontale ascendante et le sillon rolandiquc. Or, ce redressement de la scissure que l'on observe dans l'ontogénie de l'Homme, on le rencontre aussi, fait important, quand on étudie cette scissure dans la série des Primates. Alors que l'angle rolando-sagittal est de 62" chez le Macaque, il atteint 70° chez le Singe Papion et chez les Anthropoïdes (Orang, Chimpanzé).
Fig. 103. — Duplicité delà scissure de Rolando. (Laboratuire d'analomie).
S. scissure de Sylvius; pl. f2, f3 les circonvolutions frontales; RR. premier sillon de Rolando; RR'. deuxième sillon de Rolando; 1, 2, 3. les 3 circonvolutions rolandiques ou centrales (au lieu de 2 comme à l'ordinaire) ; I, lobule du pli courbe; P, pli courbe- 0> scissure occipitale.
Selon Marshall (obs. d'un cerveau de Boscliiinane) et Topinard (4 obs ) e sillon de Rolando serait plus oblique dans les races inférieures que chez 1 Européen, opinion contraire à celle de Huschke.
Nous avons déjà fait pressentir que plusieurs opinions se sont produites au sujet du représentant de la scissure de Rolando chez les Mammifères inférieurs aux Primates Les uns tout voulu retrouver datis le siUci crucial des Carnivores. Mais ce sillon
ôninTon "n' T"''""' '^T ^'"""P" 'l'-'"»'"""-^. il ""y a Pas lieu de s'arrêter à cette o .mon. Dau res considèrent le sillon présylvien des Mammifères ordinaires comme
• t^;^^^^^^^^^^^ TV ™" «'"S- niomnTe
Tone mn, ' ei^alement élevé quelques doutes sous le prétexte que la
i u e en rlVeT P^'-'-'^''^^ "^tz est tout entière
ïu^le siUon de Rn^ T'T'^'T 'I^'ello entoure, comme on le
S.1U, le sillon de Rolando chez les Primates.
CERVI2AU
Variétés. — Giacomini a observé la biliircalion de la scissure de Rolatido 3 fois à son extrémité supérieure et 4 fois à son extrémité intérieure sur 1G8 hémlsplières. Dans certains cas, Plie s'ouvre dans la scissure de Sylvius, parce que le pli de passage frontopariélal inférieur devient profond. Plusieurs fois, on l'a trouvée interrompue sur son parcours par un pli de passage fronto-pariélal moyen (Wagner, b'Ém;, Giacomini, Hkschl, TuNCHiNi, Legge, Zkbnoff, BiACHKOFF). Une autre anomalie, la duplicité de la scissure, a également été observée (Giacomini, Valf.nti, UiiiiiEnnii) : Giacomini a noté celte disposition 1 fois sur 168 cerveaux, et moi-môme 1 fois sur 2U0 cerveaux. Ce fait, il est vrai, a été contesté, sous le prétexte que l'on aurait pris le sillon post-rolandique plus complet et plus profond qu'à l'ordinaire pour une deuxième scissure de Rolando ; mais j'ai en ce moment devant moi un cerveau dans lequel le doute nest pas possible, car il présente a la fois la scissure de Rolando et le sillon post-rolandique (Voy. fig. 103).
Giacomini a encore signalé l'interruption de la circonvolution frontale ascendante par communication de la scissure de Rolando avec le premier sillon frontal (47 fois sur 168 bémispbères) ou le prérolandique (17 fois sur 168 hémisphères), et l'interruption de la pariétale ascendante par communication de la scissure de Rolando avec le sillon postrolandique (17 fois sur 168 hémisphères). J'ai vu l'absence delà scissure de Rolando (tig. 1U4).
Dans cette anomalie on pourrait encore dire que le sillon de Rolando est interrompu par l'insertion de la 1™ et de la 2me circonvolution frontale sur la pariétale ascendante, et dès lors la frontale ascendante n'existerait pas. Dans ce cerveau il y a de plus une coupure de Tl.
Fig. 104. - Absence de la scissure de Rolando (Laboratoire d'anatoraie)
S. S. scissure de «ylvi- - les 3 ^' - ---- -^^,,^,,3 3,périeure : p. pariétale
SJS^r : O. :^:r:t^=:^t:;ne ;,e premier .i „ ~ est pro..nd> ; l'I, t2. t3, les 3 premières circonvolutions temporales ; S, sillon parallèle.
■convolutions frontales ; P» circonvolution pariétale
CERVEAU
pariéto-occipitaux. Que ces plis deviennent à la fois épais, superficiels et flexueux, et la scissure sera masquée au point que l'œil ne saura plus la découvrir. Or, c'est précisément ce qui est arrivé dans le cerveau de l'homme, aux circonvolutions exubérantes, et à cause môme de ces exubérantes circonvolutions, sauf dans quelques cerveaux exceptionnels où, ces plis redevenus peu développés et profonds, la scissure occipito-pariétale externe reprend sa netteté simienne.
Par suite de l'ouverture de la scissure occipitale chez les Pithéciens, le lobe occipital à sa partie supérieure la surplombe en une saillie, opercule occipitale ou de Gratiolet, dont l'accentuation constitue un caractère d'infériorité, que l'on a pu observer chez certains sujets de l'espèce humaine.
Variétés. — Giacomini a rencontré : 1«, 92 fois sur 168 hémisphères le pli de passage supérieur profond, d'où la communication de la scissure avec le sillon interpariétal et la présence d'un opercule; 2» Il a vu ce pU double; 3» Il a observé le deuxième pli de passage profond dans 20 hémisphères sur 366, d'où la communication de la scissure avec le sillon parallèle (SU). Les deux plis de passage sont généralement profonds chez les Microcéphales. Ce cas était type chez Manolino étudié par Giacomini. Mais les hommes les mieux doués peuvent présenter ces particularités.
4. Scissure pariéto-occipitale interne. — La scissure occipitale ou perpendiculaire interne (qui n'est pas perpendiculaire chez l'homme, mais oblique) est une scissure profonde, ininterrompue, qui coupe la face interne de l'hémisphère en se portant obliquement en bas et en avant et sépare le lobe pariétal du lobe occipital à la face interne de l'hémisphère. — Elle a été découverte par Malacarne en 1780, et bien décrite par Burdach en 1822.
Variétés. — Giacomini a vu cette scissure communiquer avec la scissure de l'hippocampe 67 fois sur 168 cerveaux ; il l'a vue envoyer des branches dans le lobule quadrilatère (2 fois), le cunéus (11 fois); il a noté qu'elle était interrompue par un pli de passage supérieur et interne, 4 fois sur 168, et par un pli inférieur et interne 1 fois sur 168 comme cela a lieu chez le Cynocéphale, et par suite de la saillie de plis ordinairement profonds et cachés (cas ordinaire qui donne lieu aux interruptions, les communications, au contraire, résultant de circonvolutions ordinairement superficielles qui deviennent accidentellement profondes).
Les scissures occipito-pariétales interne et externe peuvent être considérées comme une seule et môme scissure annulaire, dont les deux branches sont respectivement situées à la face externe et à la face interne de l'hémisphère, isolant ainsi le lobe occipital du reste du cerveau.
o. Scissure sous-frontale. - La scissure sous-frontale, le sillon callosomargmal d'HuxLEv et des classiques, siège sur la face interne de l'hémisphere. Elle commence un peu en avant du bec du corps calleux et après un court trajet d'arrière en avant, elle contourne le genou du corps calleux ïriZ A'-^^é^ ''^'^ 'iei's postérieur du cerveau, elle
Il pl .-'" '^""''^^ sur le bord de l'hémisphère
en a riè eToT'iT'.?' ""'""^ '''''''''^ ^'^'^'^ '^^^ «^'«"le
en arrière de 1 extrémité supérieure du sillon de Rolando, duquel elle reste
Debierre. — U.
séparée par le pli de passage fronto-pariétal supérieur. Celle scissure sépare le lobe frontal à la face interne de l'hémisphère du lobe du corps calleux ou limbique et se trouve interrompue d'ordinaire par un ou deux plis de passage fronto-limbiques. Elle représente chez les Primates l'arc supérieur de la scissure limbique des autres Mammifères.
Fig. lOS. — Face latérale interne de l'hémisphère droit du cerveau. S scissure sous-frontale; p', scissure sous-pariétale ; O, scissure occipitale interne, Ca scissure ' calcarine ; C, circonvolution du corps calleux ; p/lobule ovalaire; P. précuneus; F . cu'convolution frontale interne; O^. sixième occipitale (cunéus); 0^ cinquième occipitale; 0* quatrième occipitale; T^. cinquième temporale (circonvolution de l'hippocampe); T , quatrième temporale; T^. troisième temporale;. U, crochet (uncus) de l'hippocampe ; T. couche optique; m. trou de Monro; 1. trigone cérébral; 2. tœnia du corps calleux; 3. genou du corps calleux ; 4. septum lucidum; B. commissure blanche antérieure; 6. scissure choroid.enne (fente de Bichat); 7, pilier postérieur du trigone (corps bordant); 8. corps godronne; a. triangle sous-calleux; 10. fascia cinerea; U. splénium ou bourrelet du corps calleux.
Variétés. - La scissure sous-frontale est interrompue par un pli 24 à 28 fois •/„ d après les recherches de Giacomini et Zernoff, et par 2 plis 4 fois sur 100. - Elle commumque assez souvent avec la sous-pariétale, et dans ces circonstances le lobe P^nétal interne paraît mal autonomisé. Cette communication se fait par un petit sillon assez peu profond, cela 2G fois o/„ d'après Giacomini, et 37 fois «/o selon Zernoff.
6 Scissure sous-pariétale.- Cette scissure (P', ùg. 105), réduite à une petite anfractuosité horizontale, se voit à la face interne de l'h^^^^'^Pl^^rc^ et sépare e lobe limbique du lobe pariétal dans sa portion que 1 on appelle le lobuk, quadrilatère.
Mais chez les Mammifères inférieurs, celte scissure est très -^^V'Z^Zt:. considérable; sans le secours de l'anatomie comparée on '"jî^""'^^^ "'^^'e lance morphologique de cette scissure en apparence "isig"''"'-» ^J^" j,, ;;^,^
chez l'homme le lobe pariétal a perdu beaucoup de son importance ; —^e avant et en arrière avec le lobe limbique par deux plis de passage pai.clo-Umb.ques antérieur et postérieur.
CERVEAU
Pendant que la scissure sous-frontale des Primates grandit et se développe, comme le lobe frontal dont elle est solidaire, la scissure sous-pariétale prédominante comme le lobe pariétal dos Mammifères intérieurs, régresse et devient de plus en plus restreinte.
Les scissures sous-frontale et sous-pariétale de l'Homme représentent l'arc supérieur de la grande scissure limbique des Mammifères intérieurs, d'où l'on conçoit que ces deux scissures soient tantôt continues (Cheval, Tapir, Eléphant), tantôt isolées (Pachydermes, Ruminants, Carnassiers, Primates).
On a considéré l'encoche de la scissure sous-fronto-pariélale comme représentant dans le cerveau des Primates, le sillon-crucial des Mammifères ordinaires. Dans certains cas, 1 fois sur 188 cerveaux dans les observations de Giacomini, la sous-pariétale communique avec l'occipitalé interne.
7. SassuRE cALcAaiNE. — Cette scissure, scissure du petit hippocampe (Ca, fig. 105), baptisée par en-eur, par Gratiolet, du nom de scissure des hippocampes, est une scissure horizontale, légèrement arquée, qui court entre , les lobes limbique et pariétal en haut, et les lobes temporal et occipital en bas. Cette scissure s'enfonce dans la cavité de la corne occipitale du ventricule latéral, et y donne naissance à cette saillie appelée petit hippocampe, ergot de Morand ou calcar avis, d'où son nom de scissure calcarine. Sur elle vient se jeter vers sa partie moyenne la scissure perpendiculaire interne et de la sorte est constituée ce que l'on a appelé vicieusement la scissure en Y (O + Ca, fig. 105).
La scissure calcarine est séparée de la fente de Bichat par un pli de passage, pli de passage temporo-limbique, qui résulte de l'union de la circonvolution du corps calleux (lobe limbique) avec la circonvolution de l'hippocampe en arrière du bourrelet du corps calleux (Voy. fig. 105). Ce pli est si mince chez quelques Cébiens et les Pithéciens que Gratiolet l'a méconnue et a cru que la scissure calcarine traversait la fente de Bichat pour se continuer avec la rainure du grand hippocampe, d'où le nom de scissure des hippocampes qu'il lui avait donné.
Tous les anatomistes n'accordent pas à la scissure calcarine la valeur d'une scissure. Les classiques ne la considèrent point comme telle, et Giacomini s'est élevé contre cette assimilation, sous le prétexte que la scissure calcarine n'isole pas un lobe d'un autre, mais qu'elle est située dans l'épaisseur du lobe occipital, et aussi parce qu'elle peut exister alors que le petit hippoçampe fait défaut (cerveaux normaux du reste), ou qu'à la fois manquent et la cavité ancyroïde et le petit hippocampe (5 cerveaux de Microcéphales) Mais je répondrai à ces objections en disant que la scissure calcarine est bien une scisl sure primaire, une véritable scissure, de par 1 embryologie et l'analomie comparée. Elle isole du lobe occipital le cunéus qui, n'était sa peiitesse. mériterait d'être élevé au rang des lobes. En eflet, cette scissure est constante dans les Mammifères, encore que ceux-ci, a part les Uominiens et les Anthropoïdes, n'aient point d'ergot de Morand. Broca lui avait donné, dans ces espèces, le nom de sillon calcarin. Nous verrons, d'autre part que 1 l!-mbryogenie nous oblige à en faire une scissure primaire.
„hJr'^*f!' ~ séparation de la scissure calcarine de la scissure occipitale a été observée 1 fois sur lOOsujets ordinaires, 1 fois sur 12 nègres et 7 fois sur H2 cdminels.
cerveau 'le'?Jfh?r f/''^"^^"^ '[^'^ délimités les cinq grands lobes du le™ Darié.n^ .n7 ' ' '^^.^^^"^^ de Sylvius el de Rolando;
lobe pariétal, entre la scissure de Rolando et la scissure occipilaie; le
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lobe temporal, au-dessous de la scissure de Sylvius; le lobe occipital, en arrière de la scissure du môme nom; — le lobe limbique, situé entre le oprps calleux et la circonvolution Irontale interne. — Nous connaissons les frontières de ces lobes, voyons maintenant la constitution de chacun d'eux.
Avant de commencer l'étude des lobes et de leur circonvolution, je dois définir quelques-uns des termes de la nomenclature que j'emploierai.
On peut diviser les hémisphères du cerveau en deux parties : une périphérique, enveloppante, à laquelle nous donnerons le nom de manteau de V hémisphère, et une centrale, enveloppée, .le corps de l'hémisphère. D'autre part, on a justement comparé l'hémisphère à une sorte de bourse plissée dont l'ouverture représenterait le bile de l'hémisphère. A ce bile, situé sur la face interne de l'hémisphère, on donne aussi le nom de seuil, et au bord du manteau qui entoure et borde le seuil, on réserve le nom de limbe de l'hémisphère.
Enfin, je décrirai les circonvolutions du cerveau, non pas d'après un cerveau quelconque ou la moyenne d'un certain nombre de cerveaux, mais d'après un type en quelque sorte idéal qui rappelle seulement le cerveau fondamental. De la sorte seront élagués les détails accessoires, et toutes les variétés pourront venir se grouper autour de ce type qui représente une sorte de cerveau schématique.
Lobe frontal. — Le lobe frontal occupe à lui seul près de la moitié antérieure du cerveau. 11 apparaît sur les trois faces, externe, interne et inférieure de l'hémisphère et occupe la face externe jusqu'aux scissures de Rolando et de Sylvius, la face interne dans la partie qui s'étend au-dessus de la scissure sous-frontale.
A la face inférieure, il porte le nom de lobe orbitaire et se prolonge jusqu'à la vallée de Sylvius. Ce lobe comprend 4 circonvolutions et 5 sillons. De ces circonvolutions, une est transversale et borde en avant la scissure de Rolando, c'est la frontale ascendante; 3 sont longitudinales et se continuent par leur pied avec la première, ce sont les frontales longitudinales.
Légèrement déprimé à sa face orbitaire chez l'Homme, le lobe frontal se creuse davantage chez le Singe, au point que son extrémité prend la forme connue sous le nom de bec elhmo'idal.
A). Circonvolution frontale ascendante ou frontale transverse. - La circonwlution frontale ascendante ou prérolandique, centrale antermire, 4« Irontaie. (F''fig.l06) borde le sillon de Rolando en avant; elle communique en haut et en bas avec la circonvolution pariétale ascendante par deux plis de passage que iious avons déjà mentionnés, plis de passage fronto-pariétaux inférieur «^.^ ^«J»*^ ^^^^ ' et, parvenue à la face interne de l'hémisphère, elle constitue la iv^jeu e par te d'iin lobule que l'on appelle le lobule paracentral, lobule ' ^' J;^"^'^
oMre (p, lig. 105), lui-môme nettement limité en avant P«7^;;« vnàmrepré-ovalmre et appartenant à la scissure s^^^-^''^'^^".^"' J,^.^ Z;'^;, J , est limitée par un sillon plus ou moins accusé, o» Vr^^^'^^^ prœcentralis (8, fig.lOO), qui s'étend parallèlement au sillon de 1 olando du pied de la \" à la 3' frontale longitudinale, et que l'on pourrait confondre avec la scissure
CERVEAU
centrale. Mais l'absence de circonvolution transverse en avant de ce sillon et son interruption par un ou deux plis de passage le feront toujours facilement distinguer de la scissure centrale ou rolandique.
La circonvolution frontale ascendante est fixe chez les Primates et se développe de bonne heure chez l'homme.
B) Circonvolutions frontales longitudinales. — Du bord antérieur de la frontale ascendante partent trois circonvolutions à peu près horizontales, appelées de haut en bas première ou supérieure, deuxième ou moyenne et troisième ou inférieure. Leur insertion à la frontale ascendante porte le nom de pied.
La première frontale ou frontale supérieure (F^) est la plus longue et la plus large des frontales (Fi, fig. 106).
Elle forme le bord sagittal, et appartient à la fois aux faces externe, interne et inférieure du lobe frontal. Insérée sur la frontale ascendante, elle se porte d'arrière en avant en longeant le bord supérieur, jusqu'à la pointe de l'hémisphère ; là elle contourne cette pointe en se rétrécissant, parvient sur la face orbitaire du lobe et se continue avec le gyrus rectus ou première circonvolution orbitaire qui borde en dedans le sillon olfactif (Fi, fig. 108).
Cette grande circonvolution, dont le pied naît parfois par deux racines, est ordinairement subdivisée dans les races blanches, et quelquefois dans toute sa longueur, par une incisure antéro-postérieure. Lorsque cette incisure est longue et profonde, la circonvolution paraît comme dédoublée, et l'on a sous les yeux le type exceptionel (variété) de quatre frontales longitudinales.
Dans les races inférieures, chez les imbéciles et les idiots, elle est le plus souvent simple. A la face interne de l'hémisphère, elle surmonte la scissure sous-frontale et constitue ce que l'on a appelé la circonvolution frontale interne supérieure (Fi, fig. lOS).
Ses limites inférieures sont formées par le premier sillon frontal (SFi ), ordinairement indépendant, mais quelquefois abouché dans le sillon prérolandique (Voy. fig. 106). Mais il faut retenir que la première frontale est toujours unie avec le lobe limbique et avec la deuxième frontale par des plis d'anastomose superficiels et profonds' qui traversent le sillon qui le sépare de ces parties.
La deuxième frontale ou frontale moyenne (F2), insérée sur la frontale ascendante par un pied, tantôt unique, tantôt plus ou moins nettement double, qui coupe en deux le sillon prérolandique, est généralement plus large que la première (F2, fig. 106), qu'elle longe et avec laquelle elle se refléchit sur a face inférieure du lobe frontal pour s'y terminer vers l'espace perforé a eral en constituant à peu près tout ce que l'on appelle le lobule orbitaiie iF^ hg. 108). La partie de cette circonvolution qui court sur la face externe de l'hémisphère est (aillée de plusieurs incisures, assez souvent dédoublée en partie ou en totalité en deux plis parallèles.
lobe U'iÏîtmTo 'T'"'' 'conduit, dès lors, à ce que l'on a appelé le
frontal . quatre étages ; autrement dit, il existe quatre circonvolutions frontales Ion-
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gituclinales. Certains auteurs, Benedikt, Hanot, Bouchaiu) (do Bordeaux), ont voulu voir dans ce type à quatre Irontalesl'un des caractères du cerveau des criminels, et d'autres, en plus un retour vers la forme du cerveau des Carnassiers. Mais, on peut dire avec RiciTEn GiACOMiNi, etc., que ce caractère est sans valeur et que le type à quatre frontales existe sur un grand nombre de cerveaux normaux, et que, d'autre part, s'il a un caractère rôversif, ce no peut être vers les Carnassiers - ce qui serait contredit par la morphologie du plissement de l'écorce cérébrale dans la série des Mammifères - mais bien vers le type simien inférieur, dans lequel la deuxième frontale est normalement constituée par deux circonvolutions séparées (Hervé).
La seconde frontale est séparée des frontales supérieure et inférieure par le dllon frontal supérieur (SF') et le sillon frontal inférieur (SF=). Ce dernier s'étend du sillon prérolandique dans lequel il se jette perpendiculairement à la pointe du lobe frontal ; il est toujours coupé par un ou deux plis d'anastomose (Voy. fig. 106).
Au niveau du lobule orbitaire, c'est-à-dire dans sou trajet a la face inférieure du lobe frontal, la circonvolution est séparée en dedans de la 1' frontale par la continuation à la face inférieure du cerveau du sillon fronta supérieur qui porte ici le nom de sillon orbitaire interne ou oZfacitf, parce qu il loge la bandelette olfactive (S, fig. 108); en dehors elle est séparée de la 3 frontale par la continuation du sillon frontal inférieur que 1 on appelle a ce niveau sillon orbitaire externe (Voy. fig. 108). Entre ces deux sillons orbitaires, la masse quadrilatère de la 2" frontale est entaillée par une incisure isolée complexe ?ue l'on a appelée i« en H (F^fig. 108),à ^^-^^^^^^'^'^^^ la plus fréquente (60 0/0). Cette incisure, d'apparition précoce chez 1 Homme, est fixe chez les Primates, chez lesquels la branche transversale de 1 H, Umite le centre olfactif antérieur ou orbitaire (Broca). Toutefois cette incisure sT équemment déformée, et présente plusieurs variétés que l'on a appelées d aprTs leur disposition incisure en K, «re en X, incisure etoUee, etc.
Le sillon orbito-frontal ou orbitaire externe a été regardé à tort par Beneduct comme l'homo ogue du pÎésyTvien des animaux, sous le prétexte que les grandes cellules pyramÏlef de BH.rquf entourent la scissure de Rolande (zone motrice) sont groupées derrière le sillon présylvien (zone du gyrus sigmoide).
' E udL d'une laçon spéoial., depuis n,.oc«. pa.- ° ,,^Xe
3- oirconvolulion frontale est limitée eu haut par le sillou l.outal
déjà décrit, et eu bas par la ^°f"™,^!2r„'„"%icurés, l'une bori,.outale, rurt^LSée;^'ireo=^^^^^^^^
CERVEAU
porte en avant en décrivant deux anses ou méandres successifs autour des deux branches antérieures de la scissure de Sylvius, et en formant au-dessus de rinsula de Reil une partie de Vopercule de Burdach.
Les deux méandres embrassant les deux branches antérieures de la sylvienne ont assez justement fait comparer sa forme à celle d'un M majuscule, qui serait placé à cheval sur les deux branches sylviennes antérieures. On peut donc lui décrire trois portions ; celle qui se trouve située en arrière de la branche ascendante, c'est-à-dire • entre celle-ci et le sillon précentral ou prérolandique, porte le nom de pli operculaire, pied de la circonvolution de Broca et siège du langage articulé (Po, lig. 106); celle qui se trouve en avant du sillon ascendant, autrement dit entre les deux branches antérieures s' appelle pli triangulaire ou cap (Pt, fig. 106); enfin à la portion placée en avant de la branche horizontale de la sylvienne est réservé le nom de pli orbitaire ou sourcilier (Por, fig. 106).
La 3' frontale n'apparaît à la face inférieure du lobe frontal que sur les confins de la partie externe du lobule orbitaire qu'elle contribue à former (F3, fig. 108). Là elle est bordée en dedans par le sillon orbitaire externe et en dessous elle confine à la dernière circonvolution temporale avec laquelle elle est unie par le repli ou bord falciforme qui limite la vallée de la scissure de Sylvius. Cette circonvolution est toujours unie à la 2° frontale par quelques anastomoses, trois dans le plus grand nombre des cas, plus rarement quatre. — Il n'est pas très rare non plus de rencontrer deux caps, surtout à gauche, ce qui suppose trois branches sylviennes antérieures. — En résumé, après avoir contourné la pointe de l'hémisphère, les trois circonvolutions frontales longitudinales se réunissent en convergeant vers un centre commun, qu'HERvÉ a appelé IJÔle frontal, situé en avant de l'espace perforé latéral, — au point appelé par Broca le carrefour de l'hémisphère.
Si. donc, l'on peut dire avec Féré que les trois frontales s'anastomosent largement à la pointe du lobe frontal, on ne saurait soutenir avec Pansch que la 3" frontale se perd dans la 2" au niveau de la pointe du lobe.
La circonvolution de Broca présente des variations que nous résumons d'après G. Hervé. '
1" Le type cérébral primitif des Primates est un type à deux étages frontaux.
20 La circonvolution de Broca n'apparaît qu'avec les Anthropoïdes, en même temps que la branche horizontale antérieure de la scissure de Sylvius, - et se forme par dédoublement delà 2' frontale primitive - d'où la 3« frontale constitue dès lors chez les Primates supérieurs une 4° frontale.
3» Le développement de la 3= circonvolution chez le fœtus reproduit le développement Clans la série et n'acquiert que progressivement sa complexité.
40 Presque toujours chez les microcéphales, les imbéciles, les idiots, les sourds-muets souvent dans les races humaines intérieures, cette circonvolution est rudimentalrc ou arrêtée dans son développement, ce qui constitue un caraclèro réversif
demirlvel'l'H'""'''""''' f""""^''""' ^"n^Pl-'-^i'é morphologique semble marcher t av Elle I^IT- "T'i Î:""'""'' '''''''' ''-^"Sage articulé .RûoiNGEn,
l.^v,..). Elle était très développée dans le cerveau de Gambetta. Mais il est juste de .emarquer avec Féré que la coïncidence d'une troisième frontale très compliqué en W par xemple, avec des talents oratoires très développés, n'a pas la valeur qu'on hii a altribuee, au point de vue de la localisation de Broca, car l'exagération deTa fonc on
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d'articulation des mots est évidemment insuHisante pour caractériser l'orateur. En eflet, avant un appareil phonateur admirablement réglé, il faut des images à l'orateur, sinon ses lèvres, sa langue et son larynx auraient en vain une haute puissance de coordination des mouvements pour l'articulation des sons.
Variétés des circonvolutions du lobe frontal. — Le sillon frontal supérieur (SFi, est interrompu en son milieu par un, deux ou trois plis d'anastomose entre F< et F2) 173 fois sur 336 hémisphères, dans les onservations de Giacomini.
Le sillon frontal intérieur (SF2) est traversé par un pU d'anastomose antérieur entre F» et F3, 51 lois sur 160, et par un pli postérieur 22 fois sur 160 (Giacomini), Les deux sillons frontaux sont réunis par un sillon transversal 180 fois sur 598 hémisphères d'après les observations réunies de Giacomini, Ciiiarugi, Valenti et celles de mon élève Vanhersecke(I), Le sillon frontal supérieur est séparé du prérolandique 10 fois sur 160 hémisphères (Valenti), Les trois circonvolutions frontales peuvent naître par des racines profondes, d'autres fois par des racines doubles. F' a une racine profonde 14 fois sur 158, et une double racine 76 fois sur 158 ; - F^ a une racine profonde 38 fois sur 158, et une double racine 31 fois sur 158; - F3 a une racine profonde 42 fois sur 158, et une double racine 3 fois sur 116 (Vanhersecke). — F» est coupé par un sillon transversal 5 fois sur 42 (Chiarugi) — F2 par un sillon analogue 80 fois sur 160 (Giacomini), et F^ est entamé par un sillon semblable 29 fois sur 42 (Chiarugi). Les étages frontaux peuvent être réduits ou augmentés. Il n'y a que deux étages 6 fois sur 560 hémisphères (Giacomini, Valenti) par suite de la fusion de F^ et F3 ; il y a quatre étages incomplets par division longitudinale • a) de F', 9 fois sur 168 cerveaux, b) de F^, 7 foisur 336 hémisphères, et quatre étages complets, c est-à-dire quatre circonvolutions frontales avec autant de racines spéciales 18 fois sur 558 hémisphères (Giacomini, Chiarugi, Vanhersecke). On sait que le lobe frontal à 4 étages a été considéré comme l'un des caractères du cerveau des criminels, mais sans beaucoup de raison. Giacomini a rencontré le lobe fronta a quatre circonvolutions longitudinales 4 fois sur 54 criminels (une seule fois quatre étages complets). Benedikt 27 fois sur 87 et Hanot 4 fois sur 11 cerveaux de criminels.
Le sillon frontal inférieur peut manquer 2 fois sur 160, ce qui est --^^^f^ simien ; le sillon prérolandique forme un véritable sillon précentral 9o fois sur 558 hémisphères La continuité du sillon orbito-frontal (orbilaire externe de Benedikt) a heu de Î8 à 20 fois sur 100 (Giacomini, Zernoff. Chiarugi), <^^PI"^ (VANHEasECKE)^- F3 p^^^^^^^^^ incisure en Y (branche antérieure de la sylvienne) 2o fois sur 160 en V 71 fois, en U S fois, très compliquée 2 fois sur 160, et une seule incisure (br, antérieure de la
sylvienne simple) également 2 fois. . . r. ► =nrt la «imnlicité
Le lobe frontal peut présenter des caractères simiens. De cet ordre sort la simplicité de F (comme ch ^'la /énus hottentote de Cuv.er, l'idiot de Gratiolet et ce ui de G.aco ml t rTimplicité de F3 par suite de l'unicité de la branche antérieure de la sylvienne, •rx Itence Villon ^EbeZaller, et la présence du ^-^''f-'^^' ^^^^^^^ fois observé sur les pauvres d'esprit. 11 peut, au contraire, montrer des caractères a tendan e llevée comme l'unicité des racines de F' et F^ l'existence d'un sillon li^nsve sal dans F utJi ion pTé cental unique, la complexité de toutes les circonvolutions frontales^ Le lobe orbitaii' présente une incisure en K 29 fois sur 116, en H 69 fois sur 116, en
^ Porr^'ttiliintrdlfs dire que l'examen des circonvolutions frontales à la suite d'ancTnn s amp làtions des membres ou d'ectromélie ne m'a ^oun.i ,ue .les r^^^^^^^ négatifs, ce qui ne fait que confirmer du reste les observations antérieures de Charcot, FÉRÉ et Mayor, Giacomini.
Lobe PARIÉTAL.- Le lobe pariétal circonscrit par les .««Jlf "^if^^f "«^^"f j Sylvius, sous-pariétale et occipitale, par conséquent visible A la fois a la face
(1) Vanhersecke, La morphologie des circonvolutions cérébrales (Thèse de Lille, 1891).
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externe et à la face interne de l'hémisphère, comprend trois circonvolutions : une ascendante appelée pariétale ascendante ou post-rolandique (P^), et deux longitudinales connues sous les noms de première circonvolution paritHale (P') ou parifHale mpèrieure (lobule pariétal supérieur), et de deuxième circonvolution pariétale (P-) ou pariétale inférieure (lobule pariétal inlérieur).
Fig. 106. — Face externe de l'hémisphère gauche du cerveau.
La pariétale ascendante ou post-rolandique borde en arrière la scissure de Rolando, (Pa, Ug. 106). Son extrémité supérieure est unie à celle de la frontale ascendante par un pli de passage qui ferme en haut le sillon de Rolando, et pareillement son extrémité inférieure est unie à l'extrémité similaire de la frontale ascendante par un autre pli de passage qui ferme le sillon en bas. De telle sorte qu'on pourrait dire que les deux circonvolutions rolandiques ou centrales forment une sorte d'anneau très allongé ou de boutonnière dont l'ouverture serait représentée par la scissure de Rolando. Le pied de cette circonvolution contribue à la fois à border la scissure de Sylvius et à la constitution de l'opercule de Rurdach qui cache et voile l'insula. Il y a parallélisme exact entre les deux circonvolutions rolandiques, et, comme à la frontale ascendante, on peut décrire trois portions à la pariétale ascendante : une supérieure, convexe en avant, et répondant au genou supérieur de la scissure; une moyenneconcave en avant, où s'enfonce le pied de la 2» frontale ; une inférieure, convexe en avant et répondant au genou inférieur de la scissure. En arrière là pariétale ascendante est limitée par le sillon post-rolandique. A la face inle'rne de 1 hémisphère, elle conlril)ue pour une petite part à former le lobule paracentral que contourne la scissure sous-fronlalo et que partage une petite
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incisure centrale (p, fig. 105). Mais ce lobule, il faut le retenir, est presque nlièremenl tormô par la tftle de la frontale ascendante.
La pariétale supérieure (Pi, lig. 106), fait en arrière de la scissure de Rolando le pendant à la frontale supérieure. Comme cette dernière, elle s'insère par son pied sur la pariétale ascendante ; comme elle, elle longe le bord sagittal et empiète sur ses deux faces. A la face interne, elle forme un amas mamelonné de plis : le lobule quadrilatère, prœcuneus. (P, iig. lOii), limité en avant par la scissure sous-frontale (SSF), en arrière par la scissure occipitale (0). En bas, ce lobule est séparé du lobe limbique parla scissure souspariétale (SSP), et communique avec ce lobe par les deux plis de passage pariéto-limbiques (Voy. fig. 103). A la face externe de l'hémisphère, elle a une forme générale triangulaire, et se termine en arrière par une queue qui traverse la partie supérieure de la scissure occipitale externe et vient s'unir à la 1" circonvolution occipitale par le premier j)li de passage occiinto-pariétal, qui vient interrompre et masque la scissure.
Fig. 107. — Face externe du cerveau de l'Homme. — Plis de passage.
scissure de Sylvius ; R, scissure de Rolando; F^. F^, f3. les 3 circonvolutions frontales; Fa la frontale ascendante; Pa, la pariétale ascendante; Ps, circonvolution pariétale supérieure; Pi, circonvolution pariétale inférieure; T^, T2, ^ les 3 premières circonvolutions temporales- O' 0^. 0^ les 3 premières circonvolutions occipitales; 1, premier pli, et .. deuxième pli de passage pariéto-occipital (plis de Gratiolet); 3, premier pli. et 4, deuxième pli de passage temporo-occipital.La flèche indique la direction de la scissure occipitale exierne.
La pariétale inférieure naît par un pied, parfois deux de la paricta e ascendante ; de là, elle remonte un peu le long de la pariétale ascendante et contourne la lin de la branche postérieure ou oblique, de la scissure de Sylvius oij elle forme ce que l'on appelle le lobule duph courbe, gjirus marginalis (Ps, iig. 106), et Là s'anastomose par son bord inférieur avec l'extrémité postérieure de la temporale supérieure à l'aide d un pli, pu de passage pariéto-temporal (Voy. fig. 107). Puis, elle continue son chemm
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en arrière en décrivant un long méandre tourmenté qui se met à clieval sur la queue du premier sillon temporal, la scissure parallèle des classiques, et forme là ce que Ton connaît sous le nom de pli courbe, gyrus rtn(/w/am (P2, fig. 102et 106). Par son extrémité postérieure, le pli courbe se continue à la fois avec la 2' temporale, deuxième pli de passage pariélotemporal (Voy. Qg. 102 et 107), et avec la 2° occipitale, deuxième pli de passage pariéto-occipàal (Voy. fig. 102 et 107) de Gratiolel, pli superficiel qui masque aussi la scissure occipitale. Ces deux circonvolutions représentent les deux groupes circonvolutionnaires pariétaux des carnassiers ; la supérieure correspond au groupe sagittal, la seconde au groupe sylvien. Elles résultent donc de la fusion des 4 circonvolutions primitives des Mammifères ordinaires en deux lobules. Entre elles on voit un sillon de conformation diverse, le sillon intra-pariétal de Turner (II, fig. 101). Le plus généralement, il représente un sillon courbe à concavité inférieure qui commence en avant près du pied de la pariétale ascendante, monte entre cette circonvolution et le lobule du pli courbe en formant ce que l'on a appelé le sillon post-rolandique, puis s'infléchit et se porte en arrière entre le lobule pariétal supérieur et le lobule pariétal inférieur pour aller se jeter dans le lobe occipital en formant parfois un T avec ce qui représente la scissure perpendiculaire externe (Voy. fig. 102, 106 et 107). Fréquemment, dans la moitié des cas peut-être, il est interrompu en arrière par un ou même deux plis d'anastomose, plis de passage transversaux de Gromier, qui unissent les deux circonvolutions pariétales.
Il résulte de cette particularité que la partie initiale de la scissure peut être complètement interrompue par suite de l'existence d'un pli d'anastomose superficiel; isolée du reste, cette partie du sillon intei-pariétal constitue un sillon parallèle à la scissure de Rolande, sillon post-rolandique, limité en arrière par une troisième circonvolution centrale (RR', fig. 103). De même, la partie postérieure de ce sillon, isolée aussi du reste dans certains cas, prend une forme en X ou en K ; c'est à ce sillon que W^ilder a donné le nom de fissure par occipitale.
Le sillon intrapariétal représente le sillon pariétal en V renversé des Singes inférieurs, et si, chez l'Homme, la circonvolution pariétale inférieure ne se réduit plus à une seule circonvolution arquée (pli courbe), comme chez ces derniers animaux, mais forme un véritable lobule représenté en bloc par deux anses, c'est parce que l'anse primitive, s'allongeant, a dû s'incurver davantage pour trouver place.
Variétés du lobe pariétal. — Le sillon interpariétal est interrompu par un pli d'anastomose 154 fois sur 526 hémisphères (Oiacomini, Vanhursf.cke), par deux plis 17 fois sur 336 hémisphères (Giacomini). Le sillon post-rolandique est indépendant et complet de 15 à 22 fois pour 100; il communique avec l'interpariétal de 44 à 51 fois pour 100 et manque de '^i à 25 fois pour 100 (Giacomini, Zuunoff, VANiiEnsECUE). D'après les recherches de CuNNiNGHAM, le sillon post-rolandiqne est : aj divisé en deux parties, séparées toutes deux du sillon interpariètal, 4 fois sur 02 hémisphères; b) il est complet et séparé du sillon interpariétal 10 fois sur 62; c) il est complet et communique avec le sillon inlerpariélal 35 fois sur 62; d; le sillon interpariélal communique avec la branche inférieure du post-rolandique et la partie supérieure de ce dernier reste indépendante 10 fois sur 62; e) le sillon interpariélal, enfin, communique avec lextrémité inférieure du rameau supérieur du post-rolandique, et le rameau inférieur du post-roIandlque en reste séparé 2 fois sur 62.
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D'autre part, le silloa iaterpariélal s'étend sans interruption Jusque dans le lobe occlpilal SS fois sur 180 hémisphères (Giacomini), communique avec la scissure de Sylvius 32 fois sur 158 hémisphères, et avec le sillon parallèle (ST'), par suite d'un deuxième pli de passage profond, UO fois sur o58 hémisplières (Giacomini, Cuiarugi, Vaniierskcke),
Très réduite chez les Cynocéphales, la circonvolution pariétale supérieure forme déjà chez rOrang et le Chimpanzé un lobule presque aussi important que chez l'Homme. Un sillon longitudinal plus ou moins prononcé peut, dans certains cas, dédoubler les circonvolutions pariétales (P' + P-) en quatre circonvolutions pariétales.
Lobe TEMPORAL.— Le lobe temporal de l'Homme et des Singes qui procède du groupe sylvien des Mammifères ordinaires, est placé au-dessous du lobe pariétal et séparé de lui par la scissure de Sylvius. 11 apparaît sur les laces externe et inférieure de l'hémisphère et se prolonge vers le hile de ce dernier jusqu'à la
Fig. 108. — Face inférieure du cerveau.
I r grande fente interhémisphérique ; S. sillon olfactif; b, nerf olfactif; S', scissure de Sylvius. f'. f2, f3. circonvolutions frontales orbitaires; t3, T*. T^. troisième, quatrième et cinquième circonvolution temporale: 1, scissure en Y; 2,3. 4, sillons temporo-occipitaux ; 5. lobule fusiforme; 0, lobule lingual; 0^ 0^ O''. troisième, quatrième et cinquième circonvolution occipitale.
fente de Bichat. En arrière, ses limites sont peu précises, car ses circonvolutions s'unissent directement ou par des plis de passage avec les circonvolulions des lobes voisins, mais son origine m(^me doit le faire séparer de ces lobes. 1 est formé de cinq circonvolutions longitudinales qui sont séparées par quatre sillons et qui partent toutes d'un centre commun indivis situé à la pointe du lobe, appelé par liroca pôle Umforal.
La première temporale (T'), assez étroite, peu flexueuse, longe la scissure de Sylvius dont elle lonne la lèvre inférieure (Ti, lig. 101 102, 104) et s'unit à la pariétale inférieure par un pli de passage que nous connaissons déjà (1" pli de passage pariéto-temporal).
La deuo)ième temporale (T2) est parallèle à la première (T2, fig. 102); en arrière elle se continue par deux plis de passage à la fois avec la circonvolution pariétale inférieure, pli teinporo pariétal (ou 2° pli de passage pariéto-temporal), et avec la seconde circonvolution occipitale, /" pli temporo-occipital.
La troisième temporale (T3) occupe le bord externe de l'hémisphère (T3,lig. 101 et 102); en arrière, elle s'unit à la 2° et à la 4' temporales par des plis d'anastomose, et se jette, ou toute entière dans la 3' occipitale, 2° pli de passage temporo-occipital, ou mi-partie dans celle-ci et mi-partie dans le gyrus prœoccipitalis. Ces trois circonvolutions temporales sont les seules que l'on voit à la face externe de l'hémisphèi-e.
Entre la première temporale et la seconde court un sillon remarquable par sa régularité, sa profondeur, son apparition précoce chez l'Homme, son importance dans la série animale et son trajet parallèle à celui de la scissure de Sylvius (12, lig. 100) : c'est le premier sillon temporal que Gratiolet avait élevé à la dignité d'une scissure sous le nom de scissure parallèle (STi).
La quatrième temporale (T*), qu'on voit sur la face inférieure de l'hémisphère est coupée par des incisures multiples; elle est bien isolée en avant de la S" temporale, mais fréquemment unie à la 3° par des plis anastomotiques qui traversent le troisième sillon temporal (ST-*).
La cinquième temporale (T^) est la plus remarquable des circonvolutions du lobe temporal. C'est la circonvolution du grand hippocampe, gyrus uncinatus (H, flg. 97 et T», fig. 108). située entre la 4" circonvolution temporale en dehors et la fente de Bichat en dedans, cette circonvolution borde le seuil de l'hémisphère. — Sa partie antérieure, lisse et renflée, se termine en crochet, c'est l'uncus ou lobule de l'iiippocampe (U, fig. lOo), et se continue en arrière avec le corps bordant et le corps godronné ; son extrémité postérieure, effilée, pénètre dans le lobe occipital, au-dessous de la scissure calcarine. Elle s'anastomose d'ordinaire avec la 4° temporale par un pli qui traverse la partie moyenne du 4° sillon temporal, et au-dessous du bourrelet du corps calleux, communique avec le lobe limbique ou circonvolution du corps calleux par le pli de passage temporo-limbique.
Quant au 4« sillon temporal (ST»), sillon du grand hippocampe (Voy. Corne d'AMMON), en s'enfonçant dans la corne sphénoïdale du ventricule latéral il détermine la formation d'un gros bourrelet que l'on appelle le grand hippocampe ou corne d'Ammon.
Le lobe temporal communique donc : 1" avec le lobe frontal par le pli falciforme; 2° avec le lobe du corps calleux par le pli temporo-limbique- 3 avec le lobe pariétal par le pli rétro-sylvien et le pli courbe qui sont superhciels, et le temporo-pariétal profond qui appartient au lobe de l'insula.
Variétés du lobe temporal. - Le premier sillon tcn,poral (ST,) est inlerromnu
^fols su. 3(.6 il fait défaut (G.acom.n. . Chez, beaucoup de nèg.-es et d'idiots P Bhoca) o même dans pas mal de cerveaux de sujets ordinab-es. le pU lempo.-o-limbîque d^vL!
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protond, ce qui rappelle la disposillon du sillon de l'hippocampe (ST'') chez les Singes. Dans ces circonstances le lohe linibiciue, qui comprend à la fois la circonvolution du corps calleux et la circonvolution de l'hippocampe est à nouveau limité de toutes parts par le sillon de l'hippocampe qui n'est autre chose que le vestige dans l'espèce humaine de la grande scissure limbique des animaux osraatiqucs. Dans certains cas, le sillon de l'hippocampe se prolonge jusqu'à la pointe du lobe temporal et vient achever l'isolement du lobe limbique.
Lobe occipital. - Le lobe occipital n'existe que chez les Primates, et encore chez l'homme il est assez mal autonomisé., 11 est formé de 6 circonvolutions séparées par b sillons qui partent, d'un centre situé à l'extrémité postérieure de l'hémisphère appelé pôle occipital. Sur la face externe il est séparé par la scissure occipitale externe du lobe pariétal avec lequel il communique par les plis de passage pariéto-occipitaux ; a la face interne il est séparé du lobe pariétal par la scissure occipitale interne, et du lobe du corps calleux par la queue de la scissure en Y ou première portion de la scissure calcarine, mais il communique avec ces lobes, par les plis de passage profonds cunéo-pariétal et cunéo-limbique. • A la face inférieure ou cérébelleuse de l'hémisphère enfin, il se continue sans ligne de démarcation avec les circonvolutions du lobe temporal. Les trois premières circonvolutions occipitales visibles à la face externe de l'hémisphère ont été réunies par Broca sous le nom.de lobule sus-occipital, les deux suivantes, qui occupent la face inférieure, ont reçu du même auteur le nom de lobule sous-occipital, et la dernière que l'on voit à la face interne porte le nom de lobule occipital interne, lobule triangulaire, cuneus (0^ fig. lOo).
La première circonvolution occipitale (0') est la plus élevée de la face convexe (Qi, fig. 101 et 106) ; elle se continue avec la circonvolution pariétale supérieure par le premier pli de passage. La deuxième occipitale {0-) se joint à la circonvolution pariétale inférieure par le second pli de passage de Gratiolet, mais envoie en même temps d'^^f ^f^..."^^ J^^.^,";: cation à la seconde circonvolution temporale (0^ fig. 101 e 106) La t o sième occipitale m occupe le bord externe du lobe et prolonge la 3 temporale, mais as ez souvent aussi elle est unie à la deuxième tempora pa une bifurcation (03, fig. 101 et 106). Les quatrième e crn,m.n. Ltpitales (O^etO") occupent la face inférieure du lobe et «o^t/espf " ment la continuation des 4« et 5' temporales. La 4 en «'"^^^^^f^^ ^. porale, forme avec elle une masse renfiée à laquelle on a donne le nom de lobule fusiforme ou circonvolution temporo-occip.tale infe leure et exte n, (5 fi- 108) • la 5« occipitale, étalée sous la scissure calcarine, const luo vec îa i temporale le lobule l^çual ou circonvolution ^^^^^^^^^ inférieure et interne (6, fig. 108). Entre ces deux dernière ^ la 4- et 3' occipitales, court le quatrième sillon occipital qui se continue avec le 4' siUon temporal ou sillon du grand hippocampe, ''"a .ixù)". occiplL enfin (0'^), en forme de. t-ngle à base to^^^^^^^^ arrière d'où son nom de lobule cunéiforme, coin ou cunéus siège a la ac, in ^rne duTobeToo lig. 103) ; elle est bordée en haut par la scissure occipitale in n qù la épLre du lobule quadrilatère (precuneus) appartenant au bbe ^ar é"l e en l as par la scissure calcarine. l>ar sa pointe elle est unie au lobe mnbiqu par un pli de passage profond, le pli cunéo-lmibique.
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Variétés du lobe occipital. — Lisse sur le Cynocépliale, chez le Macaque et la Guenon, où il contraste si fort avec le reste de l'écorce cérébrale qu'il a l'air de coiller le cerveau en arrière, d'où le nom de calotte que lui a donné Gratiolet, il commence à se plisser chez quelques Semnopilhèques, puis se plisse davantage chez le Gibbon et atteint presque le degré du plissement qu'il a chez l'IIoninie avec l'Orang et le Chimpanzé. Les deux plis de passage intérieurs ou tomporo-occipitaux sont déjà bien visibles chez les Anthropoïdes, mais les deux plis de passage supérieurs ou pariéto-occipitaux restant plus profonds et non apparents encore à l'extérieur, il en résulte que la scissure occipitale externe'-' reste plus ouverte qu'elle ne l'est chez l'IIomme. Mais que les plis de passage de Gratiolet deviennent profonds, et la scissure occipitale s'ouvre à nouveau et redevient aussi évidente que chez les Singes inférieurs. C'est ce que l'on a observé nombre de fois, non seulement chez les faibles d'esprit, les idiots, les nègres, mais môme chez les hommes fort intelligents, Asseline notamment.
Beneoikt, Brown, Tenchini, Willigk, Mingazzini, ont observé 5 fois sur H2 criminels un vrai operCule occipital. Lombroso a considéré dès lors l'existence de la calotte du cerveau dans l'espèce humaine comme un des caractères du cerveau des assassins, mais si je m'en rapporte à mes propres recherches qui ont porté sur plus de 200 cerveaux, c'est presque la proportion (4 à o 0/0) que l'on trouve chez les sujets ordinaires. — Dans 12 microcéphales on a noté quatre fois l'existence de cette particularité. Dans près de la moitié des sujets, on constate la présence du sillon occipital transverse dans lequel vient s'ouvrir le plus souvent le sillon interpariétal pour constituer le sillon en T.
Lobe DU CORPS cALLEU.x. — Le lobe du corps calleux (C, lig. 105 et 109), appelé classiquement circonvolution du corps calleux, circonvolution crélée circonvolution de l'ourlet (gyrus fornicatus), est le vestige chez les Primates du grand lobe limbique des Mammiières ordinaires.
La plupart des Vertébrés, les Mammifères os^natiqties surtout, chez lesquels lor-ane de l'odorat est très développé et possèdç les caractères d'un sens majeur, ont à la surface du cerveau un vaste lobe afiecté à l'olfaction, le lobe olfactif.
Ce centre olfactif forme à la face interne de l'hémisphère un cercle complet (C, H fi^ 109) appelé grand lobe limbique, parce qu'il borde le seuil (limen) de l'hémisphère' Considérablement réduit chez les Mammifères anosmaliques. et en particulier chez 1 Homme, dont le sens dominant n'est plus l'odorat, le lobe limbique décrit cependant encoie un circuit presque eomplet autour du corps calleux, ce qui a fait appeler la circonvolution du corps calleux circonvolution annulaire ou de l'ourlet. Ce n'est en eflet, quen ayant, au niveau de l'espace perforé antérieur (vallée de Sylvius) que cette circonvolution paraît franchement interrompue. Elle persiste donc sous la foime d une anse ouverte en avant, qui embrasse le corps calleux. Mais, si à son arc supérieur usage a conservé le nom de circonvolution du corps calleux, son arc inférieur a pd le nom de cinquième circonvolution temporale ou circonvolut on de l'hippocrie
ment Sz es? T. '''''' P''^'^^*'^' son absence d plisse-
men chez les Gyrencephales, par son atropliie lorsque le grand développement des circoit volutions antérieures donne, chez les Primates, la prééminence au loie firtaÎ(B„rc"^
Quoi qu'il en soit, la circonvolution dite du corns rallp.iv n i.. . d'un Me et nous la décimn. oon.mo l.ll, Knë pr n. n^Zn^I'ZT"
lution de l'hippocampe par le pli de passage lemporo-limbique. Son bord concave est séparé du corps calleux par une rainure linéaire, le smus du corps calleux; son bord convexe est séparé du lobe Ironlal par la scissure sous-Ironlale, du lobe pariétal (lobule quadrilatère), par la scissure sous-pariétale,qui est le vestige de la scissure sous-pariétale des Mammifères ordinaires. , , . i
C'est donc par erreur que Rolando a réuni cette circonvolution avec le lobule quadrilatère sous le nom de circonvolution crétée (par analogie avec une crête de coq) Au niveau du genou du corps calleux elle est unie au lobe fronfel par un pli qui franchit la scissure sous-fronlale, le pli de passage fronto-hmbique, et à peu près au milieu du corps calleux par un autre pli, le pU de passage fronlo-