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FL . scî
SF
Fig. 110.
Fig. 109.
r., 109 - Face interne de l'hémisphère droit du chien montrant une partie de la face "'S' inféro-interne.
,uonv • H lobe de l'hippocampe ; S F, scissure sous-frontale ; 0, lobe olfactif; C. lobe du corps calleux . 1" J," ^^^,5^1 f g P. scissure sous-pariétale; FL. pli de passage fronto-h^^^^^^^^^^^ RL pli de passage retro-hmbique protona , r . 1 "
FiÈT 110 - Face inférieure du cerveau du chien.
f ,r«'H. ..be la rh,pp.»„p.; D, p,.c. du p.. d. p..s.g. ré.ro.l,p.b„de. profond " chez le chien.
l^UgnepH-o.aMre (Voy. fig. 105); P^-^ loin Jes ^ t^^^^^^ limMgues antérieur et postérieur l^^^^^^^^^ calcarine,
precunéus), et au niveau de la rencontie de la scis^^^^^^^^ P un pli de passage profond (superficiel che^ les Singes), p l'unit au lobeo ccipital (cunéus).
.e lo.e du corps calleux -P^-^e don^ s.^.;.. les P^-^^^ ^^l^^^ bigue des Mammifères moins élevés. Mais, en .^al^^^^^^^^^^^ ^^^^ 1,3
restiluerla circonvolution de ^ "PPf l""^^^.,^, ^1^^^^^ uroca. le grand lobe limbique se Mammifères à odorat bien développé, les «^"'"^J"'/ chez les Primates el les
compose des lobes olfactifs, de rh.ppocan.pc P^, , parallèlement à Tamoin-
Cétacés, c'est-à-dire chez les Anosmaliqus c,jo^^^^^ ^^^^^^^^^^^^ drissement des fonctions olfactives. Le lobe olfactif se lèdui
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olfactifs, le lobe de l'hippocampe s'atrophie et n'est plus représenté que par une petite circonvolution qui se fusionne avec le lolje temporal, et le lobe du corps calleux lui-môme n'est plus considéré que comme une simple circonvolution. Parallèlement, la grande ceinture limbique paraît comme edondréeen plusieurs points et discontinue.
L, lobe olfactif; H, lobe de l'hippocampe; 1, scissure limbique; p, sillon présylvien (rolandlque) ; F, lobe frontal; C, sillon crucial de Leuret; -| — (-, gyrus sigmoïde; S, scissure de Sylvius; I, II, III, IV, les 4 circonvolutions pariétales!
Le lobe limbique fait, chez les Mammifères inférieurs aux Primates (Chien, Cheval, Mouton, etc.), un coude sous le bourrelet du corps calleux qui contribue à former les circonvolutions sous-calleuses, en vestige encore dans certains cerveaux de l'espèce humaine. (Voy. Corps godronné).
Nous verrons un peu plus tard toutefois (voy. Corps godronné) que le lobe limbique d'après P. Broca n'est, en réalité, qu'un lobe para-limbique.
Variétés du lobe du corps calleux. — La plus importante des modiQcations de la circonvolution du corps calleux est sa subdivision en deux circonvolutions, par suite de l'existence d'un sillon plus ou moins profond et plus ou moins complet qui court le long de son étendue. Ce sillon, sillon inlra-limbique, que j'ai observé dans la proportion d'environ 5 0/0, est comme une sorte de tendance évolutive vers la formation d'une deuxième circonvolution frontale interne dans l'espèce humaine.
C'est à celle conclusion du moins qu'est arrivé Manouvrier (Bull, de la Société d'Anlhrop. de Paris, 1892), — mais nous regrettons de ne pouvoir partager l'opinion de notre savant collègue de l'Ecole d'Anthropologie de Paris. J'ai dit pourquoi ailleurs (voy. Thèse de Bole, p. 67, Lille, 1893). Chez les Cétacés à fanons, ce pli est dédoublé au point de constituer trois circonvolutions au lobe du corps calleux.
Lobe de l'Insula. — Le lobe de'l'Insula, insula de Reil, lobule du corps strié, occupe le fond de la fosse de Sylvius, dont il faut écarter les bords pour l'apercevoir (1 à 6, lig. 112). Deux portions delà marge de la scissure contribuent surtout à le cacher, et portent pour celte raison le nom d'opercule, opercule de Reil ou de Burdach. Ces deux portions qui surplombent en forme dé saillie et recouvrent l'insula appartiennent, l'une au pied des deux circonvolutions rolandiques (opercule supérieur), l'autre îi la 1" circonvolution temporale (opercule inférieur). Le cap do la 3' frontale vient aussi s'ajouter aux saillies précédentes et constitue un opercule accessoire (opercule orbilaire)
L'insula a la forme d'une coquille de mollusque bivalve, c'est-à-dire
Debierrc. — 15.
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qu'elle a l'aspect d'un triangle bombé et comme recouvert de vagues disposées en éventail ; son sommet regarde l'entrée de la scissure de Sylvius et sa base correspond au lobe frontal et un peu au lobe pariétal en arrière. De ses trois bords, l'antérieur ou frontal est séparé du lobe du même nom par une rigole, rigole frontale ou antérieure; le supérieur du lobe fronto-pariétal par une autre rigole, rigole fronto-pariétale ou supérieure, et l'inférieur du lobe temporal par une rigole semblable, rigole temporale ou inférieure.
L'insula peut être partagé, à l'exemple d'EuERSTALLiui, en deux parties par suite d'un sillon qui le traverse de sa base à son sommet, grand sillon central, l'une antérieure, insula antérieure ou insula proprement dite, reliée au lobe frontal, l'autre postérieure, insîila postérieure ou lobule rétro-insulaire, ratlacbée au lobe temporo-pariétal (Voy. lig. 112).
Fig. 112.
Vue de l'insula après écartement des Ifevres de la scissure de Sylvius. (Pièce du Laboratoire d'aiiatomie).
S scissure de Sylvius ; R. scissure de Rolando ; Fa et Pa. circonvolutions rolandiques; Ti première circonvolutim. temporale; 1.2. 3. plis profonds temporaux par.etaux ; 1. 2. insula postérieure; 3. 4, 5, C, insula antérieure.
L'msuZa an^érto présente trois circonvolutions conûuentes au pùle de l'insula séparées par deux sillons. La plus postérieure (gyrus terlms d Eberstaller) appelée par Cunningham (1) gyrus centralis anlenor relie 1 insula a h , les deux autres (gyrus primus et secondus) le rattachent à F .
L'insula postérieure est séparée en deux circonvolutions par un s» "«'^ la parcourt en suivant sa longueur. La première est appelée Oin^^^nUal^ polerior par Cunningham. Ces deux circonvolutions se fusionnen ^^^^^^^'^^ se rendre dans l'extrémité du lobe temporal, comme e disent Ebe^^^^^^^^^ llKKi™etGuLDBEnG,etc.,maisenréalitéaugrandlobelimbique(CuNNiNG
En haut elles se jettent sur Pa et la circonvolution pariétale ^"'«"«"'•^^
11 résulte de cette description qu'il y a analogie et concordance entie les
(,) J. CuNNmcHXM. Tho Sylviaa fissure and Ihe island of Reil on Ihe Primate brain {Journ. of. Anal., Vol. XXV, p. 28(5 cl 338, 1891).
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plis et sillons de Reil et les plis et sillons de Rolande. L'insula antérieure correspond à un pli teniporo-frontal, l'insula postérieure à un pli tempopariétal.
En arrière, l'insula postérieure est limitée par la rigole posléro-inférieure au-delà de laquelle on voit un contrefort jeté entre Ti et P^^ \q pH cle passage temporo-pariiHal profond de Broca, circonvolution temporale transverse de Heschl, composé d'un ou de deux plis.
Enlin, à l'entrée de la scissure de Sylvius (région pré-insulaire ou seuil de l'insula), le pôle de l'insula est bordé par un pont arrondi et curviligne qui s'étend de la première temporale à la racine de la 3° Irontale : c'est le j}li falciforme de Broca.
La face profonde du lobe de l'insula repose sur le noyau caudé du corps ?trié; sa surface superficielle est recouverte d'une coucbe de substance grise qui se continue de toutes parts avec l'écorce des trois lobes circonvoisins.
L'occultation du lobe de l'insula chez l'Homme n'indique pas qu'il soit en régression dans l'espèce humaine. Loin de là, car c'est le contraire qui est vrai. — L'insula de l'Homme est en effet plus considérable, plus plissé que celui des Singes. A part les Anthropoïdes, ces animau.x l'ont ordinairement petit, lisse et plus ou moins découvert. Celui de l'Orang et du Gorille a trois plis, celui du Chimpanzé quatre et dans l'insula de l'Homme on peut rencontrer plus de cinq plis.
Si donc chez nous, l'insula s'est enfoncé et est devenu une sorte de lobe central c'est en raison du grand développement des circonvolutions de la surface de l'hémisphère et en particulier du lobe frontal.
Cette extension de tout le manteau a entraîné l'enveloppement du lobe de l'insula autour duquel l'écorce semble avoir gravité dans son agrandissement comme autour d'un pôle.
Jusqu'au milieu du cinquième mois, la surface de l'insula est lisse. Toutefois, la division en partie frontale et en partie temporo-pariétale est depuis longtemps établie déjà Successivement apparaissent les sillons, en commençant par le sillon central. Du septième au huitième mois, l.nsula a achevé sa forme extérieure, mais celle du côté droit est en avance sur la gauche, et les deux côtés sont relativement en retard chez les fœtus O (CuNNiNGHAM), ainsi que cela se passe, du reste, pour toutes les circonvolutions (Rûdinger)
Relativement a son origine ancestrale,l'insula dérive du lobule sous-sylvien (écorce qui recouvre le noyau lenticulaire du corps strié) des animaux osmatiques ; Tinsula anlieSre provient du pli temporo-frontal de ce lobule, tandis que l'insula posté ieure dérte du pU temporo-pariétal, déjà ébauchés chez le tapir et le cheval. aerue du pli
Pouvons-nous tenter, en terminant l'étude des circonvolutions, l'esquisse de l'évolution prog^ssive que l écorce cérébrale a suivie chez les Mammifères avant d'avoir acquis les caractères de spécialisation si marquée qui la distingue chez l'homme
Pris en bloc, dans l'ordre des Primates, l'hémisphère se dédouble en deux régions éparées par la scissure de Sylvius: un étage fronlo-pariétal et un étage 00010^ emporal Du dernier des Cébiens aux Pithéciens, on voit apparaître la u'Le de la sciïuî; deRolandoqui subdivise l'étage aniéro-postcrieur. En môme temps rélTI nnïw ^1 rieur se décompose en deux lobes, par suite de la formation de rsd;sure?cc p^l^^^^^^^ passantT. f''-''^ Primates est bien différent de celui des autres uZnlLs En