‹ La moelle épinière et l'encéphale [electronic resource]Chapitre 34 sur 57 · CORPS CALLEUX · texte numérisé non relu

CORPS CALLEUX

Le corps calleux (23, fig. 128, bk, fig. 129) se présente sous la forme d'une voûte tendue au-dessus des ventricules, plus large en arrière qu'en avant, et présentant de chaque côté trois prolongements qui correspondent aux trois cornes des ventricules latéraux. — C'est une large commissure blanche composée de libres transversales réunissant l'un à l'autre les hémisphères du cerveau. — Sa longueur est d'environ 8 centimètres ; son épaisseur bien appréciable sur une coupe sagittale du cerveau est dilïérente suivant les points et varie de 3 à 4 millimètres (en avant) jusqu'à 7 à 8 millimètres à son extrémité postérieure.

On considère au corps calleux une face sujoêrieure, une extrémité antérieure, une extrémité postérieure, deux bords latéraux et une face inférieure.

1° Face supérieure (fig. 129 et 131). - Légèrement convexe d'avant en arrière, elle présente, sur la ligne médiane, un très léger sillon, improprement appelé raphé du corps calleux, et, de chaque côté de ce sillon, deux tractus blancs à direction antéro-postérieure, tractus longitudinaux ou nerfs de Lancisi (sm, fig. 129). - Plus en dehors, sur les bords mêmes du corps calleux et compris dans l'enceinte du sinus du corps calleux, on voit quelquefois deux autres tractus longitudinaux grisâtres, les tractus latéraux ou tœmœ tectœ du corps calleux (si, fig. 129), qui se continuent en arrière avec le corps godronné correspondant. Ces deux sortes de tractus sont coupés par d'autres tractus transversaux qui glissent au-dessous d'eux et passent d'un hémisphère à l'autre : ce sont les tractm tramversauœ qui s'enfoncent dans l'hémisphère en rayonnant, couronne rayonnante du 'corm ca/Zei<x (m, fig. 129, et 3, lig. 131). ^

Cette face du corps calleux peut être aperçue en écartant les deux hémisphères l'un de l'autre; - elle est en rapport avec le bord libre de la faux du cerveau, les artères calleuses, et bordée, à droite et à gauche nar la

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catus, dont elle est séparée par le sinus du corps calleux.

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2° Extrémité antérieure (lig. 128 et 133). — Hepliée sur elle-même, l'exlrémilé aulérieiire du corps calleux forme une saillie arrondie, désignée sous le nom de genou du corps calleux, distante de 3 à 4 cenliiiiiîlres du sommet des lobes frontaux, et dont la concavité embrasse la cloison transparente et les corps striés, et ferme en avant les ventricules latéraux. Sa pointe se porte en bas et en arrière vers le chiasma des nerfs optiques, en s'amincissant progressivement et se termine par uiie extrémité étroite et mince qu'on

Fig. 128. — Goupe antéro-postérieure de l'encéphale (Foville).

1 bulbe rachidien ; 2, protubérance annulaire ; 3. pédoncule cérébral ; 4. cervelet ;. 5, arbre de • te 6 valvule ^e Vieussens ; 1. quatrième ventricule ; 8. aqueduc de Sylvius ; 0, tubercu es auadriiumeaux ; 10, glande pinéale ; 11. frein de la glande pinéale ; 12, couche opt.que ; 13. ollLregris;; li^com^ antérieure; --'.^ «^f ^^^f 5;«73;;:3

16 tubercule mamiUaire ; 17. tuber cinereum, infundibulum et corps pitu.ta.re ; 18 espace perforé interpédonculaire ; 19. nerf optique; 20. nerf moteur oculaire commun, 21 nerf Slfacti? - 22, trou de Monro ; 23. voûte à trois piliers ; 2J. septum lucidum ; 25. corps calleux ; 2 ci évolution de lourlet; 27. circonvolutions antérieures de la face interne; 28. groupe qlTrUare des circonvolutions de la face interne ; 29, circonvolutions postérieures de la face interne.

appelle le bec ou rostre du corps calleux. Ce bec se divise en deux cordons blancs qui vont constituer, avec les tractus longitudinaux, les î^crfonn^Zrs du corps calleux de Vicq-d'Azyr, bandeletles diagonales' \\ \h^ocA, qu. se dirigent vers la substance perforée latérale. - Des angles ^^^^'^'^ J^ ' lent enfin deux prolongements courbes, cornes Irontales J^'"^' qui pénètrent dans l'épaisseur des lobes frontaux, ou ils vont se perdie en contournant la partie antérieure des corps striés.

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3° Extrémité postérieure J28 et 133). — Replié sur lui-même en arrière, le corps calleux lorme un bord épais, bourrelet liii corps calleux, spléniuin (9, lig. 133), distant du sommet des lobes occipitaux d'à peu près o centimètres. — lin suivant, de haut eu bas et d'arrière en avant, le contour de ce bourrelet, l'on arrive dans le troisièiiie ventricule. Latéralement, l'extrémité postérieure du corps calleux se prolonge en deux feuillets qiii recouvrent la corne occipitale (forceps major de Reil) et la corne sphéuoïdale (tapeium de IHeil) du ventricule latéral (m', iig. 129).

FIg. 129. -Corps calleux et vonlricules Inlriraux. - A gauche le corps calleux e8t coupé à son onlréc dans le laTéral."" ' "^"i^P'"^™. ^Cdroile.il « été/ enlevé pour mettre à Jour la cavité du ventricule

m Tn.rr""' ' longitudinale du corps calleux; si, strie longitudinale latérale ou lœnia tocla ■

m, entrecroisement des Obres du corps calleux et de celles de la couronne rayonnante do Reil; m", partie To': lé leure .rradlee du corps calleux (tapis); fa, libres arciformcs; si, corps strié; se. st.ia cornea .1 coùc, L optique ;fx,voùto;am, corne d'Ammon;vk, ergot de Morand. coinea , in. couclio

4 Bords latéraux. - Le corps calleu.x n'a que des bords latéraux lictifs «^^oû^inucnl laltM-alement avec celles des bémisphères. (Voy li^^ ' HK i ~ Néanmoins, la coupe de Foville démontre que de cbaque côté les

"S" , Zr;'"'" " ""'"^1 ""^ ^'^'•^^ anlt^ro'postérieure, Wct

latéral pour s épanouir en gerbe et rayonner de là, en bas et en debors dans I épaisseur des bémispbcres. ^'

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5° Face inférieure. — Pour voir celte lace, il faut pénétrer dans les ventricules latéraux par leur plancher, car elle forme la voûte de ces ventricules. — Lisse et légèrement convexe sur le milieu, concave' sur les côtés elle se continue en arrière avec le trigone cérébral, qui s'en écarte en avant en se portant en bas. Libre en avant, elle donne insertion sur la ligne médiane à la cloison transparente (Voy. fig. 132).

Le corps calleux est composé de fibres blanches transversales qu passent en rayonnant dans le centre ovale et vônt se -n^'e c^^^^^^ homologues de l'écorce des deùx hémisphères (Gg. 130). - Le corps ca leux forme donc une large commissure entre les deux cerveaux, dont il assuie la synergie d'action et peut-être la suppléance.

D-anrès Luvs les nerfs de Lancisi iraient du corps godronné à un noyau gris

partent en arrière du corps godronné. comme les traclus lalé.^u . t H" '^«^

calleux. On peut les isoler dans les durcissements du cerNoau, tl dans calleux manquait, on lésa, le plus souvent, rencontrés inlacls.

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Rudimentaire chez les Mammifères inférieurs (Monotrèmes et Marsupiaux), le corps calleux est partout proportionnel au dévoloppeinent des hémisphères. Il apparaît, aussi bien chez l'embryon que chez les premiers Mammifères, d'abord en avant, puis s'étend progressivement en arrière, à mesure que l'hémisplièrc s'allonge et s'enroule sur lui-même pour atteindre et recouvrir le cervelet. On l'a vu manquer sans (]ue rien n'ait pu trahir son absence pendant la vie, et Koranyi (ylrc/i. f. die gesammie Physiol., XLVll, p. 35, 18tK)), a montré qu'on pouvait le sectionner e.\périmenlalement sans amener de troubles appréciables.

Fig. 131. — Coupe du centre ovale de Vieussens.

1. 1, sillon médian de la face supérieure du corps calleux ; 2. 2, tractus de Lancisi ; 3, faisceaux transversaux du corps calleux; 3', section de la substance blanche ou médullaire au niveau du bord du corps calleux; 4, 4, écorce grise des circonvolutions: b, partie antérieure de la grande scissure interhémisphérique; 6, partie postérieure de la même scissure ; 7, coupe des parois du crâne.

Cependant, dans les cas les mieux observés, ceu.\ de Rikl, Potiîrin-Dumontel (Soc. de BioL,m2), Deny ilconogr. de la Salpélrière, 1, 1883, p. 101), les sujets ainsi malformés étaient imbéciles ou idiots.

R. ScuROKDER, à propos d'une observation d'un cas de brièveté anormal du corps calleux (Allg. Zeitschr.f.Psych., XLiy. 4 et îî. 1890), conclut même que cet arrêt de développement est proportionnel à l'arrêt du fonctionnement mental (imbécillité, idiotie)

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