POIDS
eu
centième du poids du corps
(p. 100 du poids du corps) (1)
grammes
grammes
grammes
Nouveai • . é .
1 an ...
5 ans
10 ans
15 ans
20 ans .
25 ans
2. Le cerceau dans ses relations avec la taille. — Déjà nous avons vu l’influence du volume des membres sur la grosseur des renflements de la moelle épinière et sur celle des cellules nerveuses. Le cerveau n’échappe pas à cette loi. On ne peut rapporter son poids à celui du corps, car pour ce dernier l’amaigrissement ou l’obésité entraînent d’énormes variations; mais rapporté à la taille il augmente d’une façon absolue d’environ 50 gr. par 20 centimètres de taille (Bhoca, Bischokf).
D’autre part, si l’on passe à l’étude du poids retatif, on trouve un résultat inverse du précédent. C’est-à-dire que dans les deux sexes, les sujets de haute taille ont, relativement à cette haute (aille, une proportion moindre de cerveau. Si donc le cerveau s’accroît avec la taille, cet accroissement n’est pas rigoureusement proportionnel à celui de la taille et reste un peu en retard. D'où l'on a pu dire, que toutes choses égales d’ailleurs, les hommes de haute stature ont un cerveau relativement plus petit que les petits hommes.
Voici les chillres qui ont été obtenus par Tenchini (2) :
Taille basse (l'"60) 1311 gr. i
— moyenne (i"'60 à ln'7G) 1306 » > o*
— haute (+ lra70) 1347 »
(1) II. Wierordt. L'accroissement de la masse des organes chez l'Iiomme (Arch. f. Anat. u. Phys. vol. suppl. p. 62, 1890).
(2) Tenchini Lorenzo. Sul peso dcll’ Encéphalo, Parma, 1884.
Debierre. — 12.
Taille basse (— lm50) 1168 g r. \
— moyenne (lm50 à lm60) 1173 » (g
— haute (+ 1 '"GO) 1217 » \
3. Le cerveau dans scs relations avec le sexe. — Il y a dès la naissance, nous venons de le voir, une différence sensible entre le poids du cerveau dans les deux sexes. Cette dillérence, Danielbékoff l’a trouvée de 15 gr. en Russie en laveur des garçons, comme il appert des chiffres ci-dessous :
Nouveau nés
415 gr.
400 gr.
Sur 79 garçons, Mies (1) de son côté a trouvé un poids moyen de 339 gr. et sur 69 tilles un poids de 329 gr., d’où le poids moyen absolu du cerveau des nouveaunés cT dépasse de plus de 2 0/0 (2,73) celui des nouveau-nés £.
Cette dillérence augmente avec Tàge. C’est ainsi qu’elle est de 120 à 160 gr. de 20 à 60 ans, l’encéphale de la femme ne pesant que 1220 gr. en moyenne (dont 995 gr. pour le cerveau seul), soit les 90/100°, de celui de l’homme. Cette même différence n’est plus que de 123 à 158 de 60 à 90 ans. La femme a donc moins de cerveau que l’Homme, mais comme la femme n’a ni le volume, ni la taille de l'homme, les poids proportionnels que nous venons d’indiquer doivent être un peu modifiés. Ce n’est pas le poids absolu du cerveau que nous devons prendre pour obtenir la différence vraie, mais le poids proportionnel à la taille. En opérant de la sorte, et en se rappelant qu’en moyenne, la taille de la femme est en Europe de 10 à 12 centimètres moins élevée que celle de l’homme, on arrive à une différence de 50 à 60 gr. en faveur de l’homme. Autrement dit, quand on a tenu compte de la taille de la femme et retranché de ce chef 90 à 95 gr., on arrive à dire que la femme est en déficit de 4 gr. pour 100 de cerveau par rapport à l’homme.
Il nous reste à ajouter que le cerveau de la femme, une fois arrivé à son apogée, décline presque aussitôt, et que sa courbe de développement ne paraît pas présenter le plateau qu’offre celle du développement du cerveau de l’homme, dont l’atrophie sénile ne devient bien manifeste qu’à partir de 60 ans.
4. Le cerveau clans ses relations avec les races. — Toutes les races humaines ne sont pas également favorisées en ce qui concerne le volume de l’organe de la pensée, et le poids du cerveau dans les diverses races indique très bien d’une façon générale la relation qui existe entre le volume de cet organe et la capacité mentale. Le tableau ci-dessous servira de preuve à cette conclusion :
Écossais
gr.
(Reid et Peacok)
Bavarois
(Bischoff)
Français
(Rroca)
Italiens
(Caloui)
Chinois
(Clapham)
Nègres des États-Unis
(Sanford B. IIunt)
Nègres vrais
(1) Mies. Le poids du cerveau des nouveau-nés (Rev. d’Anthrop., p. 370, 1889)
CERVEAU
Il faut sans doute faire la part de la taille dans ces poids absolus, mais cette rectification faite, il n’en reste pas moins vrai que le poids du cerveau croît avec le degré de la race à laquelle cet organe appartient. Sans doute, il peut se faire qu’un nègre, que plusieurs nègres, soient mieux partagés à cet égard qu’un Européen, mais ce qu’il faut retenir, c’est que la moyenne est beaucoup plus élevée dans les races civilisées que dans les races sauvages, et que d’autre part, ainsi que l’a fait remarquer G. Le Bon, il y a beaucoup plus de crânes grands (pour 100), partant plus di gros cerveaux dans les races européennes, que dans les races inférieures.
5. Le cerveau dans ses relations avec le volume du crâne. — Si nous savons que le poids de l’encéphale est à la capacité crânienne : : 1 : 0,87 (Manouvrier) et que le volume moyen probable du crâne dépasse d’à peu près 200 c. cubes le poids de l'encéphale exprimé en grammes (G. Le Bon), il nous sera facile, d’après le cubage du crâne, de nous rendre compte du poids probable du cerveau qu’un crâne donné contenait. — C’est pour qu’on puisse juger de cette importante question anthropologique que je donne les cbitlres ci-dessous que j’emprunte à G. Le Bon (1).
I. — Comparaison de la capacité crânienne dans les races supérieures
et inférieures.