PREFACE. XI
miner les différentes variétés de la race humaine.
J'ai d'abord étudié avec soin les diverses espèces d^animaux qui se rapprochent le plus de rhomme par leur forme, et j'ai établi leurs différences. Après avoir passé en revue les Singes, les Sapajous^ les Guenons y les Satyres j les Faunes , les Tritons, etc., j'ai découvert par hasard quelques espèces d'un genre très-vaste. Les Moines^ dont je veux parler, m^ont offert le chaînon qui sert à unir l'homme avec les singes ; les espèces de ce genre ont la figure humaine; elles différent d'ailleurs essentiellement de Phomme. Quelques-unes se rapprochent plus du genre des singes, tandis qu'un petit nombre a plus de caractères communs avec celui de Thomme.
Je me garderai bien de faire un crime aux naturalistes qui m'ont précédé de n^avoir pas parlé de ce genre, le Moine, quoiqu'ils l'eussent tous sous la main ; mais les espèces ont tant du port de l'homme, qu'il était difficile d'imaginer d'abord qu'elles pussent constituer un genre distinct de celui-ci.