‹ La monadologie, avec introduction, anȧlyse développéeChapitre 10 sur 28 · XVI INTRODUCTION · texte numérisé non relu

XVI INTRODUCTION

.notre iutelligence^. Ainsi, Time n'est pas une table rase, rexpènence, il est vrai, est l'occasion qni éveille en nous ces idées, parce qu'elle éveille l'attention, la réflexion, et que la réflexion est précisément le mode d'activité de la monade intelligente, par leqael elle fiiit passer ses connaissances latentes à l'état d'idées conscientes^. Il y a donc des idées innées; l'idée de Dieu avant tout: € C'est ce qui « fkit qne les esprits sont capables d'entrer dans une ma- « niére de société avec Diea...; d'où il est aisé de con- « clore qne l'assemblage de tous les esprits doit composer « la cité de Dieu, c'est-à-dire le plus parfisiit État qui soit « possible sous le plus parfait des monarques^. »

Cette conclusion du système de l'harmonie préétablie nous amène au couronnement de la philosophie de Leibniz, Voptimisme. Comment concilier le mal avec la souveraine bonté?

Ce problème est spécialement Tolget de la Théodicée* : Le mal existe, mais il est la condition d'un plus grand bien. Il était bon que Dieu créât le monde, car il vaut mieux accorder l'existence aux êtres possibles que de la leur refuser. Mais aucune créature ne pouvait être parfaite, puisque la perfection n'appartient qu'à Dieu; le mal résulte de cette imperfection nécessaire de la créature. Le mal n'a donc pour ainsi dire qu'une cause négative, ou, comme dit Leibniz, il n'a pas de cause efficiente, il n'a qu'une cause déficiente. De même que mon ignorance sur unie question ne provient pas de l'action positive d'une cause, mais plutôt de ma paresse, c'est-à-dire d'une défaillance de ma volonté (ou si l'on aime mieux, du manque de documents sur cette question), de même tout mal provient d'un défaut d'intelligence ou d'une faiblesse de ma

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