Voir Théodicéê, Préface, vers la fin
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.]«r de raotivitè motrice des corps, et Leibniz ^ parlé peiv pètaellement^ C'est ainsi qu'il faat entendre sa pensée lorsqu'il explique tous les mouvements de la nature par les phénomènes du choc, et propose de substituer à Thypothèse de V attraction celle d'un mouvement communiqué aux corps par l'impulsion de quelque fluide*.
Du moment que les choses se passent comme si les corps se choquaient, il en résulte que, si tout est plein, le contrecoup de tous les chocs se Mt sentir à chaque corps : ainsi l'état total du monde inâue sur celui de chaque monade; chaque mionade exprime l'état du monde comme l'impression feite sur la cire exprime la forme et le mouvement du cachet. Toute portion de la matière réfléchit donc, et, comme dit Leibniz, perçoit l'univers^. Chaque monade est un microcosme^. De plus, comme chacune des manières dont notre corps est affecté, est représentée par un èftat correspondant de notre âme, notre âme perçoit à son tour l'univers tout entier; mais la plupart de ces perceptions sont tellement confuses qu'elle n'en a pas conscience*.
Cette théorie des perceptions concises sert à expliquer la plupart des phénomènes psychologiques. C'est par des moti& imperceptibles que toutes nos actions volontaires sont déterminées, quand nous croyons être libres d'une liberté d'indifférence ^. Lorsque nous nous rappelons une chose après l'avoir oubliée, cette connaissance était en nous à l'état latent^. Knfln, les idées de la raison, celles que les sens ne sauraient donner, sont dans Tenfkntà l'état latent, et se développent par la seule activité de
1. S^pècialèment dans le traité intitulé: De la nature en elle-même y 2" vol., pages 553 et suiv., édition Janet.
2. Cinquième réponse à Clarke, 2* vol., pages 657, 658, édition Janet.