‹ La monadologie, avec introduction, anȧlyse développéeChapitre 5 sur 28 · Ibid · texte numérisé non relu

Ibid

3. « S'il y avait dans la nature deux êtres indiscernables. Dieu et la nature agiraient sans raison en traitant Tun autrement que Tautre. » Cinquième lettre de Leibnix à Clarke.

4. Théodicée» Discours de la conformité de la raison avec la foi, § 70. et Théodicée, § 195.

INtlUlllUUTlOM • XI

suffisante -pont qae certaines parties de Fespaee itassMit vides plutôt que d*aiitres ; par la même raison le monde s'étend aussi loin que respaoe, il est ùtfM en étehâué ^ ; ou plutôt Téspace n*est tien en dehors du monde ; Tespaoe n*est que Tordre des choses qui existent en même temps, comme le temps est Tordre de succession des phénomènes^. Mais, de ce que le monde est infini en étendue, on ne doit pas inférer qu'il ait existé de toute éternité : car la nature des choses est de croître toujours en perfection ; or, ce qui n*est pas encore arrivé au terme de ce progrès, n'existe pas de toute éternité*. Faut-il pour cela qu'il y ait eu un temps vide avant la otféation ? Non, car le tmips, étant Tordre de» phén<Hiièiies, a été créé avec le monde ^.

S'il y a conHmtité des parties dans l'espace, il y a con- HnuUé des phénomènes dans le temps; chaque état des monades est la cause déterminante de l'état suivant, et ainsi de suite. Ainsi le présent est gros de Vaœnir^^ et une intelligence qui connaîtrait tous les états actuels du monde et les lois de leurs rapports y pourrait lire tous ses états futurs * : les actes de la volonté n'échappent pas à cette détermination imposée par les états antéheors de mon âme'.

Mais la continuité ne consiste pas seulement dans Tahsence de vide, d'interruption ; il y a aussi continuité dans le progrès^ et cette continuité progressive se manifeste aussi dans l'espace et dans le temps. Elle se manifeste dans l'espace, c'est-àniire qu'il y a simultanément dans l'Univers une infinité d'êtres, tous différents en 2>erfection, et formant pour ainsi dire une série continue dont chaque terme l'emporte en perfection sur le précédent, mais de

1. Cinquième lettre de Leibnijt à Clarke, 2* vol., page 656, édition Janet.

2. Troisième lettre de Leibniz à Clarhe, 2* vol., page 627 édition Janet.

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