ET DU COÛT DE LA VIE
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Safa/pes
Coùtde/am...,.
Il serait sans doute plus facile de discuter ces évaluations que de les défendre. Elles sont cependant basées sur de consciencieuses analyses. Sans en prendre la responsabilité, on a juxtaposé ici (p. 189), la courbe du salaire et celle du coût de la vie.
Cette image suppose que, il y a cent ans, le salaire des travailleurs, d'une manière générale, correspondait, tout juste, aux nécessités de la vie. Cette hypothèse, que M. Ch. Gide a faite sienne {Rapport général sur l'Exposition d'Economie Sociale de 1900) , n'est rien moins qu'optimiste. Mais, même en l'acceptant, il suffit d'un regard jeté sur ce diagramme pour voir qu'au point de vue du bienêtre des masses, le xix* siècle a bien mérité de l'humanité. Il a plus que doublé le prix de la maind'œuvre sous toutes ses formes et il n'a pas augmenté de 50 p. 100 le coût de la vie. Les chefs du socialisme contemporain font preuve d'une grande ignorance ou d'une grande audace quand ils accusent notre civilisation de rendre fatalement les riches de plus en plus riches et les pauvres de plus en plus pauvres.