LIVRE IV, CHAPITRE II
entier. C'était justement la suppression violente de cette coibmandite qui était le mal.
Les deux plans exposés par le secrétaire de la trésorerie furent successivement appliqués. Déjà, au moment où il écrivait son rapport, un papier-monnaie à cours forcé avait été émis jusqu'à concurrence de 50 millions de dollars. On proposa une émission d'égale somme, et les besoins étaient si pressants, qu'une demande de 50 autres milliona était élevée pendant la discussion de la loi, d'abord à 100, puis à 150 millions.
Le second article de l'acte qui établissait ce papier-monnaie en atténuait les effets, et pourvoyait à son amortissement en donnant au porteur la faculté de l'échanger au pair contre des bons portant un intérêt de 5 p. 100 payables par semestre et rachetables en or en vingt ans. Malheureusement, cette disposition fut bientôt effacée par la loi qui autorisa l'emprunt énorme de 900 millions de dollars en obligations à 6 p. 100- Cette loi autorisait le secrétaire de la trésorerie à émettre, jusqu'à concurrence de 400 millions de dollars, des bons portant 6 p. 100 d'intérêt, ayant cours forcé et frappait la circulation des banques d'un impôt de 1 p. 100 par trimestre.
Les banques des États-Unis avaient jusqu'à cettcépoque fait face à l'orage et défendu leur position de la manière la plus honorable. « A la fin de 1862, a-t-on écrit avec justice * , ces banques étaient fortes, et s'étaient rendues telles en res* pectant fidèlement les seuls principes par lesquels les banques se soutiennent et se contrôlent elles-mêmes, savoir : liberté d'action et de concurrence, sous un régime sévère de conversion en espèces assuré par des échanges de billets et des compensations fréquentes et sérieuses. » En janvier 1863, le bilan de 1,205 banques, réduit en tant p. 100, représentait les chiflres suivants :
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