LIVRE IV, CHAPITRE III
vent avoir plus de six associés, des banques à capitaux unis, Joint stoeV hanh. Les unes et les autres pouvaient émettre, avant 1844, des billets-monnaie, à la condition de prendre une licence de 30 /. payables annuellement, comme chez nous la patente. De ces banques/dans les deux catégories, les unes émettaient des billets monnaie, les autres se bornaient aux opérations ordinaires de nos banquiers. Au 30 octobre 1875, on comptait en Angleterre et dans le pays de Galles 113 banques particulières de circulatipn et 54 banques à capitaux 'unis. On en comptait 6 du même genre en Irlande, 11 en Ecosse, et en totalisant les nombres pour les trois royaumes, on trouvait 184 banques de circulation.
Pendant les cinq années qui avaient précédé l'acte de 1844, la circulation des banques provinciales d'Angleterre tendait à se réduire à de justes limites, sous Fempire des mêmes causes qui ont réduit celle des banques d'Ecosse. En 1839, cette circulation s'élevait à 11,715,527 /.; en 1843, elle n était plus que de 7,667,916 l. Les banques dont le capital était trop faible disparaissaient, et les échanges de billets de banque h banque, devenus plus fréquents, éliminaient de la circulation le papier parasite. L'acte de 1844 devait précipiter le mouvement ; aussi, au 30 décembre 1848, la circulation (les banques particulières s'élevait à 3,492,340 /., et celle (les banques par actions à 2,52*9,498 /., en tout 6,021,838 /. ^ On peut supposer toutefois que, lors même que cet acte n'aurait pas existé, la circulation des banques de comté n'aurait guère moins diminué. Ces banques échangent leurs billetsmonnaie par correspondance ou par l'intermédiaire de leurs agents sur la place de Londres; les difierencés se règlent en papier à vue sur Londres.
§ 3. — Banques d'Irlande.
L'Irlande a sa 'banque privilégiée, établie en 1783^ au capital de 600,000 /., à l'instar de la Banque d'Angleterre, et favorisée comme celle-ci parles lois de 1844 et 1845 : il existe
* Au 25 juillet 1863, la circulation autorisée de ces banques s'élevait à mjG8,499 liv., et leur circulation effective à 5,807,263 liv.
aussi dans le même pays des banques par actions, dont quelques-unes ont leur chef- lieu à Londres et leurs succursales seulement en Irlande.
Le bilan de la Banque dlrlande présentait, au 12 février 1848, les chiffres suivants : . *
Doit.
Billets de 5 ;. et pins 1,867,300
— au-dossoDs de 5 ; 1,232,900
Comptes courants :
— privés 2,160,500 \
Atore.
Effets pnblics 3,785^
Portefeuille 3.142,300
Espèces
On reconnaît bien vite à ces chiffres la Banque d'État, qui fait à peu près autant d*affaires avec le gouvernement qu'avec le public, et qui, malgré son crédit incontesté, conserve un encaisse important.
Le tableau suivant de la circulation moyenne des banques dlrlande, pendant les quatre semaines expirées le 20 octobiv 1875, peut donner une idée de leur constitution.
PKSiriNATION DBS BANQUES.
Banque d'Irlande
— ProTinciale
— de Belfast
— du Nord
— d'Ulster
— Nationale
Totaux
Comme les banques d'Ecosse, celles dlrlande servent Tagriculture et lui fournissent des billets de petites coupures. Établies, pour la plupart, depuis 1825 seulement, dans un pays dont les habitudes n'avaient rien de commercial, au milieu d'une population pauvre, illettrée, divisée par les passions politiques et religieuses, elles ont rendu des services considérables; mais, comme elles n'ont pas encore pénétré jusqu'aux dernières couches de la société, elles sont obligées de conserver des encaisses que d'ailleurs les lois de 1845 et 1845 ne leur permettront guère de réduire. — Leshan-
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