‹ La monnaie bimétalliqueChapitre 276 sur 343 · LIVRE ,V, CHAPITRE lïl · texte numérisé non relu

LIVRE ,V, CHAPITRE lïl

valeur au lendemain de l'échéance, au crédit du compte courant, par caisse. Le montant des effets impayés doit être remboursé à la Banque, bien qu'elle ne Tait pas avancé, parce que le compte courant du banquier» en a été crédité chez elle.

Les effets remis en recouvrement par des particuliers sans compte ouvert au préalable, forment une branche peu importante et considérée en quelque sorte comme fortuite dans les affaires du banquier. Ils sont lobjet d'un livret auxiliaire où est inscrit le nom du déposant : les écritures de ce livre indiquent le numéro de l'effet, le montant de la somme y exprimée et l'époque où, en raison de l'échéance, le payement doit être effectué. On demande au déposant inconnu la consignation préalable du montant des frais éventuels du protêt, et on a soin, en adressant l'effet au correspondant qui doit le recouvrer, d'y joindre une note pour lui demander avis de recouvrement : il sait que l'effet doit être retourné aussitôt, s'il n'est acquitté; et s'il est acquitté, que le banquier cédant doit en être avisé sur-le-champ.

La comptabilité de la banque du commerce est plus difficile et plus compliquée que celle de la haute banque. Dans les maisons qui ont pour affaire principale les achats de titres, rentes, actions, obligations, etc., l'établissement de la comptabilité est très-simple, et on peut, à la rigueur, lui appliquer sans modification d'aucune sorte celle du commerce, car un titre de rente ou d'action n'est pas autre chose qu'une véritable marchandise.

§ 5. — Arrangements pour une moyenne et pour une grande

maison.

Si le lecteur éprouvait le besoin d'obtenir des renseignements plus spéciaux et plus détaillés sur l'organisation de la comptabilité d'une maison d'importance moyenne, il les trouverait sans peine dans quelques opuscules courts et substantiels, publiés par M. H. , ancien gérant de la maison de banque H. et C% de Nancy. Ces opuscules contiennent les

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principes généraux et le détail de la comptabilité de cette maison^ dans laquelle quinze employés suffisaient à suivre un mouvement d'affaires où les détails abondaient. Le trait le plus origmal de cette comptabilité est l'introduction d'un Journal-Grand-Livre, dans lequel les articles viennent se classer à la fois par ordre de temps et par ordre de matières. Ce livre, plus large que les grands-livres ordinaire^, est réglé sur la moitié de la page de gauche comme un journal ordinaire ; et en effet, toutes les opéjations sont inscrites à la colonne de l'extrémité de cette demi-page, dont l'addition donne le total des affaires faites. La seconde moitié de la première page et la seconde sont réglées par dix doubles colonnes verticales, sur lesquelles on inscrit, tant au débit qu'au crédit, chaque article sous un des chefs suivants : 1® Comptes courants; 2° Caisse; 3* Portefeuille ; 4** Bons de caisse'; 5^* Mandats; 6"* Débiteurs et Créanciers divers; 7« Agios; 8** Frais généraux; 9** Comptes de fonds; lO" Éventualités. A la fin de la page, la somme qui ressort de laddition des crédits et de celle des débits des dix comptes, doit ôtre égale à celle qui ressort de l'addition de la première colonne. On a ainsi, à la fin de chaque page, un premier contrôle, exactement comme dans les livres de caisse anglais, dont nous avons indiqué la réglure, et comme dans les livres de soldes bien établis. Les articles Comptes courants et Frais généraux se subdivisent ensuite sur un livre, que M. H. appelle le « petit Grand-Livre. »

L'emploi du Journal-Grand-Livre convient à merveille dans les petites maisons et dans les moyennes, dans toutes celles en un mot dont un seul employé peut tenir le journal. Dans les maisons où le journal se subdivise, il suffit d'additionner chaque jour le résultat des opérations sur chaque journal spécial, pour avoir le même contrôle partiel et provisoire que par l'emploi du Joumal-Grand-Livre.

On peut trouver aussi dans les opuscules de M. H. d'excel-

* La maison H. et G* émettait des bons de caisse payables à 45 et à 15 jours de vue, portant intérêt à des conditions déterminées; elle donnait no emploi productif aux fonds que ces émissions lui procuraient par des opérations de première classe.

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