‹ La monnaie bimétalliqueChapitre 299 sur 343 · LIVRE VI, CHAPITRE II · texte numérisé non relu

LIVRE VI, CHAPITRE II

réductions sont devenues, presque partout, infiniment plus faciles qu'autrefois.

Voici, au pair intrinsèque, les changes ordinaires de Londres et d'Amsterdam.

Changes de Londres.

Amsterdam il florins, plus ou moins p. 1 liv. sterling.

Copenhague 18,16 krone — —

Allemagne 20,42 marcs (rm/). — —

Paris 25,22 francs — —

^^^"^f 1 10,45 florins.

Trieste. ....•.)

Pétersbourg 37,58 pence poui' 1 rouble d'argent.

ç,^ ^ ^ > 49 pence — 1 piastre forte.

Italie 25,22 lire — 1 liv. sterl.

Lisbonne 52,72 pence — 1 mîlreis.

Rio-Janeiro 30 pence = 1 milreis eff^ectifs.

Inde 110 pence pour 1 roupie.

Changes d'Amsterdam.

Paris fl. 47,90 pour 100 francs.

Madrid ou Cadix. . . 244 — 100 piastres.

Lisbonne 41,50 — 16 milreis.

Londres 10,88 — 1 livre sterling.

Gênes \

Livoume | 47,90 — 100 livres (métal).

Naples )

Francfort 56,90 — 100 marcs

Vienne 103 3/4 — 100 florins.

Pétersbourg 187,10 — 100 roubles d'argent.

Hambourg 56,90 — 100 marcs.

Les cotes réelles se compliquent d'un autre élément, qui est le taux de l'escompte et le temps à courir jusqu'à l'échéance des lettres qui font Tobjet des négociations. Sur certaines places et pour certaines valeurs, on compte au comptant et toute lettre doit être escomptée ; on en cote à 20 jours, à 1 mois, à 3 mois, et alors toute lettre négociée doit être ramenée à l'échéance de la cote. Nous en parlerons plus loin.

Tous les calculs relatifs aux changes se réduisent à évaluer la monnaie du pays où Ton est en monnaie de tel ou tel autre

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Digiti

pays sur lequel on yeut vendre ou sur lequel on veut acquérir une lettre, par voie directe ou par voie indirecte.

Les changes par voie directe se calculent ordinaîrementpar des multiplications et des divisions. Ainsi, pour changer des francs en livres sterling, on divise la somme des francs par le nombre qui exprime le change, soit 25 fr. 05. En général, pour évaluer les francs en monnaies étrangères, il faut diviser, parce que les unités de change des pays étrangers valentplus d'un franc.

La réduction des francs en fractions de la monnaie de change, dans les pays qui n'ont pas encore adopté le système décimal, comme l'Angleterre, impose des calculs im peu plu» compliqués. Heureusement le système décimal fait des progrès rapides.

Soit donnée une traite de 4,000 fr. à changer en monnaie anglaise, au cours de 25,05. Ce nombre 25,05 exprime la livre sterling en un nombre de môme sorte que les 4,000, mais avec deux décimales : il faut donc ajouter dex zéros à droite de 4,000 et diviser par 25,05, ainsi qu'il suit :

On trouve au quotient 159 et un reste de 17,05 centimes qu'il faut réduire en shillings. Cîomme le shiling est le vingtième de la livre, il faut diviser par 20 les 25,05 ou conserver ce nombre au diviseur et multiplier le reste de la première division par 20. Si l'on prend ce dernier parti, on continue l'opération de la manière suivante :

34100 9050 13 sh.

Soit au quotient 13 shillings et un reste indivisible laS'i

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