DES ARBITRAGES
Faire un arbitrage, c'est faire un choix. Les arbitrages de banque ont pour objet de chercher la manière la plus avantageuse de tirer ou remettre des lettres de change sur les places étrangères.
Il 7 a des opérations d'arbitrage qui naissent directement de celles du commerce de marchandises et s'y rattachent. Elles consistent à payer ou à recevoir une somme de monnaie, prix d'un achat- vente de marchandises. — Il y a d'autres opérations d'arbitrage, qui sont l'objet d'un commerce spécial très-légitime, et qui consistent à spéculer sur les différences de prix des diverses monnaies.
De là ce qu'on appelle les trois positions des arbitrages, savoir : position de débiteur, position de créancier et position de spéculateur libre. Que l'on soit placé dans l'une ou dans l'autre de ces trois positions, on ne peut opérer en connaissance de cause qu'autant qu'on sait lire et comparer les prix courants des diverses monnaies inscrites sur les cotes de change.
Eaisonner un arbitrage, c'est chercher le prix probable d'achat ou de vente de la monnaie sur laquelle il s'agit d'opérer. C'est se livrer à un calcul exactement analogue ou plutôt identique à ceux auxquels les négociants se livrent pour obtenir les prix simulés des marchandises ordinaires.
Tous ces calculs se réduisent à chercher le résultat possible d'une opération par change direct ou indirect. Ils se font, par conséquent, par les moyens que nous venons d'exposer, par des conjointes.
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