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DES COMPTES COURANTS

Le compte courant de banque est le résumé sommaire de toutes les transactions qui ont lieu entre deux banquiers ou entre un banquier et son client, pendant toute la durée de la période comprise dans ce compte.

Il y a des comptes courants sans intérêt de part et d'autre ; ainsi, à la Banque de France, les déposants ne reçoivent aucun intérêt des sommes qu ils ont déposées, et la Banq\ie ne leur fait aucune avance autrement que par l'escompte ou par prêt sur dépôt d'effets publics, matières d'or ou d'argent, actions de chemins de fer. L'ayant compte est toujours créditeur et ne bonifie aucun intérêt contre la Banque. Il en résulte que le compte courant proprement dit ne donne jamais lieu à un calcul d'intérêts, et qu'il se réduit à une balance de capitaux, qui varie à mesure que l'ayant compte tire où remet.

Le compte courant avec intérêt présente de plus grandes difficultés, particulièrement lorsque ses éléments se composent, comme c'est le cas habituel en banque, d'effets de commerce à diverses échéances.

§ t". — Des échéances.

En matière de comptes courants portant intérêt, on appelle édiéance l'époque où une somme commence à porter intérêt, ou , comme on dit , entre en valeur. L'échéance en compte n'est pas toujours la même que l'échéance réelle. Je vous ai remis un effet de commerce payable le 15 courant: le 15 est le jour de l'échéance réelle. Mais nous pouvons être convenus que les sommes remises par moi n'entreront en valeur qu'au bout de deux jours, et, en ce cas, l'échéance en compte de Teffet remis sera au 17 courant.

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On donne aux effets de commerce en compte courant une échéance arbitraire au moyen de calculs d'intérêt. Je remets un effet de 500 fr., échéant au 25 courant, que je veux faire entrer en valeur aujourd'hui môme, 10. Je déduis du montant de cet effet Tintérêt au taux courant ou convenu, du 10 au 25, c'est-à-dire pendant 15 jours, et la somme qui reste entre en valeur aujourd'hui même. C'est ce qu'ion appelle un escompte. — On pourrait de même, si on le désirait, porter l'échéance de l'effet au 30 du mois, en ajoutant à son montant l'intérêt de 5 jours.

Quelquefois, mais rarement, on désire donner à plusieurs effets une échéance moyenne, et on y parvient sans peine au moyen des nombres. Soit à trouver l'échéance moyenne de trois effets, l'un de 1 ,800 fr . à 25 jours, l'autre de 1 ,000 fr. à 30 jours, l'autre de 2,500 fr. à 5 jours. Nous aurons :

En divisant la somme des nçmbres (qui est, nous le savons, celle dont l'intérêt pendant 1 jour égale l'intérêt à retrancher des trois effets pour les mettre en valeur aujourd'hui) par la somme des effets, nous avons le nombre de jours et fractions de jour qui exprime leur échéance moyenne, soit, dans notre exemple, 16 jours et demi. — On ne recherche guère les échéances moyennes que pour faire les réescomptes du portefeuille dans les inventaires, c'est-à-dire pour ramener à même échéance tous les effets que l'on possède au jour de l'inventaire.

Afin de simplifier les comptes courants, dans les maisons surtout qui font les recouvrements et parles mains desquelles il passe un grand nombre de petits effets, chaque remise de valeurs de la part de l'ayant compte est escomptée au jour de la remise, et le nçt produit seul est porté au crédit en compte courant. Cette manière de passer écriture fait supporter à l'ayant compte l'escompte des effets même dont il n'aurait pas touché le montant, de sorte que l'intérêt court contre lui sur la somme brute énoncée en son bordereau, tandis

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