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Effeu du 2* id.
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« Aux effets sortis des lettres, on joindra ceux dont les écritures ont été passées par brouillard et par caisse, après toutefois avoir rempli à ces deux livres la lacune existant du numéro.
« Le numéro matricule suffisant à l'écriture des effets à leur entrée, il sera toujours placé à nos livres dans l'intervalle des deux copies de ces eifets passés par brouillard et par caisse.
Digiti
(( Lorsque tous les efTets seront divisés dans les seize catégories ci-dessus, on vérifiera, par le groupe des effets en souffrance, le nombre des chiffres inserits an balleiii des ports de lettres récupérés.
(( Ce classement fait et les nécessaires qui précèdent étant remplis, on porten i l'extrait des lettres la quantité d'effets de chaque lot, et on transcrira sur autant ii bulletins les mêmes chiffres de ces quantités d'effets.
a Les employés chargés de copier les effets aux livres divisionnaires ayant tenniiié leur travail, les effets et les bulletins reviendront de nouveau à l'employé chargé dn roulement; ce dernier, après les avoir vérifiés, les versera au portefeuille depremièit mise, case n« 7.
(( Le mouvement qu'on vient de décrire s'exécutera deux fois dans chaque joaraée; celui du matin sera achevé pour midi, et celui de deux heures se prolongera raremeot au delà de l'instant où commence le mouvements l'effet contraire, celui du déblai du portefeuille.
« Les effets entrant le dimanche ou un jour férié, avec ou sans lettre, cbdmeroBt toute la journée aux cases numéros 1 et 2, à moins d'échéances imminentes ; le roulement du lendemain matin, ayant donc le double de portée, devra être doublé d'aetinté pour s'épuiser à midi, comme celui des autres jours. Dans le cas de surcharge, il j aura deux employés pour ordonner le mouvement.
(( Les additions des postes divers aux mains courantes, jointes à la somme des effets entrés par brouillard et par caisse, fournissent le chiffre total de chaque journée, pour l'entrée ou le débit du portefeuille.
(( Déblai du Portefeuille par le courrier. Les lettres reçues de la veille utvent à former l'état nominatif de tous les correspondants qui ont écrit; cet état, qai est dressé au livre intitulé : Situations pour le courrier, est rempli des positio» approximatives qu'on a composées avec les matériaux compris dans les chmses de ces remettants de la veille; ledit état, quoique n'offrant que les mouvements d'une on deux journées, est presque suffisant cbez nous, où nous avons pour principe de coonir immédiatement.
0 C'est à l'aide de ce tableau du jour, de celui de la veille et des quelques laennes qui restent aux tableaux des jours antérieurs, qu'on compose la partie du courrier en couverture. C'est en fouillant les cent cellules des trois portefeuilles du dehors qn'on complète l'opération du grand déblai du portefeuille, opération qui se renouvelle aa comptoir trois fois par semaine.
(( L'employé ou le chef, chaque fois que celui-ci n'en sera pas empêché, régularise ainsi ce mouvement. Il compose des remises auxquelles il annexe des bulletins portant le nom du destinataire et la quantité des effets; sur ces bulletins il indique lesquelqoes recommandations particulières, telles que celles relatives à un endossement à dater de l'étranger, ou à laisser en blanc, celles indiquant certains effets à retourner sans écritures, et ceux à débiter par bordereaux d'escompte, etc., etc., etc. Sur ces bulletins on indique encore, quand il y a lieu, la recommandation de répondre à une lettre reçae le môme jour; puis il crédite nominativement le livre de portefeuille de la quantité des effets composant chaque remise partielle, les montaats en sommes desdites remises ne devant être portés à ce livre que le lendemain, sur le vu du décalque de lettres.
« Ce préalable exécuté, les paquets sont remis à l'officine, bù, figurémeot, i'oo peut dire qu'on broche sur or, puisque dans cet atelier, dont la séance du travail ne dure que deux heures, on met en œuvre jusqu'à 300,000 francs de valeurs : la misse des paquets est donc jetée sur la plate-forme du bureau octogone» qui doit étreenii^ rement libre de tout livre et de tout papier.
Digiti
a Le feu du courrier forçant à une diligence extrême, c'est toute affaire cessante qo'nne majeure partie du bureau doit y être employée de trois à cinq heures, temps rigonreusement juste pour suffue parfois à l'expédition de 100 lettres. On ne peut donc pas procéder dans ce mouvement avec une régularité constante. 11 arrivera que les lettres seront faites avant les écritures, et tnce versa; il arrivera que les bordereaux d'effets aux lettres seront faits par les confectiounaires de la lettre ou par un autre; enfin, dans l'imminence de la fermeture de la boîte aux lettres, on scindera quelquefois la finale de l'opération par des envois successifs à la poste.
« Cette opération comprend deux objets principaux, savoir :
<( La confection de la lettre et les écritoi es aux livres.
« Plusieurs mouvements qui s'exécutent avant, pendant et après n'en sont que les accessoires.
(( Les lettres, — Faire le bordereau des effets ou d'escompte^sur le vu des effets ; composer, à la lettre, la situation d'après les matériaux existant à la chemise; remplir, les blanes à l'imprimé de la lettre, enfin dire les deux mots de texte, quand la lettre y donne lieu.
« Les éerilures à nos livres, -^ Les effets sortants sont destinés pour Nancy, Paris, les départements et l'extérieur ; ils sont généralement remis au taux du compte courant : alors on débite par agenda ; dans les cas exceptionnels oii ils sont remis à un taux d'intérêt inférieur à celui des comptes, ils donnent lieu à un bordereau d'escompte qui est passé par brouillard.
(( Inscrire aux agendas respectifs sur le vu des effets, faire le décompte an brouillard, quand toute )a remise ou partie de la remise seulement le comporte, et passer à ce dernier livre les écritures relatives au crédit des mandats avisés le même jour, aux poots de lettres extraordinaires, occasionnés par l'envoi exprès de valeurs exigibles ' à une échéance du lendemain, ou payables sur des lieux de traverse.
« Opérations accessoires. — Imprimer, au moyen des diverses griffes, l'endosserr.ent avec les variantes de recommandation.
(( Remplir le^ endossements et mettre les au besoin;
(( Décalquer les lettres; .
« Les signer ainsi que les effets;
u Les plier et y mettre l'adresse;
« Les cacheter et les revêtir de notre timbre ;
(( Contrôler à la siiscri|)tion le nom des personnes, des villes et le département.
« Rencontrer nominativement les adresses des lettres avec les débits aux agendas et au brouillard ; enfin les porter en toute hâte à la poste.
« L'attention dominanic dans celte manœuvre, dont l'encombrement ne doit nuire rn rien à sa parfaite exécution, c'est que le bulletin qui a été originairement fixé aux effets, accompagne ces effets et la lettre dans toutes les phases qu'ils parcourent ; ces bulletins seront de deux dimensions : les grands serviront pour y mettre le texte un peu développé qu'on aura à transcrire à la lettre.
« La lettre. — Le Bordereau des effets à la lettre, — Le bordereau des effets sur la lettre est une simple opiration qui consiste à inscrire les effets composant la remise; on commence par les retours, qu'on fait précéder de la lettre majuscule R, puis les effets échus et à vue, en enfin le reste de la remise dans l'ordre des dates.
« Dans le cas où toute la remise, ou partie seulement donnerait lieu à un décompte, on en fera un bordereau d'escompte, et le nel produit qui en ressort sera suivi de ces mots : valeur ce jour ou tel jour , pour fixer l'époque du débit.
Digiti
(( Gela fait, on mentionne sur le bulletin le chiffre ou les ehiffres du bordereaides effets ou des bordereaux d^escompte, et ie tous deux si la remisoest eonplexe.
(( Le contrôle de cette opération se fait naturellement par des chiffres semhlabia, qui doivent figurer l'un sous l'autre au bulletin, savoir : ceux placés par remployé qn a inscrit la remise sur la lettre et ceux produits par les autres employés qui ont paas« les écritures aux agendas et au brouillard.
(( Ces bordereaux d'effets ou d'escompte aux lettres pourront être faits par feloi qui confectionne le reste de la lettre, ou par un employé désigné ad hoc. Cei&i chargé du brouillard, pourra, dans ses instants vides, composer des borderaoi d'efTets. Ce nécessaire ne sera exécuté par d'autres que ceux composant les lettres, qu'autant que la remise qui y donnera lieu comprendra au moins huit ou dix effets, f! est expressément recommandé que le bordereau à une lettre ne soit pas fait par le même employé qui aura débité, par agenda ou par brouillard, les effets compris à cette lettre. •
« La tUuation aux lettres, — La situation réclame plus d'attention, parce qo'eiic n'est vérifiée qu'au delà du départ du courrier.
« C'est au moyen de notre dernier décalque de la lettre ou des lettres reçues qui sont demeurées sans réponse, et enfin du tableau qui existe dans chaque chemise, qae ces situations sont bâties. La grande attention sera donc d'éviter les équivoques dans les débits et les crédits; on repassera les additions, et la balance qui se produit par la soustraction 4u plus petit total sur le plus grand, sera toujours précédée d on Y od d'un N majuscule écrit bien distinctement, selon que cette balance sera en faveur ds correspondant ou en notre faveur.
« Quant aux sommes reprises à la colonne intérieure do tableau, elles donneront lien à un poste au brouillard, puisqu'on rendra effectives des écritures qui ne figoraieDt jusqae-là que pour mémoire; ce poste sera dicté par celui faisant la situation, à remployé qui sera de service au brouillard pendant le courrier.
« Le corps de la lettre. — C'est encore au moyen des matériaux contenus aux chemises qu'on remplira partie des blancs à l'imprimé de la lettre ; ainsi ce sera sur le tu de notre dernière lettre, dent le décalque est à la chemise, qu'on confirmera, & il } a lieu, nos précédentes lettres ; l'on aura aussi sous les yeux les dernières lettres reçues pour en accuser réception*
« On remplira la date et le nom du correspondant auquel on écrit; enfin on posera les chiffres en sommes et quantités de notre remise du jour.
u Le texte aux lettres. -^ Hors le cas banal des mandats k aviser, des ports de lettres à réclamer et autres objets aussi fréquents^ le texte sera copié sur le balleiin appliqué aux effets, si déjà il n'avait été composé par M. H. sur la lettre à répondre elle-même lors de sa réception;
« Les étritures du courrier, — Les écritures aux agendas, — Plusieurs employés èeront chargés de débiter au^ divers agendas ; ils mettront les effets dans leur ordre de date, lorsque l'écriture de ces effets précédera la confection du bordereau à la lellrc; ils indiqueront soigneusement si ces effets sont deft retours et leur valeur : ceux àvae et échus seront confondus sous la même désignatidn d'effets à vue : les échéances, les lièu^ de payement et souvent le département seront indiqués ; et comme nous débitons sous deux bonifications différentes, nos remises dépassant "20 jours d'échéance sor i^aris ou Lyon, selon que ces rediises sont sur papier libre ou sur ti.oibre : oo sigi»- Icra les dernières au moyen de la lettre T! L'addition faite, ils en pOi»erontlecbifih:au bulletin; ce chiffre suivra ou précédera le chiffre semblable qu'aura déjà posé w*y^^
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posera sur le même bulletin celai chargé de faire le bordereaa à la lettre ; c'est là que réside le contrôle essentiel de l'opératipn ; aussi est-il enjoint aux employés de ne jamais eopier ces additions les uns sur les autres.
« Le9 écritures au hrauiUard. — Un employé tient le brouillard, pour passer les rares écritures auxquelles donne lien la régularisation des postes intérieurs des tableaux. Il est aussi chargé de faire an même livre les bopdereaux d'escompte, et eonmie ces bordereaux se font sur le tu des effets, et que ces effets ne marchent pas sans le bulletin, il inscrira audit bulletin, en premier ou en deuxième ordre, le net produit dn décompte et la taleur à tel jour. Il contrôlera ou sera contrôlé par celui qui aura fait on qui fera la même opération à la lettre. Ce mouvement,- comme plusieurs autres qui roulent dans le tourbillon de notre marche, et qui consiste à faire recommencer une opération, au lieu de vérifier cette opération déjà faite, est surtout mis en jeu dans les circonstances où il faut des contrôles à la minute.
u Les bordereaux hors compte deviendront successivement plus rares, lorsque la marche introduite chez nous, et qui consiste à débiter ou créditer un certain nombre de jours avant ou après l'échéance, sera universellement adoptée.
« Divers nécessaires du courrier, en dehors des mouvements essentiels pour la confection des écritures et des lettres, — Un employé sera mis à la presse pour imprimer au moyen des diverses griffes qui existent :
(( Payer à Vordre, etc., Sans frais. Protêt simple, par Procuration, etc.
« Il évitera d'intervertir la place d'aucun bulletin ; il aura aussi la plus grande attention de n'imprimer à côté de notre signature que les mêmes recom manda tipns qui accompagnent la signature de ceux qui nous précèdent immédiatement.
c Poor obtenir une impression plus nettes il trempera deux heures à l'avance le nombre des feailles de papier qui sera jugé nécessaire pour le courrier ; le même employé tirera les décalques des lettresi mais auparavant il s'assurera que les bulletins sont remplis des chiffres posés à la lettra et à nos livres, et que le corps de la lettre est également rempli.
• Ce sera loi aussi qui cachettera les lettres lorsqu'elles seront fermées et adressées, et qui y appliquera notra timbre.
« Un employé raprandra les effets, au sortir de l'estampille, pour remplir les vides âi l'endossement imprimé. Il s'assurera de l'exactitude des recommandations jointes à eet endossement^ et mettra les au besoin là où il sera nécessaire.
tt Au fur et à mesure qu'au sortir de la pressei chaque lettre adra été ressoudée avec la remise qu'elle porte et son bulletin, et que s'y trouveront joints les effets retournés sans écritures, les notes de redressement^ les extraits de comptes cout^nts^ les bulletins pour renseignements, etc;, elle sera apportée à la signature à M. H. ou à son fondé de pouvoir. Ce nécessaUe rempli, chaque lot sera encore Recomposé de noi^veau dans son tout, et seulement à l'opération du pliage, où l'on vérifiera^ et par le bordereau des effets et par les effets eux-mêmes, et enfin par le bulletin^ ce que comprend la remise; on détachera ce bulletin, qui sera logé dans une bottei
U Le pliage et l'adresse seront faits autant que possible par des employas ad hoci Celui chargé de reiliplir les endossements concourra à cette opération.
tl Toutes les lettres étant réunies^ on vérifiera par voie d'appel avec les etnpfotés lii auront passé les éèritUres aux agendas et atl brouillard j celui tenant ce dernier iivrr, fera une double eroix aux remises dont pnrtie seulement ailrait été passée pai* bordereau d'escompte.
« Cet appel fini, le pointage terminé et après constatation qu'il n'y a point de lacune
Digiti
aux lettres ni aux livres, on comptera le nombre des lettres et des postes d'écriture pointés, ayant égard à celles de ces^ lettre» qui n'ont donné lieu à aucune écriture.
(( On comptera également les décalques, qui seront tous rassemblés, et au besoin oo s'aiderait encore des bulletins. Les décalques seront vérifiés et corrigés, s'il y a lieo, le lendemain matin, ]iuis seront soumis à l'examen de M. H. La dernière opération du courrier sera de faire vérifier, par qui en sera chargé, les suscriplions des lettres, qui devront toujours être lisiblement écrites; immédiatement après cela, toutes les leitres du courrier seront portées à la poste, oii elles devront parvenir plutôt un quart d'heure avant la fermeture de la boîte qu'une minute trop tard.
(( 11 n'y aura, proprement dit, chez nous, que trois courriers par semaine, saToir : les mardi, jeudi et samedi.
« On n'écrira les quatre autres jours de la semaine que pour répondre à des demandes urgentes ou pour donner cours immédiat à des échéances brûlantes.
« L'instant du courrier sera de trois à cinq ou six heures du soir» selon la saison; cependant ne seront jetées à la botte avant cinq ou six heures que les lettres partant par ce courrier ; celles à destination de Paris ou la route, ne seront pliées qu'au delà de huit heures, lorsque nous aurons reçu nous-mème le courrier du soir.
(( Les additions aux cinq agendas qui servent à débiter dans l'opération du courrier, jointes à celles que produisent les deux autres agendas qui servent à relever distinctement les effets sortis par caisse et par brouillard, fournissent les chiffres de chaque jour du débit et du crédit du portefeuille. »
Extrait de la brochure intitulée : Fiches mniîmoniques..
(( Les premières écritures se passent au livre des Comptes Gourants, à la Caisse, aa Brouillard et aux fragments du Brouillard, savoir le livre des Mains courantes et celui des Agendas.
{{ Chaque soir, toutes les écritures de la journée sont reprises aux quatre derniers de ces livres par un employé, qui prépare, sur une feuille volante, l'article htsloriaot cette journée; au même instant, un autre employé compose le même article, dans an style différent : c'est après la confrontation des chiffres de tous deux que cette feaiHe arrive aux mains du commis qui burine au Journal Grand-Livre. Le fini des écritures doit suivre immédiatement leur ébauche, puisque de ce fini seulement est tirée lacooclusion du récit de la journée, et de cette conclusion le balancier qui sert au Géraot pour équilibrer les mouvements de la journée suivante. — C'est, en effet, du Jouroal Grand- Livre qu'on reprend, .pour porter au livre de récapitulation, livre sur lequel sont résumés les mouvements de chaque journée ^
(( A ce Journal Grand-Livrc posent onze colonnes, une pour le total des affaires, et dix, par débit et crédit, pour les dix Comptes généraux qui fonctionnent dans notre comptabilité.
u Les Comptes Courants, qui forment l'une de ces divisions, comprennent cioq catégories : la l'« pour Nancy, la 2* pour Paris, la 3' pour les départements de la lettre A à K, la 4- pour les déparlements de la lettre L à Z, et la 5- pour l'étranger; chaque catégorie a un livre particulier, qui est tenu par un employé spécial ; ces catégories existent également au Journal Grand-Livre, elles sont tranchées lors de Tins-
* Le livre de rôcapiluhition du Journal (irand-*Li\ro rcK'vo encore le» statistiques d'affaire» do la quiQzaiuc, du mois cl de tous les mois écoulés dans rcxcrcice en train.
Digiti
cripUon à ce livre, par la formation de cinq groupes dans chacun des groupes principaux des débits et des crédits par compte.
<( Deux fois par jour on distribue aux cinq employés qui sont chargés des Comptes courants les lettres reçues qui contiennent des remise^, pour ces remises être portées, tout d'abord, sur les livres des Comptes courants, au crédit respectif de chaque remettant; les mêmes lettres sont réunies ensuite et reprises par un autre employé, qui débite le portefeuille aux Mains Courantes ; cette deuxième écriture se fait sommairenoent, lelivre des Mains Courantes étant surtout institué dans notre comptabilité pour fournir un matériel tout prêt lors de la confection de la feuille de journée.
(( Deux Cois par jour aussi, nous expédions des lettres contenant des remises; au fur et à mesure qu'elles sont faites, on les distribue de même en cinq lots, pour débiter les clients auxquels nous les adressons; ce nécessaire ne se fait pas immédiatement aux Comptes courants mais bien aux Agendas de chaque catégorie, et c'est seulement après le départ du courrier que chaque employé prend l'Agenda qui lui appartient pour porter aux livres des Comptes courants.
« Les écritures, passées la veille par Caisse et par Brouillard, sont dictées chaque matin aux cinq employés tenant les comptes; un commis est préposé à cet effet.
(( Le lendemain, et lorsque déjà les écritures de la veille sont portées au Journal Grand-^ivre, l'employé contrôleur se fiiit remettre par ceux de ses collègues chargés des Comptes courants le relevé, en débit et crédit, de leurs postes de cette journée de la veille; il en compare les chiffres avec ceux que lui-même a repris en détail au Journal Grand-Livre, et s'il y a une différence, il la signale sur-le-champ; cette petite opération de chaque jour annihile chez nous les éventualités de pointage, qui existent chez les autres, lorsqu'on balance les livres ou qu'on solde les comptes.
c( Nos livres de comptes courants étant tracés de manière à pouvoir y placer les intérêts et les changes, leseAiployésqui les tiennent supputent les jours et les nombres, au fur et à mesure que les comptes s'avancent; l'employé qui confectionne les extraits, tenant aussi son travail à jour, il n'y a plus, lorsque arrive la fin du trimestre, qu'à clore les comptes et à les expédier.
(( La copie des effets se fait sur deux registres, l'un appelé matricule et l'autre divisionnaire; le premier est en deux tomes, afin que deux expéditionnaires puissent y traTailler à la fois, chacun de ces tomes a une série particulière de numéros; le livre divisionnaire est en autant de fragments que nous avons de catégories d'effets ; ces catégories; au nombre de seize, sont ainsi tranchées :
Les effets à vue et échus.
îd, en souffrance, ceux qui donnent lieu à des retours, faute de payement. «
Jd. échéant dans le mois courant. ^
/d. échéant dans chacun des douze mois suivants, faisant par conséquent la
matière de douze livres.
Id. dépassant treize mois, n Chacun des divisionnaires a aussi son ordre propre de numéros. « Nous recevons une remise de dix effets, dont deux en janvier, trois en février, quatre en mars, et un en avril ; tous sont copiés d*Pbord à l'un ou h l'autre registre matricule, puis copiés une deuxième fois, mais succinctement :
2 au divisionnaire de janvier. 1 4 au divisionnaire de mars.
3 d* de février. | 1 d" d'avril.
(( Cette double copie offre un moyen de contrôle , et pour les livres et pour les effets qui sont imprimés de deux numéros. De plus, les registres divisionnaires présentent cet avantage, que, le mois étant écoulé, on peut constater la parfaite régu- 6« ÉDITION. . 40
larisation de tous les efTets que leur échéance a fait entrer dans ce mois; ce contrôle facile s'obtient, soit par l'addition des colonnes d'entrée et de sortie, soit par rinspection attentive des relations de sortie, puisqu'on découvre, à rœil, s'*il existe dei lacunes.
(( Quant aux effets encaissés, ils sont, chaque soir, détaillés sur le livre dit Agenda de caisse; on les totalise pour les porter en masse au débit de la caisse.
c( Au delà des livres qui servent à copier individuellement tous les effets, il existe un livre dit Portefeuille, qui sert à enregistrer, jour par jour, les entrées et les sorties des effets dans leur quantité et leur somme; ce livre est tenu par un employé aolre que celui qui fait la préparation des écritures de la journée, pour qu'on puftse opposer des chiffres arabes à des chiffres romains, avant la mise au net au Journal Grand- Livre. A la fin de chaque semaine, on compte les effets répandus dans les dix portefeuilles, pour s'assurer que leur quantité est la même que celle relevée au livre; quant à l'inventaire proprement dit du Portefeuille, nous ne le faisons que deux fois l'an; or le rencontre ayant eu lieu par jour entre l'effectif du Portefeuille et la balance de ce Portefeuille aux livres, c'est mathématiquement que ce mémo rencontre doit se faire par semestre.
« Mous expédions environ cent lettres par jour. Elles sont copiées à la presse, et les copies, qui se tirent sur feuilles détachées, sont mises dans le dossier qui exitte poar chacun de lios correspondants. Un tel mouvement, qui nous fait remuer, jusqu'à trots fois par mois, le personnel entier de nos Comptes courants, nous tient sans cesse es face de tous et de chacun, surtout qu'il ne part pas une lettre de nos bureaux qui n'indique l'état du compte.
(( Voici le moyen très-simple qui nous fournit l'avantage de composer, même dans le feu du courrier, la situation d'un compte quelconque : il existe une chemise pour chaque correspondant : dans cette chennise sont logés :
« 1" La dernière ou les deux dernières lettres reçues (n'en laissant jamais trois saoi réponse);
« 2° Le décalque de notre dernière lettre, décalque où la situation d'alors avait diji été reproduite;
(( 3<> Un petit tableau^ où l'on rapporte, à leur date^ les diverses sommes qui sont passées par caisse et par brouillard, dans l'intertalle d'une situation à une situation suivante.
« C'est à l'aide de ces matériaux qu'on compose la situation ! ainsi^ par exemple; nous avons à écrire à MM. F. Samazeuilh et fils, de Bordeaux; nous prenons leut* chemise an casier alphabétique qui les contient toutes, et nous en extrayDns :
« 1* Le décalque de notre dernière lettre, qui nous indique, à première tue, ^iie ce Compte courant était débiteur, à cette époque, de fr. 1,700.70;
(( 2* La lettre reçue d'eux le jour auparavant, et qui nous facturait nue remise dé fr. 3,265;
« 3* Le tableau sur lequel étaient inscrites, de fratcbedate, et au-dessons des postes antérieurement bdtonnés, deux sommes, l'une en débit pour un mandat de fr. 360, que nous avions payé par caisse, et l'autre en crédit pour an.redressemeiit de 2.90, passé en leur faveur, par brouillard.
(( Ces diverses sommes, mises sur deux colonnes, produisent, savoir, au débit, fr. 2,060.70, et au crédit^ fr. 3,267.90; ajoutante la première de ces sommes notre i-emise du jonr, dont le montant, d'après le bordereau porté en notre lettre, s'élève à fr. 1,467.20, nous exprimons, au bas du cadre imprimé dans ladite lettre, que le compte balance ce jour, en notre faveur, par un solde de fr. 260.
(( Ce rouage de notre comptabilité, l'emploi des chemises, que nou» avons eœpruniê
Digiti
à l'ordre administratif, nous foarnit encore un contrôle bien précieux, puisqu*en comparant la situation individuelle de tous les comptes d*après nos livres avec la situation qui ressort des documents contenus dans les chemises, nous effectuons chaque samedi le contrôle dit hebdomadaire.
« Tons les comptes ouTerU an Comptoir ont trois dossiers : l'un pour le grand courant, celui dont il vient d'être parlé; l'autre pour les mouvements du trimestre en train» qui reçoit les pièces épuisées; enfin, le dernier, gisant aux archives, qui contient enJiassées, et dans leur ordre de date, toutes les lettres reçues et répondues. })
Instructions sur la Tenue de la Caisse.
« Notre comptabilité embrasse dix comptes généraux ouverts au Journal Grande Livre, sous la dénomination de : Comptes Courants, répartis en cinq classes : -^ Caisse — Portefeuille — Bons de caisse — Nos mandats — Débiteurs et Créanciers divers, dits dans notre langage Intérieur c opérations suspensives. » — A§ios -r- Frais généraux, subdivisés au petit Grand-Livre en trois oomptes^ savoir : Appointements des employés. Dépenses diverses et Ports de lettres. — Comptes de fonds, subdivisé an petit Grand-Li?re en cinq comptes, savoir: Capital réalÎMé, Réserve, Mobilier, Dividendes d'intérêt et de bénéfice, et Compte particulier du Gérant, enfin, Eventualités.
« Tous ces comptes sont susceptibles de donner lieu à des écritures de caisse, ainsi qu*il ressort des explications qui suivent :
« Comptes Courants. -^ La Caisse est débitée, par le crédit des clients qui ont compte ouvert au Comptoir, des sommes qui nous sont versées par eux; elle est créditée, par leur débit, de ce que nous payons pour eux.
(( Les articles se passent sur le livre de caisse, au nom personnel des clients.
(( J^es billets de banque, reçus par lettres, sont immédiatement entrés par caisse.
a Portefeuille. — La caisse est débitée, par le crédit du Portefeuille, de tons les effets encaissés; cette écriture se passe en un seul poste: la quantité des effets et leur sommes seront reprises sur le cahier d'encaissement du jourj à ce cahier sont inscrits les qnelques efTels retirés avant leur échéance.
tt On crédite la caisse, par le débit du Portefeuille, du montant nominal des effets achetés contre écusi l'escompte et la commission provenant de ces achats sont portés an débit de la caisse par le crédit d'Agios : à part les effets provenant du sous-comploiTi et qui pénètrent ainsi dans notre comptabilité générale, les escomptes réglés immédiatement par la caisse, c'est-à-dire sans bordereau préalablement confectionné au brouillard) ne portent que sur des échéances de quinze jours au plus.
(t Chaque soir, après avoir retiré du Portefeuille tous les effets arrivant à échéance le lendemain, on les compte, puis on les remet à un employé du bureau, qui fixe sur Chabun d^eux un bulletin portant la somme et le numéro d'ordre, sous lequel il va les enregistrer au cahier dés encaissements; voici l'entête des feuilles de ce cahier.
pcadant tioq jours conaecaUfa.