II. i
frappées entre 725 et 727 de Rome, 29 et 27 av. J.-C n'est donc pas une raison aussi absolument décisive Font cru MM. Herzog (2) et Zumpt (3), de pense: cette ville n'avait d^abord que le droit latin et dut £ ment à Auguste celui de cité complète. Son monni pouvait parfaitement être une dérogation aux règle ciennes, analogue à celle que nous avons constatée rinthe. Et en effets à la même époque, Lugdunum, que colonie de citoyens, comme le fait justement rc qiier M. Ch. Sobert (/j.), battait aussi des monnaii bronze semblables, avec son nom de COPIA (5).
Les Gaules» dans la province Narbonnaise^ nous ci encore, à Tépoque du premier triumvirat, une autn rogation singulière aux règles qui, depuis plusieurs ai limitaient aux espèces de cuivre le monnayage des • nies. Nemausus (6) et Cabellio (7), colonies de droit 1 Lugdunum (8), de droit romain, toutes récemment dées, produisent alors des émissions de quinaires, ai
(1) La Saussaye, Numiêm, de la Gaule Narbonnaise, p. 12 pi. XV.
(2) Galliœ l<iarbonen$is hittoria, p. 90-94.
(3) Stud, rom, p. 332 et s.; Comment, epigr. p. 370.
(4) Numismatique de la province de Languedoc, p. 47.
(5) Eckhel, D N, t. I, p. 73 ; Duchalais, Méd. gauloiies delà Bii Royale^ p. 137 et s.
(6) La Saussaye, Num. de la Gaule Narbonnaise, p. 155, d? 5, pi. no 5; Ch. Robert, Numism, de laprov, de Languedoc^ p. 41, pi. lil, n Mommsen, M R, t. III, p. 254.
(7) La Saussaye, p. 142, n« 1 ; pi. XVU, n? 1.
(8) Eckhel, D iV, t. V, p. 38 ; Borghesi, 0$s. num. déc. X, 7 ; da Œuvres complètes, 1. 1, p. 498 ; Duchalais, p. 136; Mommsen, M A,
gnes à ceux que fabriquaient alors dans TÂquitaine, la Celtique et la Belgique, les chefs des cités gauloises tributaires. Il est vrai que quelques-uns des quinaires frappés k Lugdunura en 41 et 40 av. J.-C. portent le nom de AN- TONIii^ \MPerator IIIYIR Ret Publicae Consêituendae ^ et ceux de Cabellio le nom de l'autre triumvir qui lui succéda dans le gouvernement des Gaules, LEPldus. Ces {Âèces peuvent donc être considérées comme des monnaies émises en vertu de Yimperium militaire (voy. le g 7 de ce chapitre), où les noms de Lugdunum et de Cabellio ne figureraient que comme indiquant le lieu d'émission (!)• Mais cette explication n'est plus possible pour les quinaires deNemausus où on lit seulement HEMausus COLania et même pour celui de Lugdunum qui ne porte que LVCV- DVNI, sans inscription du nom de Marc- Antoine. Ici, nous sommes positivement en présence de monnaies coloniales, bien que d'argent.
3. Les faits que nous venons de grouper montrent combien les principes de droit en matière de monnayage des colonies et des municipes, de droit latin ou de droit ï^main, étaient devenus incertains pendant les désordres de la période de la guerre civile et du triumvirat. On peut dire qu'il n'y avait plus de règles fixes, et que tout était laissé à l'arbitraire des autorités provinciales ou locales. ^^ cette matière, comme en toutes choses en général, ^e réorganisation complète était devenue nécessaire, çuand la victoire d'Actium eut rendu Octave le maître
U) Cest Topinion de M. Ch. Robert, Num, de la prav. de Languedoc^ p. 47.
du monde. Une règle absolument nouvelle fut alors adoptée (1). Il n'y a plus désormais de distinction entre les colonies ou municipes de citoyens, et les colonies ou municipes jouissant seulement des privilèges de la latinité; tous sont également admis à fabriquer des espèces municipales, qui ne peuvent plus être que de bronze. C'est qu'en eflfet il n'y a plus dans ce fait, comme autrefois pour les colonies latines^ un droit appartenant ipso facto à une souveraineté restreinte, mais une concession gracieuse, un privilège accordé spécialement à telle ou telle ville déterminée par Tautorité souveraine. Aussi bon nombre de monnaies coloniales mentionnent-elles l'autorisation particulière en vertu Je laquelle la fabrication aTsit lieu (2). Mais pour ce genre de mention, les usages varient suivant les provinces et les localités. Elle est constante pour les colonies de la Lusitanie, et presque constante pour celles de la Bétique ; au contraire, dans TEspagne Tarraconnaise, Csesaraugusta est seule à rappeler l'origine de la permission qu'elle a reçue. En Afrique, nous ne voyons semblable mention qu'à Carthage, h Utiqueetà Clypée. Dans tout l'Orient, elle ne se rencontre que sor deux monnaies isolées de Corinthe et de Patrœ d'Achaîe. On reste, sous l'Empire, fidèle aux principes de la loi Plautia-Papiria, en ceci qu'aucune des villes situées dans le territoire de l'Italie, et également investies du droit de cité complet, ne reçoit d'autorisation de monnayage mu* mcipal. Passtum fait seule exception sur ce point. On ea a dit de petites pièces de cuivre aux tôtes d'Auguste et d0 Tibère, portant les noms des duumvirs municipaux et 1^
(1) Mommsen, M R, t. m, p. 339.
(2) Eckhel, D N, t. IV, p. 497 ; Mommsen, M. i?, t. III, p. 339.
légende PAE^a* Siginatum Senatus ConsuUo (ou plus souvent PSSC), Signatum Paesii Senatus ConsuUo ou bien T... D.,. De Senatus Sententia (1). Ici, c'était le Sénat qui avait donné la licence pour cette exception au privilège qui loi appartenait de fabriquer seul, dans son atelier de Borne, la monnaie de cuivre destinée à la circulatioù de lltalie en même temps qu'elle avait cours légal dans tout l'Empire.
Hors de lltalie, la permission était, au moins dans le début, donnée directement par l'empereur. C'est ce que prouvent les formules PERMw^u AVGVSTI (ou PERM. AVG), PERMISSV CAESARIS A^Gusti (ou PER. CAES AVG), PERmissu IfAPeratoris CAESARIS AVGVSTI , qui se lisent sur les espèces des villes espagnoles de Cœsaraugnsta, Ëbora, Emerita, Italica^ Julia Patricia (Corduba), Bomula et Julia Traducta. Elles appartiennent les unes rax provinces impériales de la Tarraconnaise et de la Lusitanie^ les autres à la province sénatoriale de Bétique ; de même, dans la province sénatoriale d'Achaïe, à Patrœ, lions rencontrons aussi la mention d'une autorisation personnelle de l'empereur, INDVLGENTIAE AVGw^a* MONETA IMPETRATA (2). Ces permissions données par Auguste Ini-même, si elles étaient révocables de leur nature, étaient ^^ccordées une fois pour toutes et n'avaient pas besoin d'être renouvelées, même à un changement de règne, tant qu'on ne les retirait pas. Ainsi Italica et Komula, dans la ^que, inscrivent sur leurs monnaies, au temps de Ti-
(i) Eckhel, D iV, t. I, p. 159 ; t. IV, p. 144 ; Cavedoni, BulUt. areh. V'. t. n, p. 118 ; Mommsen, M R, t. lU, p. 219 et s.
W Eckhel, D N, t. II. p. 257 ; Mionnet, t. II, p. 192, n« 326.
bère, PERMmu DIVI AWOusli (l). Il est probable que U plupart des autorisations directes d'Auguste pour le monnayage de cuivre des colonies, comme pour celui de» villes indigènes en Afrique et en Orient, ont été délivrées entre 27 avant J.-C, date où l'organisation des provinces fut achevée, où Octave reçut le titre d'Auguste et où ks nouvelles règles pour les monnayages locaux durent être mises en vigueur, et 15 avant J.-C, date du partage da monnayage d'Empire entre Tautorité de Tempereur et celle du Sénat (2) (voy . le § 8 de ce chapitre, et livre VU, chap. IV, g 1). A cette époque, tandis que les fabiio» tiens monétaires dans les provinces étaient réglées par l'empereur et faites par ses agents, le Sénat avait encore la direction exclusive de la monnaie d'Etat de tous les métaux, frappée dans l'atelier de Rome; il n'y fabriquait alors aucune monnaie de cuivre, et, par conséquent, il y avait intérêt à favoriser et à étendre les émissions de numi* raire d'appoint local dans les provinces.
Postérieurement à la réorganisation monétaire de V^ 739 de Rome, 15 avant J.-C, les permissions de monnayage aux colonies furent du ressort des proconsuls pour chaque province. Ces autorisations proconsulaires ne sont pas alors seulement inscrites sur les monnaies de villes situées dans les provinces sénatoriales, comme l'Afrique et la Gaule Narbonnaise, mais aussi sur celles de villes de provinces impériales, comme la Syrie. Le plus souvent, 00 mentionne le nom du proconsul ou du légat; par exemple* à Béryte, on lit : PERtAissu SILANI, du légat Q. Cœcilios
(1) Mionnet, t. I, p. 17 et s. n** 131-34, p. 25, n^" 186; AloûHeisa^ Monn. arU. de PEfpagne, p. 380, n» 8, p. 393, n~ 2, 3, 5 et 6.
(2) Mommsen, M R, t. UI, p. 8 et s.
llus Creticus Silanus (1), à la fin du règne d'Auguste commencement de celui de Tibère (2). Sur les monde Clypée, dans la province d'Afrique, au temps de e, on lit successivement les mentions : PERMISSV L »NI PROCOnSulis III {iertium) et PERMISSV P
lELI DOLABELLAE PROCOnSulis (3), ce qui date nnées 773 et 777 de Rome (20 et 24 après J .-C). montre clairement que les permissions monétaires iles, pour les colonies, étaient désormais données par e gouverneur personnellement, et rien que pour le ; de son gouvernement, devant être renouvelées à ée en charge de son successeur. Après Tibère, les issions ne sont plus mentionnées dans les légendes lonnaies. ce II semble, remarque M. Mommsen (ft), depuis qu'elles n'étaient plus que temporaires et du rt du gouverneur, elles se confondirent petit à petit la surveillance générale et le contrôle supérieur que uvemeurs avaient toujours exercés sur le monnayage illes et des Etats nominalement libres sous la suzeraiie Rome, d Ce n'est que sur les monnaies de Corinthe, mpsde Domitîen, qu*on lit encore: PERMtwv IMPew, parce que la ville reçut de nouveau, de Domitien, oit de monnayage que Vespasien lui avait enlevé (5). k mention de la permission proconsulairé a quelquefois BOUS une forme très- abrégée. Borghesi (6) a établi
Bckhel, D N, t. m, p. 278.
Bckhel, D N, t. UI, p. 357; Mionnet, t. V. p. 338, n» 2Ô.
U MQUer, Ntmism, de Vanc, Afrique^ t. U, p. 155 et s.
y a, t. ui, p. 340.
Bckhel, D N, t. U, p. 2i3 ; t. IV. p. 49"/. ^«». numism. déc. X, 4.
que les lettres PPDD (ou DDPP), qui se lisent dans le champ des monnaies de la colonie de Carthage (l)etdu mnnicipe d'Utique (2), doivent être expliquées en Permissu Proconsulis Decurionum Decreto. Nous avons vu tout à rheure (dans ce chapitre, §4, 7) que, dans les contremarques apposées sur les monnaies de bronze au type de Tautel de Lugdunum, PP était aussi bien positivement l'abréviation des mots permissu proconsulis.
Il n'y a pas à leur chercher une autre interprétation sur celles des monnaies coloniales de Nemausus (3) où elles se montrent, placées de manière à n'avoir aucan rapport spécial avec Tune des deux têtes, d'Auguste et d' Agrippa, qui décorent ces pièces, et aussi d'une feçon tout à fait indépendante de la légende IMP DIVI F. Lc^ tentatives de lecture de ces lettres par les mots PatronU^ Parent, en les rapportant à Agrippa (4), ou Pater Pabria^^ en les rapportant à Auguste (5), n'ont pas peu contrib*^ à embrouiller la chronologie du monnayage colonial &^ Nemausus, avec l'idée qu'il devait être tout entier ant^ ^ rieur à 27 av. J. -C. , parce qu'on n'y lit pas le nom Avgu^'
(1) L. MQller, Numwn, derane, Afrique^ t. H, p. 149 et s.
(2) L.MUller,t. U, p. 159ets.— Sur ces moimaiesjes lettres DDPP irouvent quelquefois en môme temps que le nom du proconsul, mais dernier y figurant sous une forme qui implique seulement une dat^^^* comme C VIBIO MARSO PR COS II, « sous le nom prooonsnlat C. Vibius Marsus. »
(3) La Saussaye, Numism. de la Gaule Narbonnaise, p. iS9 et pi, XIX, n"* 40-46 ; Gb. Robert, Numism, de la province de Languedê^^^ p, 44 et s. pi. IV, n- 10-12.
(4) La Saussaye, p. 170,
(5) Eckhel, D JV, t. VI, p. 112; Mommsen, M R, t. m. p. 256.
his (\ ), Plus au courant de l'épigraphie que de la numismatique, les savants qui ont soutenu cette thèse n'avaient pas eu l'occasion de constater que plusieurs fois le nom di^Auguslus est absent des monnaies après 727 de Rome (2) , tandis qu'on ne l'omet pas dans les inscriptions. Ils n'avaient pas su reconnaître non plus, ce qui ressort pourtant des caractères les plus incontestables de style et de fabrication, que le monnayage de cuivre de Neraausus . s'est prolongé fort longtemps (3), et qu'il offre un des exemples les mieux établis que nous ayons dans l'antiquité d'immobilisation absolue des types et de la légende d*une ville, qui les copie servilement bien après qu'ils ont perdu tout sens actuel (voy, livre IV, chap. vu). Mais si l'on écarte ces deux données erronées, le classement historique des as de la colonie de Nemausus, aux deux têtes d'Octave- Auguste et d' Agrippa et au revers du croco- ^e devant le palmier, devient facile et très-clair. Il y ^H a trois groupes primitifs, dont la succession a été re- ^nnue par M. de La Saussaye, Duchalais et M, Ch! Robert : 1" la tête d'Octave est nue, groupe dont la fabrication doit être placée entre 36 av. J.-C, où Agrippa reçut la couronne rostrale qui ne lui manque jamais sur ces pièces, et 27 (727 de Kome) ; 2** la tête d'Auguste est ceinte de la couronne civique, de feuilles de chêne, qui lui fut décernée en 27 av. J.-C, au nom du genre humain (4), ^n même temps qu'il reçut sa nouvelle appellation d'^ti-
(i) Mommsen, /. c. ; Herzog, GaUiae Narbon, prov. rom. hist. p. 106.
(2) Ch. Robert, ouvr. cit. p. 51.
(3) Ibid. p. 22.
(4) Plin. H iV, XVI, 3, 4 ; Dio Cass. LUI, 16 ; voy. Eckhel, D iV, t. VI, p. 88.
gusius ; 3** la tête d'Auguste est laurée, et les lettres PP sont ajoutées dans le champ du droit, des deux côtés. £n lisant Permissu ProconsuliSj ce dernier groupe de monnaie se place tout naturellement à la suite de la réorganisation monétaire de 739 de Rome, 15 av. J.-C, à laquelle nous avons rapporté la remise aux proconsuls des provîr»ces du droit d'autoriser le monnayage des colonies.
On objectera peut-être que Nemausus, ayant obtenu ar^' térieurement d'Auguste lui-même une de ces permissiot^^ impériales qui, nous l'avons vu, étaient données une fo^ ^ pour toutes, n'avait plus besoin, sous le nouveau régim- ^ légal, d*en recevoir une du proconsul. Mais il faut remaT" ^ quer que précisément à ce moment Nemausus, par la pro-^*^ longation de son monnayage, devenait l'objet d'une véri^ — ' table exception dans la provitice Narbonnaise, car toute^ les autres colonies de la môme province cessent de battra monnaie dans les environs de 15 av. J.-C. (1); enmêmcr temps, sa monnaie acquiert un rôle nouveau, qui suffirait à. justifier une nouvelle autorisation proconsulaire et surtout sa mention ; restée la seule qui se frappât dans la province, elle reçoit un cours autorisé en dehors du territoire de la colonie, qui en fait réellement une monnaie provinciale. Les as de Nemausus se rencontrent en quantités singulièrement abondantes dans toute l'étendue de la Narbon-
(1) La pièce la plus récente de Cabellio (La Saussaye, Num. de la GtuiU Narbonnaiie, p. 143 et pi. XVII, n'' 6) est du 11* consulat d'Auguste (23 av. J.-C). Les as de Vienne à la proue de navire ne se prolongent certainement pas plus tard que ceux de sa voisine Copiai lesquels sont rempbces en 10 av. J.-C. par les bronzes provinciaux à Tau tel de Rome et d'Auguste et ne devaient môme plus se fabriquer en Tan 12, quand on se mit à émettre dans Tatelier de Lugdunum les pièces d*or, d'argent et de bronze au taureau cornupète.
naîse (1), jusque dans les environs de Genève (2). La rctajorîté des exemplaires des deux premiers groupes sont* frappés de contremarques^ les mêmes que sur les bronzes mx type de Tautel de Lugdunum (voy. dans ce chapitre, g &, 7 ; livre IV, chap. v, § 1 ) ; on y remarque ©elles qui -transformaient les pièces en monnaies impériales, celles qui, comme DD, donnaient cours dans le territoire d'autres colonies, et le poinçon PP, accordant la circulation dans toute la province. Au contraire, les contremarques sont de toute rareté sur les monnaies du troisième groupe, où Ton ne voit jamais que celles qui ont une origine militaire. Ceci prouve que les lettres PP gravées sur le coin même de ces pièces leur donnaient le cours provincial résultant, pour les produits des émissions antérieures, du poinçonnement par les mêmes lettres.
Après le règne d'Auguste, quand le monnayage de Nîmes se continua par une reproduction serviledes mômes types, avec une décadence rapide sous le rapport de l'art, ^^ copie indiflféremment les anciennes pièces de Tun ou de l'autre groupe (3). Les monnaies pour lesquelles on contiï^iïait à reproduire ainsi les vieux types auxquels le public
(^) Dans le reste des Gaules, on ne les trouve plus en grand nombre
^ aux gués des rivières et dans les sources thermales, où Ton peut ad*
'^^^1^ que ce sont des voyageurs ou des baigneurs qui ont offert ces
P'^o^g de la monnaie de leur province. Ainsi l'on en a découvert un mil-
^^ A Bourbonne-les-Bains.
Soret, Mém. de la Société d^histoire de Genève, 1. 1, p. 233.
t^^ Voy. dans Ch. Robert, Numitm, de la prov. de Languedoc^ pi. IV,
^4 et 6. deux spécimens de copies postérieures de pièces du premier
^^^^pe, bien caractérisés en ce que le graveur n'a plus compris
f ^^^^uronne rostrale de la tète d'Âgrippa et en a fait une couronne de
^'^i^îer.
était habitué avaient alors, par l'étendue de lasphërede kur circulation, un caractère bien plus provincial que colonial, bien qu'elles portassent toujours la légende COL NE M ; aussi l'on ne rencontre pour ainsi dire jamais de contremarque sur ces pièces d'imitation, si ce n'est des poinçons militaires ou les poinçons impériaux, donnant cours hors de la province. Il y a aussi des contrefaçons tout à fait barbares des as de Nemausus (i)^ où les l^endes n* ont plus de sens et qui certsdnement n'ont pas été fabriquées dans l'atelier de la ville. Elles ne s'expliquent qu'avec le caractère de numéraire provincial, revêtu à partir d'un certain moment par ces monnaies ; et l'on rencontre des contrefaçons barbares du même genre pour les espèces provinciales de l'atelier de Lugdunum, aux types de l'autel de Bome et d'Auguste, du taureau cornupète ou de l'aigle. C'est vers le règne de Néron que l'on dut cesser de frapper dans la Narbonnaise des pièces aux types et au nom de Nemausus, vers le même temps où cessait la fabrication pour les trois Gaules des bronzes portant sur leur revers limage de l'autel du confluent du Rhône et de la Saône.
4. Je viens de signaler l'époque de la cessation du monnayage dans les diverses colonies de la Gaule Narbonnaise. En général, toute fabrication des monnaies coloniales, comme des monnaies provinciales ou des monnaies municipales des villes indigènes, là où il y en avait encore, prend fin de très-bonne heure dans les provinces d'Occident. En Sicile, la numismatique des colonies ne dépasse
(1) La Saussaye, pi. XX, n« 38; Ch. Robert, pi. IV, n*» 7.
pas le règne d'Auguste (1), en Afrique et en Numidie celui de Tibère (2) , dans les diverses provinces d'Espagne celui de Calîgula (3). Seule, dans l'Occident, Babba de Mauritanie bat monnaie jusque sous Tempereur Galba (4) .
Après cette époque, des mentions de colonies sur les monnaies impériales frappées en Occident ne reparaissent plus que deux fois, dans des conditions exceptionnelles.
Quand Commode, entre autres folies, eut Tincroyable idée de vouloir faire perdre à Kome son nom et de la proclamer colonie (5), on frappa, en 190 de notre ère, des sesterces et des dupondii de cuivre au nom de cette COLonia Lucia ÀHlonia COfAmodiana (6), avec un des types consacrés de la numismatique coloniale (7) , le fondateur, vêtu suivant le mode du cinctus gahinus^ conduisant autour de remplacement de la ville la charrue, attelée d*un bœuf et d'une vache, avec laquelle il trace le sillon des limites (8j. Ces pièces portent la marque de l'atelier sénatorial, SC, qui remplace le Dectinonum Oecrelo des
(1) Eckhel, D N, 1. 1, p. 185.
(2) Eckhel, D N, t. IV, p. 500. — C'est Tépoque où s'arrête aussi dans la province d'Afrique le monnayage des villes indigènes; voy. le
(3) Eckhel, D N, t. I, p. 2.
(4) Eckhel, D iV, t. IV, p. 153; L. Millier, NumUm. de rane. Afrique, t. m, p. 172.
(5) Lamprid. Commod, 8 ; Dio Cass. DXXU, 15.
(6) Eckhel, D N, t. VII, p. 122; Cohen, M I, t. m, p. 127 et s. n- 469 et 470. • • ^
(7) Bckhel, D iV, t. IV, p. 489.
(8) Cat. ap Serv. ad Virg. ^n, VII, 755. — Une statue d*or du poids de odlle livres représentant Commode dans cet acte fut élevée à l'occasion de la constitution de Rome en colonie : Dio Cass. LXXII, 15.
monnaies coloniales ordinaires (1), carie Sénat, dans m avilissement, avait consenti alors à prendre, lai aussi, nom de Commodianus (2), et à se proclamer le conM municipal de la Colonia Commodiana.
On a des pièces de billon de l'empereur Fostome, do le revers offre la figure de la Monnaie personnifiée, 2lv^ la légende COLonia CiMiulia AORlPpina ou ColoniaClaud Augusta Agrippina (3) et la date du 4* consulat de < prince, 265 ou 266 après J.-C. Mais ce sont certainemei des monnaies impériales et non des monnaies munii pales de la colonie. La combinaison de la légende et i type du revers indique seulement que c'est à Cologne q} Postume avait fixé son principal atelier monétaire, i liiême que sa résidence la plus habituelle pour la défea de la ligne du Rhin. Aussi une pièce de billon du mêc empereur, à la légende 10 VI VICTORI, indique encore même atelier par les deux lettres Colonia Agrippina pi cées dans le champ (4).
A rinverse de l'Occident, en Orient le monnayage m nicipal des colonies se prolonge jusqu*à la même époqi que celui des villes grecques. Au ir siècle et au comme cément du m*, on lui voit même prendre un développ ment plus considérable qu'aux époques antérieures, c un grand nombre de villes d'Orient sont alors déclaié colonies, particulièrement par Septime Sévère et ses sa
(1) Eckhel, D iV. t. IV, p. 4S2.
(2) Lamprid. Commode 8.
(3) De Witte, Rev. num. 1862, p. 41-50 ; Recherches sur les empem
des Gaules, pi. 11, n*' 16 et 17.
(4) De Witte, Rev. num. 1862, p. 47; Empereurs des Gaules^ p. » n"" 131 a.
seurs, et transforment leurs monnaies grecques semionomes en monnaies coloniales. Les exemples de ce Qnajage, comme de celui des villes helléniques, donnent très-rares sous Gallien (1), et il cesse entièrement c la réforme monétaire d'Aurélien.
>. La langue officielle dans les colonies était le latin, me dans celles où il n'avait pas été réellement envoyé colons et où c'était la population indigène qui avait appelée en masse à ce titre. Aussi le latin est*il la gue des légendes de Timmense majorité des monnaies Duiales (2). Même dans les grandes villes de Syrie et .rabie, faites colonies au IIP siècle, la substitution d'une ende latine à la légende grecque coïncide avec le chanuent de condition de la cité, par exemple à Laodicée et yr sous Septime Sévère , à Sébaste sous Caracalla, à on et à Bostra sous Ëlagabale, à Damas sous Philippe, latin y est^ du reste, très-souvent barbare, rempli de écismes et de fautes de tout genre ; on voit que c'est 3 langue que les habitants ne parlaient pas et que les gistrats municipaux eux-mêmes ne savaient qu'impar- :ement. Pourtant, comme le grec tendwt à devenir it à petit, au iir siècle, une seconde langue ofi&cielle is les provinces d'Orient, et à y passer sur le même d que le latin, nous le voyons employé exclusivement ' les monnaies coloniales de Thessalonique de Macéne, déclarée colonie par Trajan Dèce (3), de Philippo-
1) Eckhel, D N, t. IV, p. 500.
8) Eckhel,DiV, t.IV, p.470. )) Mionnet, Suppl. t. HI, p. 175.
polis d'Arabie, qui reçut ce titre de Philippe avec son nom nouveau, aiasi que de presque toutes les colonies de k Mésopotamie, Édesse (à partir de Commode) , Carrhs (à partir de Marc-Aurèle), Nisibe (à partir d'Elagabale), Resœna et Singara (à partir d'Alexandre Sévère), enfin Zaytha (à partir de Trajan) ; seule dans cette région, h colonie de Ninive a des monnaies latines (1), et la généralité de l'emploi du grec dans toutes ces villes est d'autant plus remarquable qu'elles avaient toutes reçu des colons légionnaires. Nous parlerons plus loin (§ 8) des monnaies d'Antioche, où la légende donnant le nom de II ville avec le titre de colonie, décerné par Caracalla, est en grec ; mais ce ne sont pas des monnaies municipales de k colonie ; la présence des lettres S C les caractérise comme des espèces d'Empire, sorties de l'atelier sénatorial. A Fatras d'Achaïe, dont le monnayage colonial est tout latin, nous rencontrons exceptionnellement une pièce à légende grecque dédiée à Néron, NEPHNI, dans une circonstance qu'Eckhel a très-bien déterminée (2) et qui en* fait une médaille commémorative plutôt qu'une monnaie onfinaire (3). Dans les colonies des provinces asiatiques, si les légendes principales sont en latin, sauf les exceptions que nous avons signalées, les légendes accessoires, particulièrement celles qui expliquent les types, sont souvent tracées
(1) Sur les monnaies de la colonie de Ninive, voy. les articles de MM. de Saulcy et E. Muret, Annuaire de la Soc, franc, de numismatique, t. IV, p. 212-220.
(3) Voy. ce que nous avons dit plus haut (livre I, chap. i, § 1, 8) de la nature non monétaire des médailles à légendes grecques frappées à Gorinthe en Thonneur d*Ântinoils, aux frais du prêtre de ce nouveau dien, Hostilius Marcellus.
grec sur les pièces même dont rinscription à caractère officiel est latine. Déjà, dans le monna3rage des hautes époques de la Bépublique, on remarque, sur les pièces de quelques-unes des colonies latines de la Campanie et du Scunnium, la présence d*une légende principale en latin et d'xme légende accessoire en grec (1) .
H n*existe pas de monnaie de ville prenant le titre de mxmicipe^ autre qu'à légende latine.
Sous la République, jusqu'à la loi Plautia-Papiria, les colonies de droit latin sises en Italie ont signé leurs monnaies de leur nom simplement, sans y joindre leur titre de colonie . Il en a été de même dans les colonies de la Sicile jusqu'à la fin de leur monnayage, car, dans cette proYince, Enna seule s'est qualifiée de municipe sur sa monnaie, tandis que Panorme et Agrigente n'y écrivent pas leur qualité coloniale. Dans les provinces espagnoles, il n'y a qu'une partie des colonies et surtout des municipes qni en prennent le titre dans la numismatique (2) ; beaucoup d'autres l'omettent. Au contraire, en Afrique et en Orient, les colonies et les municipes prennent un soin extrême de ne pas manquer à se qualifier de ces noms qui leur assuraient une position exceptionnelle (3).
Pour les monnaies coloniales, comme pour celles des villes grecques, la règle générale est celle de l'obligation de les décorer de l'effigie de Tempereur ou des personnes
(i) Bfommsen, M R, t. III, p. 180.
i^l Osca de la Tarraconnaise emploie dans ses légendes monétaires le ^^ *rfc# comme synonyme de munidpium : VRBS VICTrix OSCA, ^eï* D iV. t. I, p. 53 ; AIoïs Heiss, Monn. ant. de PEspagne, p. 157 ^■•»pl. Xm,no»9, 13 et 17.
13> Bckhel, D N, t. IV, p. 470.
de sa famille. Pourtant, là non plus Tobligation n'est pa tout à fait absolue, et Ton y rencontre un certain nombr de dérogations. A Gadès, la tête d'Âgrippa est accompa gnée des titres MVNICIPI PARENS, MVNICIPI PATRONV ou MVNICIPI PATRONVS ET PARENS, et même on ï M AGRIPPA COS III MVNICIPI PATRON sur des pièa qui n'ont pas son effigie (1 ). Antérieurement à TËmpin on a quelques exemples de cette inscription monétaire d( noms de personnages à titre de patrons de colonie ou i municipes. C'est en cette qualité bien évidemment qn certaines piècesdeGadès (2) nomment BALBVS PONTi/ea c'est-à-dire L. Cornélius Balbus, fait citoyen romain pa Pompée, le premier homme né hors de l'Italie qui ft élevé au consulat (en 40 av. J.-C), décoré aussi de l'offic de pontife (3). Une monnaie d'Emporiœ mentionn P AW Relius COT ta PAtronus (4). Enfin plus ancienne ment, avant la loi Plautia-Papiria, sur une pièce de Faos tum les deux magistrats municipaux, au lieu de porte comme à Thabitude leur titre de duumvirs, sont qualifié de patrons, titre supérieur qu'ils avaient en même temps CN CORnelius M TVCctw^ PATRont (5).
Quelquefois, même sans que le nom du personnag
(1) Aloïs Heiss, Monn. ant. de V Espagne, pi. LTI et LUI, n- 42-4< Delgado^ Clasificacion de las medallas de Espatia^ t. U, pi. XXX
(2) Eckhel, D iV, 1. 1, p. 20 ; Delgado, pi. XXIX et s., n- 83-89; Aie Heiss, pi. LU, n^ 37.
(3) Voy. sa biographie par La Nauze, Mém, deVAcad, des Inser, an sér. t. xix, p. 327 et s.
(4)Eckhel,/)iV, t. I, p. 50.
(5)Eckhel.DiV, t.I, p. 158.
représenté soit accompagné de Tépithète de divus^ les effigies de membres de la famille impériale sur les monnaies des colonies ont un caractère commémoratif, et n'ont été placées sur ces monnaies qu'un temps assez notable après la mort de ceux dont elles retracent les traits. La numismatique de Csesaraugusta, dans la Tarraconnaise, nous en offre un exemple particulièrement caractérisé. La tête dL' .Agrippa, accompagnée de la légende M. AGRIPPA. L- F- COS* III, s'y trouve sur des espèces portant les noms de duumvirs de la colonie, qui, d'autres monnaies rétablissent, ont exercé leur charge au temps de Caligula (1) . Au reste, l'effigie d' Agrippa se présente à plusieurs reprises sur les monnaies de coin romain en argent ou en bronze avec une intention de commémoration et de restitution, et toujours, en ce cas, la légende mentionne le troisième consulat (2); c'était en eflFet la date particulièrement fiuneuse dans la vie d' Agrippa, celle de l'année où Tempire avait été constitué et où Octave avait reçu le nom d'Auguste.
Les types des revers sont aussi variés sur les monnaies de quelques-unes des colonies que dans la série des Impé' ^^^(^ grecques; ils font bIots allusion aux anciens souvenirs Idstoriques et mythologiques des localités où la colonie avait été établie. Comme un chapitre spécial de cet ouvrage sera consacré à l'histoire générale des types monétaires (livre IV, chap. i), je n*en parlerais pas ici, non plus que je n'ai parlé dans le § précédent des types des monnaies municipales des villes grecques, si sur les espè-
(*) Alo&. Heiss, Monn. arU. de r Espagne, p. 209, pi. XXV, n- 28 et ^» et pi. XXVI, n- 53-5e.
Robert, Num. de hprov» de Languedoi
ces de cuivre des colonies dans Tâge impérial il n'y avût certains types spéciaux et caractéristiques, qui se reproduisent dans presque toutes les villes et qui ont traita leur condition légale.
J'ai déjà parlé d'un de ces types, celui qui représente le rite de la fondation, quand la charrue trace le sillon délimitant l'emplacement de la ville (1); ce type, comme celui de la louve romaine allaitant les deux jumeaux (2), figure indifféremment sur les monnaies des colonies de citoyens et de celles de droit latin (3). Eckhel (4) a établi d'une manière décisive que le type du Silène Marsyas debout, une outre sur l'épaule et la main
(1) Les villes où on Ta relevé sont :
iElia Capitolina de Judée. Héliopolis de Célésyrie.
Antioche de Pisidie. Néapolis de Samarie.
Apamée de fiithynie. Parium de Mysie.
Béryle de Phénicie. Patrae d'Achaïe.
Bostra d*Arabie. Plolémaïs de Galilée.
Csesaraugusta de Tarraconnaise. Resœna de Mésopotamie.
Césarée de Samarie. Sidon de Phénicie.
Corinthe d'Achaïe. Sinope de Paphlagonie.
Dertosa de Tarraconnaise. Tyanes de Cappadoce.
Emerita de Lusitanie. Tyr de Phénicie.
(2) Eckhel, D N, t. V, p. 492. — Sur les monnaies de :
Alexandria de Troade. Iconium de Lycaonie.
Antioche de Pisidie. Laodicée de Syrie.
Apamée de Bithynie. Néapolis de Samarie.
Damas de Célésyrie. Parium de Mysie.
Deultum de Thrace. Patrae d'AchaTe.
Germé de Galatie. Philippes de Macédoine.
(3) On trouve aussi le type de la Louve sur les monnaies^ des deux municipes, Cœla de Thrace et Italica de Bétique.
(4) D N, t. V, p. 493 et s.
)ite élevée (1), daDs la pose même de la fameuse statue Forum romain, était un symbole du droit latin possédé ' les villes. Servius (2) dit en eflfet qu'une semblable tue s'élevait sur le forum de chacune des villes latines res, pour exprimer sous une forme plastique la notion de I liberté. Ceci donné, remarquons que ce type sîgnifiif est le plus habituel sur les monnaies de Cœla dans la ersonnèse de Thrace ; il y a là une donnée importante is la question, encore controversée, de savoir s'il y avait i municipes de droit latin comme de droit romain. Le type des enseignes militaires indique pour la colonie ^ origine due à uue deduclio de vétérans, surtout quand les eignes sont accompagnées des numéros des légions qui ; fourni les colons (3), car les enseignes, sans ces indi-
) Monnaies des colonies de :
Aleiandria de Troade. Néapolis de Samarie.
Baryte dePhénicie. Parium de Mysie.
Bostra d'Arabie. Patrae d'Âchaïe.
Damas de Célésyrie. Sidon de Phénicie.
Denltum de Thrace. Tyr de Phénicie.
Laodicée de Syrie.
) Ad. Virg. jEn. UI,20; IV, 58; Macrob. Saturn. IV, 12.
0 Voici la liste des indications de ce genre que Ton relève sur les Jiaies coloniales, classées d'après Pordre chronologique des empereurs d forent dues les deduciiones :
CGUSTB.
cci de Tarraconnaise : LEG. III (Teriia Augusta) — LEG. VI
•la Victrix),
aesaraugusta de Tarraconnaise : LEG* IV (Quarta Macedonica) —
a» Vl [Sexia Victrix) — LEG. X {Décima Gemina).
mérita de Lusitanie : LE • V . X {QtUnta Alaudae et Décima
4na).
atricia de Bétique : LE . Y . X (Quttila Alaudae et Décima
^ina).
cations, se trouvent aussi comme type monétaire du mimh cipe d'Italica en Bétique et des villes purement grecquB de Nicée et de Juliopolis de Bithynie, ainsi que d'EQénpolis de Syrie. Même, sur des monnaies de provinces on de villes autres que des colonies» on peut quelquefois renooft-
PatraB d'Acbaie : XXI I (Vigesima secunda D^atariana),
Antiocbe de Pisidie : V (Quinta Macedoniea). Béryte de Phénicie : V {QuitUa Macedonica), — VI {Sexia FenM- VIII {Octava Augusia), , Pbilippes de Macédoine : COHOR/es PRAEioriae.
Claude.
Ptolémaïs de Galilée : IV . VI . IX . X . XI (Quarta SefÛàê, Sexia Ferraia^ Nona Hispanica, Décima FretensU et Undeâma Ckaém).
Hadrien.
Héliopolis de Célésyrie : LEG. H (Legio Hadriana, il est difficile de déterminer quelle elle était précisément).
Septime Sévère.
Tyr de Phénicie : LEG. III- GAL (Teriia Gallica).
Elagabale.
Sidon de Phénicie : LEG. 111- PART (TertiaParthica).
Alexandre Sévère.
Ressena de Mésopotamie : LEG. III* GAL (Tertia Gallka).
Gordien UI.
Viminacium de Mésie : IV . VII (Quarta Flavia ei Septima Clauéiê). Sur les pièces de Viminacium, les en3eignes portant ces numéros sont dans les mains de la Province personnifiée.
Philippe.
Damas de Célésyrie : VIF. IIIGAL ou S- T {Sexta Perrata et Tvfk Gallica).
Héliopolis de Célésyrie : LEG. V. MACED. Vll|. AVG [QMê Macedonica et Octava Augusia),
On voit par ces exemples que les deductiones étaient fournies par les vétérans des légions cantonnées dans la province même, ou dans son plos proche voisinage.
les enseignes portant des numéros de légions, pour 1er celles qui y avaient leur cantonnement habituel. . sur les bronzes provinciaux de la Dacie^ la Propersonnifiée tient dans ses mains deux enseignes où quelquefois les numéros V et XIII, indiquant les légions qui tenaient alors garnison dans le pays, la a Macedonica et la Décima ter lia Gemina (!)• Sur Dnnaies de billon de l'atelier d'Alexandrie aux têtes imérien et de Carin, le type de Taigle tenant une me dans son bec est accompagné d'une légende onnant la AGr. B. TPAI (2), c'est-à-dire la Leçio da Trajanaj qui avait, en efifet, ses cantonnements jrpte.