‹ La monnaie dans l'antiquité (volume 2)Chapitre 20 sur 42 · C. Vibius Pansa · texte numérisé non relu

C. Vibius Pansa

Apamée, Mionnet, t. II, p. 411, u^ 18. — Nicée, Mionnet, t. II, p. 450, u? 210. - Nicomédie, Mionnet, Suppl, t. V, p. 168, n- 973-975.

(2) Waddington, Fastes des ^provinces asiatiques de Vempire romain^ Asie, n« 17.

(3) Pinder, Ueber die Cistophoren, p. 567. n^" 172; la pièce est douteuse.

(4) Pinder, p. 567, n- 173-176 ; pi, I, n- 17 et 18.

à Éphèse, Laodicée et Tralles (1). T. Ampîus Balbus proconsul en 57-56.

Lacune d'un an dans la numismatique, comme dans dos connaissances sur la succession des proconsuls d*Asie«

[C] PVLCRI. AP. F. PROCOnSulis, sur un cistophott frappé à Éplièse (2) ; C PVLCHER. PROCOnSuZ, sur ceox de Pergame et de Tralles (3). C. Claudius Pulcheri proconsul de 55 à 53.

Lacune d'un nom dans la numismatique et dans la 8Q^ cession des proconsuls (53-52).

On n*a pas encore rencontré de monnaies au nom de Q. Minucius Thermus, proconsul en 51-50.

Quaeslor^ sans autre nom. Cistophores frappés à Éphèse et à Pergame (4). Ces pièces ont été frappées ptf les ordres de L. Antonius Pietas, questeur de Minudos Thermus, à qui celui-ci laissa l'administration de la province en partant au printemps de 50 (5). Il la gouyema, en l'absence du proconsul, jusqu'à l'arrivée des chefiPwBpéiens C. Fannius et Q. CsBcilius Metellus Pius Sdpio, auprès de qui il était encore comme proquesteur en septembre 49 (6).

On a des cistophores aux noms de C. Fannius (7) et de

(1) Pinder, p. 568, n«' 177-182 ; pi. I. n*- 19 et 20.

(2) Pinder, p. 568, n» 183 ; pi. 1, n» 21.

(3) Pinder, p. 569, n" 184-187 ; pi. I, n^ 22.

(4) Pinder, p. 571, n- 202 et 203 ; pi. 1, n» 30.

(5) Cic. Ep. ad. fam, D, 18.

(6) Joseph, iln/. /iid. XIV. 10, 13 et 17; voy. Waddington, FniUién provinces asiaiiqties de V empire romain, Asie, 33 et 34.

(7) Pinder, p. 569 et s., n«' 188-191 ; pi. I, n»* 23 et 24.

^ Cœcilius Metellus (i), frappés en li9 et 48; mais ces [>ersonnages n'avaient pas de titres réguliers comme gouiremeors ; c'est en tant que chefs d'armée qu'ils ont monnayé, et nous rangerons leurs espèces parmi les monnaies [uilitaires.

CiLICIE.

p. LENTVLVS. p. F. IMPERATOR. Cistophores frappés t Apamée et à Laodicée (2). P. Lentulus, proconsul de 56 i 53.

ÂP. PVLCHER. AP. Filius. PROCOnSul. Cistophore i^appé à Laodicée (3). — PVLCHER. IMPerator. Cisto- »liores frappés à Apamée (4). Appius Ciaudius Pulcher U.t le proconsulat de 53 à 51 et fut salué imperator pen- ^a.nt son gouvernement.

M. CICERO- PROCOnSu/. Cistophore frappé à Apacxée (5). — M. TVLLttis. IMPerator. Cistophore frappé à -ïiodicée (6). Le grand orateur Cicéron fut proconsul de Hlicie en 51-50; tous les lecteurs de ses Lettres se soutiennent de la vanité enfantine qu'il mit à se parer du itre d'tmpera^or, après se l'être fait décerner par les soldats à la suite de la prise de quelques méchants villages Le montagnards du Taurus (7) .

(1) Pinder, p. 570, d« 192 ; pi. 1, n^ 25.

(2) Pinder, p. 570, n- 193-195 ; pi. 1, n- 26 et 27.

(3) Pinder, p. 571, n» 199 ; pi. I, n« 28.

(4) Pinder, p. 570, n^ 195-198.

(5) Pinder, p, 571, n» 200.

(6) Pinder, p. 571, n» 201 ; pi. I, n^ 29.

(7) Ep. ad fam. H, 10.

CmÉSJLiQPE.

AOAAIOY. Dapondiî, as et semis à divers types (1).— L. LOLLIVS. Dupondii, as et semis à divers types (^. L. Lollius, un des quinze légats de Pompée dans la goem des Pirates, fut chargé, en 66 av, J.-C., de réduire la C^ rénaïque en province et y resta jusqu'en 6& comme propréteur (3).

Les types et la légende grecque de L. LoUius paraissait s'être immobilisés pendant 2â ans sur la monnaie proviih claie, tandis que les gouverneurs se succédaient (&); on j lit, en effet, des dates qui vont de A à Kr.

nOYniOC — POY0OC. TAMIAC, ANTICTPA-njyoç. nOYniOC. TAMIAC ou AYAOC. nOYniOC. TAMIAC. AMTh CTPA-myo;. Dupondii, as et semis (5). L. Pupius Sufiis, questeur revêtu exceptionnellement de Tautorité de propréteur (6), dut être celui quigouvemalaCyrénaIqu6àIi fin de lik et au commencement de /iâ (7) , cette province ayant été donnée à la place de la Syrie, sur la proposition d'Antoine, à Cassius (8), qui refusait de raccepter et

(1; L. Millier, Numism, de Vanc. Afrique^ t. I, p. 1S3 et l.f n^ 383-396.

(2) L. Mttller, 1. 1, p. 155 et s., n- 397-421.

(3) Borghesi, dans Gavedoni, Osserv, sopra U monete délia Cirenêin. p. 65 et s.; L. Millier, 1. 1, p. 158.

(i) L. MiiUer, 1. 1, p. 160.

(5) L. Millier, 1. 1, p. 161 et s., n»* 422-428.

(6) Eckhel, D iV, t. IV, p. 427 ; Pauly, Real-EneudopœdU, t. VI, l'" part. p. 102.

(7)L. MUller, t.I. p. 163.

(8) Appian. Bell. civ. HI, 8; IV, 57. Cf. Cic. llPhilipp. 38; DioCasB. XLVII, 21 .

organisait en Orient la résistance au nom du parti des tyrannicides» Bientôt après, C. Cornuficius, propréteur d' Afrique et partisan des meurtriers de César, occupa militairement la Cyrénaïque et y étendit son autorité.

Afrique.

C FABIVS. CATVLVS. IIVIR. — P. SEXTILIVS. PRo. Praeicre. k?r%cae. VlIVîr. EPu/onum. Petit bronze, qui panât frappé à Hadrumète (1), dont le magistrat municipal serait désigné par le premier nom. P. Sextilius, gouverneur de la province d'Afrique en 94 av. J.-C, fut celui qui intima l'ordre de se retirer à Marius, débarqué à CaTihage(2).

5. Si nous procédons maintenant à une revue analogue monnaies militaires de la Bépublique romaine jusqu'à la mort de César, nous devrons placer en tête deux Si'oupes bien distincts de monnaies frappées i;ous le régime ^e Tas sextantaire et du denier de 84 à la livre (livre YII, ^Ixap. m, §3), Tun même au moins après l'introduction de la taille du victoriat dans le système des monnaies d'argent (livre VII, chap. m, g û), mais tous les deux anté- ^eurs à la loi Flaminia (livre VII, chap. m, § 3), L'un ces groupes a donc été émis entre 245 environ et 217

\ J.-C, tandis que rémission de l'autre, celui qui com- Pï'end le victoriat, est restreinte entre 228 et 217. Tous deux ^Ont caractérisés par la lettre Q placée dans le champ (3).

(1) L. MQller, Numim. de ranc. Afrique, t. II, p. 51, n<* 25.

(2) Plutorch. Mar. 40; cf. Appian. Bell. civ. I, 62.

(3) Premier groupe i D'Ailly, Recherches sur la monnaie romaine,

La fabrique est celle de l'Italie méridionale plutôt que celle de Some même, tellement que M. Mommsen (1) voit dans le Q la marque d*un des ateliers succursales établis dans les années qui précédèrent immédiatement la seconde guerre punique. Il me semble plus naturel d'j voir l'initiale du mot Otuiestor. Cette indication de la fonction de celui qui a émis une monnaie extraordinaire, sans y ajouter son nom, est tout à fait dans l'esprit républicain du temps. D'ailleurs, on revoit encore plus tard des monnaies queatoriales anonymes, portant un simple Q, par exemple les cistophores de L. Antonius Pietas en Asie et certaines des espèces fi^ppées pour Sylla avant sa dictature, dont nous nous occuperons un peu plus loin.

On pourrait être tenté d'expliquer par WiPerator le monogramme qui signe un groupe composé de denier, victoriat et as (2) , lequel parait devoir être classé vers la fin de la guerre d'Hannibal. Pourtant, comme la fabrique est celle des monnaies urbaines, il faut plutôt voir ici seulement les lettres MP, initiales des noms du monétaire, comme on a sur d'autres groupes de la même période les lettres MA, ME, MD, MT, liées également en monogrammes.

Oii l'on doit avec certitude reconnaître des monnaies

pl. CIX, n** 6-10; il comprend quinaire, sesterce, triens, quadrans 0^ sextans.

Deuxième groupe : D'Ailly, t. U, pl. LXXXVI, n- 4-7 ; il comprend victoriat et quinaire. Nous voyons un Q de forme particulière sur ces pièces^ où le baron d*Ailly voudrait reconnaître un ver ou une «aifi^ servant de symbole du monétaire.

(1) M R, t. II, p. 236, n» 18.

(2) Mommsen, M R, t. U, p. 245, n« 32 ; D*Ailly, t. II, pl. CVffl.

itaires, comme Ta déjà fait M. Mommsen, c'est dans pièces d'or de 60, 40 et 20 sesterces frappées en vertu la loi Flaminia (1), dans les premières années qui suiîDt sa promulgation (livre VII, chap. ui, § 3). La var très-grande qui leur est attribuée eu égard à leur ds de métal, et qu'elles portent inscrite, leur donne le ictère de monnaies exceptionnelles et de nécessité j. plus haut, livre II, chap. i, § 1, 4). Le travail en grec, du midi de Fltalie. Elles ont donc été frappées les généraux qui poursuivaient dans cette région la rre contre Hannibal. Les pièces de 40 sesterces ont, en éral, dans le champ des symboles, que Ton doit consi- IT comme la marque personnelle de chacun des génés, une ancrCy un fer de lance, un bâton noueux, un penme, ce qui permet d'en rapprocher les pièces d'argent de cuivre aux types ordinaires qui, présentant les nés symboles, doivent être rattachées aux mêmes émis- 18 (2). D'après le système habituel chez le^ Romains

)Mommsen, MR, t. II, p. 57, 113 et s., et 23G, n« 19.

) Ancre, pièce d'or, denier : D'Ailly, t. U. pi. LXVIU. n« 1 et 2. — cre paraît avoir été le symbole d'une des familles qui ont joué le

grand rôle dans les affaires au vi* siècle de Rome ; aussi se trouveur plusieurs groupes bien distincts de monnaies de cuivre, où les B de Tas varient. Celui de ces groupes qui correspondrait le mieux à èce d*or, d'après le pied monétaire sur lequel il est traité, joint à Tas iale du mot Quatstor : D*Âilly, t. U, pi. LXVm, n« 1316. il y a là ion du symbole personnel et de l'indication du titre d'un questeur, 'initiale de son titre.

t de lance, pièce d'or, denier, victoriat, quinaire, as, semis, triens, lans, sextans, once: D'Ailly, t. Il, pi. LXXXII, n" 13-20, LXXXIII, •5.

Uon noueuXf pièce d'or, denier^ victoriat et pièces de cuivre depuis

D'Ailly, pi. LXXXVl et LXXXVII, n" 1-11. iniagone, pièce d'or et denier : D'Ailly, pi, XCU, n*" 10-16. 11. 19

(nous y reviendrons au livre IV, chap. i et m) de prend^^^' toutes les fois que le cognomen était le nom d'un ob^ ^^ matériel , la figure de cet objet pour emblème monétair"'^ le bâton noueux, scipiOj qui se reproduit sur les dénie d'un assez grand nombre d'émissions diverses, serait Vi blême naturel des Cornélius Scipio, et les monnaies d'< qui le présentent pourraient, avec une assez grande semblance, être considérées comme frappées par le grBiL::^^ Scipion, en vertu de ses pouvoirs militaires, tandis qoV 3 préparait en Sicile et dans le midi de l'Italie son expédc ^* tion d'Afrique (204 av. J.-C).

La seconde guerre de Macédoine (200-197) estmi parle statère d'or de T. Quinctius Flamininus (1). La lé gende latine T. QVINCTI montre clairement que oett^-^^ pièce a été fmppée par l'autorité de Flamininus Ini-même et non par les Grecs en son honneur. La pièce est de poids, grec (2), reproduisant celui des statères dWlexandre don^ ^^ elle copie aussi le type de revers. C'est la seule fois qii9» -^ nous verrons un général romain faire fabriquer ainsi à soi *^ " nom une monnaie d'or de système grec ; mais les drconS' •^* tances historiques expliquent une telle anomalie. 11 fidiair -^^ bien que Flamininus taillât sa monnaie sur un pied usage dans le pays où elle devait circuler (â). Or, à ce ment, le système monétaire romain était encore incomiKi-^'i

(1) Mionnel, Sappl, t. IIÏ, p. 260, n« 706 ; Reo. ntim. 1852, pi. VU, -W-^; n^ 1 ; Poslolaccas, KaTàXoYOCTÛv àpxaîcov voiiiaiidTcov toû 'AOr,vigatv *EOviioC^^^' Mo-jaeiou, n' 1669.

(ï) Mommsen, M R, t. II, p. 116. — Le poids de rezemplaîre de est 8 gr. 30, celui de Texemplairo d'Athènes 8 gr. 532.

(3) Ces pièces se raccordaient, du reste, assez facilement avec le ^ I)oid8 romains ; il en fallait 37 1/2 pour faire avec une exactitude rigoureuse une livre romaine, 75 pour faire deux livres.

r des Grecs. Plus tard, au contraire, Sylla put donner une partie aliquote de la livre romaine comme poids aux aurei quii fit frapper en Grèce, parce que depuis plusieurs générations les Orientaux étaient habitués au système pondéral et monétaire de Rome.

le nom de T. Quinctius, sur son statère, n'est suivi d'aucun titre ; c'était alors l'usage dans le monnayage romain. Tant qu'il reste en vigueur, nous n'avons aucun moyen de distinguer, parmi les deniers de la suite romaine, les monnaies militaires des monnaies urbaines. On relève à cette époque, sur les espèces d'argent de la République, les noms d'un certain nombre de personnages historiques, qui ont pu parfaitement être appelés à moni^ayer comme généraux d'armées ; mais on ne saurait dire si c'est à ce titre^ ou simplement comme magistrats monétaires urbains, qu'ils ont signé des deniers. Ce qui est seuï^ment certain, c'est que l'usage du monnayage militaire ^^stait pendant cette période. Nous en avons la preuve Par la numismatique des Italiotes révoltés dans la Guerre Sociale. Ils imitaient en tout les magistratures, les lois et ^^s usages de la constitution romaine, de même qu'ils cal- SLtiaient leurs espèces sur les deniers de Rome. Or les Italiotes ont emprunté alors aux Romains la double fabricatïion parallèle de la monnaie urbaine, que chez eux il faut appeler monnaie civile, et de la monnaie militaire. Leur Xnonnaie civile porte seulement pour légende d'État le ^om de l'Italie, ITALIA sur les pièces latines (1), VN3Th3 T^Ueliu sur les pièces osques (2), sans nom de monét;aîre« Leurs monnaies militaires ont les noms des gcné-

(1) Friedlaender, Oskische Munzen, pi. X, n- li-18.

(2) Friedlœnder, pi. IX, n«« 1 et 7.

Page 1