‹ La Monnaie dans l'antiquité (volume 4)Chapitre 19 sur 54 · II · texte numérisé non relu

II

soumis à la surveillance et à la direction du gouverneur de la province, réglementé par ses ordonnances (1). Une espèce de droit, dont l'indication et la solution nous ont été conservées par le Digeste (2), repose sur le fait d'un gouverneur qui, vers le temps de Marc-Aurèle, avait démonétisé les espèces d'argent d'une ville, dont malheureusement ou ne nous donne pas le nom, comme étant d'un titre trop altéré.

5. Avec la rareté des permissions de monnayage de l'argent accordées aux villes sous l'Empire, contrastent, au contraire, la largeur et la facilité déployées, pour toutes les provinces de l'Orient, par le gouvernement impérial dans l'octroi des autorisations de monnayage local de cuivre. Cette permission devient le fait ordinaire pour toutes les cités de la moitié orientale de l'Empire. Il est bien peu de villes de ces contrées, même de second ordre, qui ne soient représentées dans l'immense série dite des Impériales grecques. Beaucoup , qui n'avaient pas eu de monnayage propre aux époques antérieures, font alors seulement leur apparition dans la numismatique. Cette multiplication des permissions de monnayage municipal, limitées au cuivre, durant l'ère impériale, tint à plusieurs causes. On flattait par des privilèges de ce genre, qui tiraient bien peu à conséquence, la vanité des villes grecques, et on les attachait à la domination romaine. C'était une des expressions les plus sensibles extérieurement de cette politique des empereurs, qui, dès le premier jour, tendit à favoriser

(1) Mommsen, MR, t. III, p. 240.

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