‹ La Monnaie dans l'antiquité (volume 4)Chapitre 24 sur 54 · II. lo · texte numérisé non relu

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ces de cuivre des colonies dans l'âge impérial il n'y avait certains types spéciaux et caractéristiques, qui se reproduisent dans presque toutes les villes et qui ont trait à leur condition légale.

J'ai déjà parlé d'un de ces types, celui qui représente le rite de la fondation, quand la charrue trace le sillon délimitant l'emplacement de la ville (1) ; ce type, comme celui de la louve romaine allaitant les deux jumeaux (2), figure indifîeremment sur les monnaies des colonies de citoyens et de celles de droit latin (3). Eckhel(4] a établi d'une manière décisive que le type du Silène Marsyas debout, une outre sur Fépaule et la main

(1) Les villes où on l'a relevé sont :

jElia Capitolina de Judée. Héliopolis de Cétésyrie.

Antioche de Pisidie. Néapolis de Samarie.

Apamée de Bilhynie. Parium de Mysie.

Béryte de Phénicie. Patrsed'Achaïe.

Bostra d'Arabie. Ptolémaïs de Galilée.

Csesaraugusta de Tarraconnaise. Resœna de Mésopotamie.

Césarée de Samarie. Sidon de Phénicie.

Corinthe d'Achaïe. • Sinope de Paphlagonie.

Dertosa de Tarraconnaise. Tyanes de Cappadoce.

Emerita de Lusitanie. Tyr de Phénicie.

(2) Eckhel, D N, t. V, p. 492. — Sur les monnaies de :

Alexandria de Troade. Iconium de Lycaonie.

Antioche de Pisidie. • Laodicée de Syrie.

Apamée de Bilhynie. Néapolis de Samarie.

Damas de Célésyrie. Parium de Mysie.

Deultum de Thrace. Patrse d'Achaïe.

Germé de Galatie. Philippes de Macédoine.

(3) On trouve aussi le type de la Louve sur les monnaies des deux municipes, Cœla de Thrace et Italica de Bétique.

(4) D N, t. V, p. 493 et s.

Iroite élevée (1), dans la pose môme de la fameuse statue lu Forum romain, était un symbole du droit latin possédé )ar les villes. Servius (2) dit en effet qu'une semblable statue s'élevait sur le forum de chacune des villes latines ibres, pour exprimer sous une forme plastique la notion de eur liberté. Ceci donné, remarquons que ce type signifiîatif est le plus habituel sur les monnaies de Cœla dans la ^hersonnèse de Thrace ; il y a là une donnée importante ians la question, encore controversée, de savoir s'il y avait les municipes de droit latin comme de droit romain.

Le type des enseignes militaires indique pour la colonie ine origine due à une rferfwc/fo de vétérans, surtout quand les înseignes sont accompagnées des numéros des légions qui )nt fourni les colons (3), car les enseignes, sans ces indi-

(1) Monnaies des colonies de :

Alexandria de Troade. Néapolis de Samarie.

Beryte dePhénicie. Parium de Mysie.

Bostra d'Arabie, Patrse d'Achaïe.

Damas de Célésyrie. Sidon de Phénicie.

Deultum de Thrace, Tyr de Phénicie.

Laodicée de Syrie.

(2) Ad. Virg. ^n. 111,20; IV, S8; Macrob. Saturn. IV, 12.

(3) Voici la liste des indications de ce genre que l'on relève sur les Monnaies coloniales, classées d'après l'ordre chronologique des empereurs ï qui furent dues les deduciiones :

Auguste.

Acci de Tarraconnaise : LEG. Ml {Tertia Augusta) — LEG. VI [Sexla Victrix).

Caesaraugusta de Tarraconnaise : LEG- IV [Quarta Macedonica) — LEG* VI {Sexta Victrix) — LEG. X {Décima Gemina).

Emerita de Lusitanie : LE • V . X {Quinta Alaudae cl Décima jcrnina) .

Patricia de Bétique : LE . V , X {Quinta Alaudae et Décima démina).

cations, se trouvent aussi comme type monétaire du municipe d'Italica en Bétique et des villes purement grecques de Nicée et de Juliopolis de Bithynie, ainsi que d'Hiérapolis de Syrie. Même, sur des monnaies de provinces ou de villes autres que des colonies, on peut quelquefois rencon-

Patrœ d'Achaie : XXI I {Vigesima secunda Dejotariana). Antioche de Pisidie : V [Quinta Macedonica).

Béryte de Phénicie : V (Quinta Macedonica). — VI [Sexta Ferrata) — VHI {Oclava Augusta).

Philippes de Macédoine : COHORfes FRAEtoriae.

Claude.

Plolémaïs de Galilée : IV , VI . IX . X , XI (Quarta Scythica, Sexta Ferrata, Nona Hispanica, Décima Freiensis et Undecima Claudia).

HADRIEl^r.

Héliopolis de Célésyrie : LEG. H {Legio Hadriana, il est difficile de déterminer quelle elle était précisément).

Septime Sévère.

Tyr de Phénicie : LEG. Ill> GAL [Tertia Gallica). Elagabale.

Sidon de Phénicie : LEG. III- PART {Tertia Parthica) . Alexandre Sévère.

Ressena de Mésopotamie : LEG. Ml- GAL {Tertia Gallica). Gordien III.

Viminacium de Mésie : IV . VII {Quarta Flavia et Septima Claudia). Sur les pièces de Viminacium, les enseignes portant ces numéros sont dans les mains de la Province personnifiée.

Philippe.

Damas de Célésyrie : VIF. IIIGAL ou S- T (Sexta Ferrata et Tertit Gallica).

Héliopolis de Célésyrie : LEG. V. MACED. VI II- AVG {Quinta Macedonica et Octava Augusta).

On voit par ces exemples que les deductiones étaient fournies par les vétérans des légions cantonnées dans la province même, ou dans son plu! proche voisinage.

trer des enseignes portant des numéros de légions, pour rappeler celles qui y avaient leur cantonnement habituel. Ainsi, sur les bronzes provinciaux de la Dacie^ la Province personnifiée tient dans ses mains deux enseignes où on lit quelquefois les numéros V et XHI, indiquant les deux légions qui tenaient alors garnison dans le pays, la Quinta Macedonica et la Décima terlia Gemina (i). Sur les monnaies de billon de l'atelier d'Alexandrie aux têtes de Numérien et de Carin, le type de l'aigle tenant une couronne dans son bec est accompagné d'une légende mentionnant la ACr. B- TPAI (2)^ c'est-à-dire la Lef/io Sècunda Trajana^ qui avait, en effet, ses cantonnements en Egypte.

§ 6. — La MONNAIE d'État de la Republique

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